Les aléas du budget participatif.

Point de vue

Ce billet est bien tardif, les votes se terminant le 27 de ce mois.
Dans le passé, l’association Murs à pêches avait déposé un projet, retenu, pour la parcelle publique du 77, rue Pierre-de-Montreuil ; ce fut une telle réussite que le conseil de quartier veut s’en saisir pour mieux valoriser ladite parcelle,.https://tinyurl.com/7pjbkmvv


Puis nous avions subi des déconvenues : notre projet de plantation d’arbres le long d’EIF n’avait, lui, pas été retenu, non sélectionnable dans les candidats, car en zone urbanisable, mais son esprit s’était retrouvé dans l’opération de la municipalité pour adopter un jardin.


Concernant, les projets couvrent l’ensemble de la ville de Montreuil. La présentation dans le bulletin municipal, laisse pantois, ou un projet concernant le renouveau de la boxe et accompagnée d’un reportage sur le même sujet, tout cela sur une double page (voir photo), quelle jolie campagne électorale ! Le porteur du projet est, certes, un gars très bien, mais s’il s’agit d’un projet municipal, alors qu’il soit présenté au Conseil municipal.

De même, je ne comprends pas très bien que figure dans le budget participatif une ribambelle de projets concernant la sécurisation des rues et des écoles, projets qui, là aussi, devraient être traités directement au Conseil municipal.
De leur côté, nos amis de la vénérable Société d’horticulture de Montreuil ont présenté un projet pour mettre en valeur leur formidable collection. Initialement, c’était un projet de quartier, qui s’est modifié en projet pour la ville, ce qui apparaît bien moins discutable d’un point de vue patrimonial, mais ce changement met en compétition les projets sur les murs à pêches. https://tinyurl.com/y9rzpx3j
Quant au projet de plantation d’arbres le long d’EIF, et qui hélas fut refusé, chouette ! Le voici qui réapparaît amélioré par Fruits Défendus. C’est sûr, je vais voter pour, et vu que l’on est obligé de voter pour 6 projets en tout, https://tinyurl.com/24n7u7m7 je voterai également pour les autres projets cités dans ce billet, et cela va de soi, pour le projet porté par la fédération https://tinyurl.com/2s383ufk.

Pascal Mage

Après 27 ans.

Ça est, nous avons mobilisé quelques fonds propres pour installer les points d’arrosages sur l’ensemble de nos clos. Eh, oui, cela demande de l’entretien, nos jardins heureusement que les adhérents rechignent pas à la tache. Bon, pour les tranchés une main-d’œuvre de l’entreprise Alight, nous a donné un bon coup de main, merci à eux.
Ces jardins classés remarquables, c’est possible, uniquement par le travail de bénévolat ainsi que l’ouverture tous les dimanches depuis pratiquement 27 ans.

Le plâtre, le savoir-faire et les Murs à Pêches

Les 16 et 17 mai derniers, les stagiaires de la formation qualifiante Technique du Plâtrier dans le Patrimoine et leurs formateurs ont participé, au côté des équipes des Pierres de Montreuil, aux chantiers de restauration des murs de l’Impasse Gobetue. Venue du Lycée Jean Monnet de Montrouge, chargé de mettre en place cette formation sous l’égide du Campus des Métiers d’excellence de Versailles, l’équipe a prêté main forte en enduisant une partie des murs reconstruits dans le courant du mois de mai.

Ce fut également l’occasion pour eux de visiter le site des Murs à pêches et d’en connaître plus, en compagnie de Vincent Farion et Albert Armangué du Musée du Plâtre, sur le gypse, sa nature, son histoire et ses usages en Ile-de-France.

Fin de journée

Initié en avril par une première rencontre auprès du Proviseur du Lycée, Monsieur Carubia, et de l’Inspecteur de l’Académie de Versailles, Monsieur Goncalves, cette initiative, on l’espère, donnera lieu à un partenariat durable.

En attendant, trois des salariés engagés sur les chantiers de restauration commandés par la Ville, feront leur rentrée en septembre 2022 au Lycée Jean Monnet afin de suivre un cursus en bac pro Intervention Patrimoine bâti, prouvant ainsi que la rénovation des murs à pêches est un tremplin idéal vers les métiers du patrimoine et de l’excellence

Un grand merci à tous les participants et à Monsieur Goncalves pour sa visite sur site ce mardi.

Chantier rempart juillet 2020

Chantier en Ile-de-France-  Murs à pêches, Montreuil du 6 au 19 juillet

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Lundi 6 juillet, débutera le chantier annuel bénévole des Murs à pêches. Ce chantier, organisé par les Murs à Pêches, membre de Rempart, vous permettra de découvrir le passé arboricole de la région autour de la culture fruitière. La restauration de ces murs à palisser permettra la continuation de la culture des pêchers; des grosses mignonnes, tétons de venus, Amsden, noire de Montreuil.

Ces lieux, situés au cœur de la ville de Montreuil, constituent un site mémorable du patrimoine montreuillois, aussi il parait important de s’appliquer à les entretenir année après année.

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Début d’enduit sur une partie d’un mur en cours de restauration, juin 2020

Les travaux qui se dérouleront sur la parcelle de MAP, sont ouvert à toutes et à tous. Ils seront animés par trois encadrant/es techniques. Les participants seront initiés aux techniques de la maçonnerie traditionnelle et des enduits au plâtre. Ils auront également accès à une cuisine d’extérieure, sur une parcelle annexe.

En outre, seront mises en place deux sorties culturelles, éventuellement au musée du Quai branly, pour aller à la rencontre de savoirs faire extra-européens. D’autre part, des associations de la fédération des murs à pêches, très dynamiques, vous feront découvrir leurs activités et vous proposeront des animations sur le site des murs à pêches.

À bientôt,

L’équipe encadrante du chantier.

 

Pour plus d’informations contacter le responsable :

Nom : Pascal Mage
Téléphone : 06 98 95 88 57
Email : info@mursapeches.org

 

Construction four à plâtre

 

      Il y a quelques années, en 2005,  Ivan Lafarge s’essayait à des cuissons de plâtre sur la parcelle des MAP.

Une expérience de cuisson du gypse sur les parcelles des murs à pêches (Montreuil, 93) les 16 et 17 juin 2005.

      Nos amis Remi Paquentin et Joseph Arancio lui succédaient en 2015. L’aventure se poursuit en 2020 avec la construction d’un four à plâtre que nous aurons le plaisir de voir s’élever très prochainement au côté des Pierres de Montreuil.

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photographie de fours à plâtre, Montreuil-sous-bois, non datée

Un article, paru dans le Figaro du 29 mai présente cette belle initiative et l’histoire du plâtre de Paris. ( Vous pouvez cliquer dessus pour sa lecture complété)

« C’est notamment le cas des Murs à Pêches de Montreuil, ouvrage horticole qui s’étendait jadis sur tout l’Est parisien, et dont les fruits étaient prisés à la table du roi. Avec leurs dix-sept kilomètres de long – sur six cents au total autrefois, sous forme de petits enclos – et leurs deux mètres cinquante de haut, ces murs offrent une quantité considérable de «gravois», déchets de plâtre qu’il serait possible de réemployer à leur rénovation. Surtout, l’édification de ce four se veut une expérience humaine croisant culture, insertion et formation. Ces derniers mois, une quinzaine de personnes, dont plusieurs jeunes éloignés de l’emploi, ont été formées à la restauration du bâti ancien et à la maçonnerie plâtrière, fort du soutien de plusieurs collectivités, dont la Ville de Montreuil, Est Ensemble et le Grand Paris, de l’Etat et de plusieurs partenaires privés, dont la Fondation du Patrimoine. Michael Watt, un philanthrope néo-zélandais, tombé par hasard sur un documentaire dédié aux Murs à Pêches, est venu prêter main forte de l’autre côté du monde. Pendant plusieurs semaines, au cours de l’été, les compagnons présents sur le chantier pourront apprendre en travaillant, puisant leurs sources dans des ouvrages du XVIIIe et du XIXe siècles pour mieux les mettre à l’épreuve. Ce four permettra de recuire des gravats demeurés sans usage. Le plâtre, en effet, est très facilement recyclable, et moins coûteux que le ciment, la brique ou la chaux puisqu’il nécessite une température minimale de 150 °C contre plus de 800 °C pour les autres, soit bien moins de combustibles. Renouer avec des méthodes ancestrales est parfois l’occasion de redécouvrir un bon sens occulté. L’innovation consiste aussi à savoir regarder derrière soi. Car même les traditions ont leur modernité. » »