Construction four à plâtre

 

      Il y a quelques années, en 2005,  Ivan Lafarge s’essayait à des cuissons de plâtre sur la parcelle des MAP.

Une expérience de cuisson du gypse sur les parcelles des murs à pêches (Montreuil, 93) les 16 et 17 juin 2005.

      Nos amis Remi Paquentin et Joseph Arancio lui succédaient en 2015. L’aventure se poursuit en 2020 avec la construction d’un four à plâtre que nous aurons le plaisir de voir s’élever très prochainement au côté des Pierres de Montreuil.

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photographie de fours à plâtre, Montreuil-sous-bois, non datée

Un article, paru dans le Figaro du 29 mai présente cette belle initiative et l’histoire du plâtre de Paris. ( Vous pouvez cliquer dessus pour sa lecture complété)

« C’est notamment le cas des Murs à Pêches de Montreuil, ouvrage horticole qui s’étendait jadis sur tout l’Est parisien, et dont les fruits étaient prisés à la table du roi. Avec leurs dix-sept kilomètres de long – sur six cents au total autrefois, sous forme de petits enclos – et leurs deux mètres cinquante de haut, ces murs offrent une quantité considérable de «gravois», déchets de plâtre qu’il serait possible de réemployer à leur rénovation. Surtout, l’édification de ce four se veut une expérience humaine croisant culture, insertion et formation. Ces derniers mois, une quinzaine de personnes, dont plusieurs jeunes éloignés de l’emploi, ont été formées à la restauration du bâti ancien et à la maçonnerie plâtrière, fort du soutien de plusieurs collectivités, dont la Ville de Montreuil, Est Ensemble et le Grand Paris, de l’Etat et de plusieurs partenaires privés, dont la Fondation du Patrimoine. Michael Watt, un philanthrope néo-zélandais, tombé par hasard sur un documentaire dédié aux Murs à Pêches, est venu prêter main forte de l’autre côté du monde. Pendant plusieurs semaines, au cours de l’été, les compagnons présents sur le chantier pourront apprendre en travaillant, puisant leurs sources dans des ouvrages du XVIIIe et du XIXe siècles pour mieux les mettre à l’épreuve. Ce four permettra de recuire des gravats demeurés sans usage. Le plâtre, en effet, est très facilement recyclable, et moins coûteux que le ciment, la brique ou la chaux puisqu’il nécessite une température minimale de 150 °C contre plus de 800 °C pour les autres, soit bien moins de combustibles. Renouer avec des méthodes ancestrales est parfois l’occasion de redécouvrir un bon sens occulté. L’innovation consiste aussi à savoir regarder derrière soi. Car même les traditions ont leur modernité. » »

 

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