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Chantier rempart juillet 2020

Chantier en Ile-de-France-  Murs à pêches, Montreuil du 6 au 19 juillet

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Lundi 6 juillet, débutera le chantier annuel bénévole des Murs à pêches. Ce chantier, organisé par les Murs à Pêches, membre de Rempart, vous permettra de découvrir le passé arboricole de la région autour de la culture fruitière. La restauration de ces murs à palisser permettra la continuation de la culture des pêchers; des grosses mignonnes, tétons de venus, Amsden, noire de Montreuil.

Ces lieux, situés au cœur de la ville de Montreuil, constituent un site mémorable du patrimoine montreuillois, aussi il parait important de s’appliquer à les entretenir année après année.

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Début d’enduit sur une partie d’un mur en cours de restauration, juin 2020

Les travaux qui se dérouleront sur la parcelle de MAP, sont ouvert à toutes et à tous. Ils seront animés par trois encadrant/es techniques. Les participants seront initiés aux techniques de la maçonnerie traditionnelle et des enduits au plâtre. Ils auront également accès à une cuisine d’extérieure, sur une parcelle annexe.

En outre, seront mises en place deux sorties culturelles, éventuellement au musée du Quai branly, pour aller à la rencontre de savoirs faire extra-européens. D’autre part, des associations de la fédération des murs à pêches, très dynamiques, vous feront découvrir leurs activités et vous proposeront des animations sur le site des murs à pêches.

À bientôt,

L’équipe encadrante du chantier.

 

Pour plus d’informations contacter le responsable :

Nom : Pascal Mage
Téléphone : 06 98 95 88 57
Email : info@mursapeches.org

 

Construction four à plâtre

 

      Il y a quelques années, en 2005,  Ivan Lafarge s’essayait à des cuissons de plâtre sur la parcelle des MAP.

Une expérience de cuisson du gypse sur les parcelles des murs à pêches (Montreuil, 93) les 16 et 17 juin 2005.

      Nos amis Remi Paquentin et Joseph Arancio lui succédaient en 2015. L’aventure se poursuit en 2020 avec la construction d’un four à plâtre que nous aurons le plaisir de voir s’élever très prochainement au côté des Pierres de Montreuil.

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photographie de fours à plâtre, Montreuil-sous-bois, non datée

Un article, paru dans le Figaro du 29 mai présente cette belle initiative et l’histoire du plâtre de Paris. ( Vous pouvez cliquer dessus pour sa lecture complété)

« C’est notamment le cas des Murs à Pêches de Montreuil, ouvrage horticole qui s’étendait jadis sur tout l’Est parisien, et dont les fruits étaient prisés à la table du roi. Avec leurs dix-sept kilomètres de long – sur six cents au total autrefois, sous forme de petits enclos – et leurs deux mètres cinquante de haut, ces murs offrent une quantité considérable de «gravois», déchets de plâtre qu’il serait possible de réemployer à leur rénovation. Surtout, l’édification de ce four se veut une expérience humaine croisant culture, insertion et formation. Ces derniers mois, une quinzaine de personnes, dont plusieurs jeunes éloignés de l’emploi, ont été formées à la restauration du bâti ancien et à la maçonnerie plâtrière, fort du soutien de plusieurs collectivités, dont la Ville de Montreuil, Est Ensemble et le Grand Paris, de l’Etat et de plusieurs partenaires privés, dont la Fondation du Patrimoine. Michael Watt, un philanthrope néo-zélandais, tombé par hasard sur un documentaire dédié aux Murs à Pêches, est venu prêter main forte de l’autre côté du monde. Pendant plusieurs semaines, au cours de l’été, les compagnons présents sur le chantier pourront apprendre en travaillant, puisant leurs sources dans des ouvrages du XVIIIe et du XIXe siècles pour mieux les mettre à l’épreuve. Ce four permettra de recuire des gravats demeurés sans usage. Le plâtre, en effet, est très facilement recyclable, et moins coûteux que le ciment, la brique ou la chaux puisqu’il nécessite une température minimale de 150 °C contre plus de 800 °C pour les autres, soit bien moins de combustibles. Renouer avec des méthodes ancestrales est parfois l’occasion de redécouvrir un bon sens occulté. L’innovation consiste aussi à savoir regarder derrière soi. Car même les traditions ont leur modernité. » »

 

Patrick nous fait partager son amour de l’horticulture à Montreuil.

Le film cliquer ici.photo bouillon patrick mars 2016 17a

« Connaissance des soins aux pêchers »

1er Mars, parcelle de l ‘association des murs à pêches, au fond de l’impasse Gobétue.

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Portrait de Barbara par Géraldine Millot ® 2015
Journées du patrimoine

Barbara et Julien
Qui s’occupe du suivi des pêchers du verger historique à MAP
Proposent un atelier « connaissance des soins aux pêchers » :
comment planter vos arbres, nourrir la terre, tailler vos arbres ?
Quelle variété choisir ?
Quel porte-greffe ?
Comment reconnaître les bourgeons du pêcher?
Comment distinguer un arbre vigoureux ?
Que faire si mon arbre ne donne pas de fruits, ou fait trop de bois .
Comment traiter, et quand ?
Venez avec vos questions, on a des éléments de réponse.
MAP 14h30 le 1er mars 2020.
Possibilité d’être à l’abri au café social en cas intempérie.

Bouygues revient à la charge… NOUS AUSSI !!

Bonjour à toutes et à tous

Nous nous sommes mobilisé.e.s en 2018 pour nous opposer au projet de Bouygues qui souhaitait construire des logements sur le site des Murs à Pêches. La manifestival a été un succès, mais malheureusement le projet n’a pas été abandonné.

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C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour une nouvelle action de lutte pour sauver les Murs à Pêches!

Nous vous invitons à une flashmob, samedi 1er février à 14h. Rdv au 89 rue Pierre de Montreuil, 93100 Montreuil.

Pour s’y rendre : 15 minutes à pied du terminus Mairie de Montreuil (métro ligne 9), ou bus 122, arrêt Nouvelle France.

C’est l’hiver, pensez à vous habiller chaudement et à vous munir de chaussures imperméables.

Dans le cadre de cette lutte, nous avons rédigé un Pacte pour l’avenir des Murs à Pêches, que nous vous invitons à consulter sur le site de la fédération : https://federationmursapeches.jimdofree.com/

On vous espère nombreuses et nombreux, on a hâte de vous rencontrer!

La Fédération des Murs à Pêches

Fédération des Murs à Pêches

La fédération des murs à pêches vient de publier sur son site

190117legrandparis-decoupantlesmursPacte pour l’avenir des murs à pêches

En amont des élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la Fédération des Murs à Pêches interpelle les candidat.e.s qui se présentent à la mairie de Montreuil et leur propose un pacte pour l’avenir des Murs à Pêches.

Des associations œuvrent depuis 25 ans à la défense, l’entretien et la mise en valeur de ce lieu patrimonial. 15 d’entre elles sont aujourd’hui regroupées en une fédération. Elles gèrent des vergers, des jardins à l’ancienne, des jardins partagés, un théâtre de verdure… Autant d’espaces où se développent des activités pour enfants, jeunes et adultes, familles, retraité.e.s, qui contribuent à rendre ce lieu attractif à travers de nombreux événements et de fréquentes visites.

Le Festival des Murs à Pêches, organisé depuis 19 ans par ces associations, est devenu un des événements majeurs dans la ville de Montreuil et accueille chaque année un public de plus en plus nombreux (plus de 15 000 personnes en 2019).

Nous voulons préserver ce lieu unique en région parisienne et le protéger contre les divers projets d’urbanisation comme celui, dernièrement, de vente de deux hectares de jardins et de friches à Bouygues Immobilier afin de réhabiliter l’ancienne usine EIF et construire 83 logements.

En Ile-de-France, nous assistons à l’accélération de projets immobiliers malgré des centaines de milliers de logements vacants. Cette urbanisation croissante va dans le sens contraire des préconisations du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Celui-ci demande de préserver au maximum les espaces verts et d’en aménager de nouveaux afin de garder des îlots de fraîcheur dans les villes surchauffées, d’arrêter cette croissance exponentielle et cette bétonisation qui s’exercent au détriment du climat.

Nous voulons que vous considériez les Murs à Pêches comme l’espace unique et remarquable qu’il représente. Il peut être transformé en un grand espace commun et partagé, un réservoir de biodiversité en ville pour assurer l’accès à la nature, à la culture et aux loisirs des habitant.e.s. Cet espace est également l’identité de la ville et un signe tangible de son histoire. Il représente donc un élément incontournable pour les Montreuillois.es.

La Fédération n’a cessé d’interpeller la municipalité et les acteurs et actrices de la vie locale quant aux problématiques et au potentiel de développement des Murs à Pêches. Si la ville de Montreuil nous a globalement soutenu.e.s dans nos projets associatifs et n’a jamais cessé de donner des subventions annuelles – même minimes – pour participer à la préservation de ce patrimoine, nous n’acceptons plus que le sujet des Murs à Pêches soit compartimenté : un jour à un sujet de vie associative, un autre au développement économique, ou encore aux questions de nature en ville. Par cette attitude, la municipalité actuelle, qui dit soutenir la préservation des Murs à Pêches, s’est permise de ne jamais répondre à la pétition que nous avions initiée contre le projet EIF, et qui a pourtant été signée par 9 000 habitant.e.s.

à l’heure du réchauffement climatique et des catastrophes auxquelles nous devons nous préparer, nous savons que rien ne sera plus jamais comme avant. Nous avons désormais besoin d’unir nos forces et de penser un projet d’intérêt général global pour ce site qui peut structurer la transition écologique de Montreuil. C’est pourquoi, nous invitons les candidat.e.s aux municipales de Montreuil à se positionner et à défendre les 5 mesures du Pacte pour l’Avenir des Murs à Pêches que propose la Fédération des Murs à Pêches. Nous attendons leurs réponses et les publierons d’ici le 1er mars 2020.

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1] L’ABANDON DU PROJET EIF et l’engagement d’un véritable travail de co-construction, avec les associations de l’usine et les acteurs et actrices du site, d’un autre projet, respectueux du paysage et du caractère public du site.

2] PROTéGER LES SOLS ET LES ESPACES NON BATIS du quartier en modifiant les documents d’urbanisme.

3] RECONNAÎTRE ET INSTITUTIONNALISER LA CO-GESTION AVEC LES ASSOCIATIONS ET LES HABITANT.E.S DU QUARTIER en créant enfin une véritable structure de gouvernance démocratique (GIP, ECCE, Comité, Conseil…) et en dotant les Murs à Pêches d’une STRUCTURE JURIDIQUE apte à concevoir et à gérer un PROJET GLOBAL garant de la pérennité d’un site actuellement soumis aux aléas des politiques locales.

4] S’ENGAGER SUR UNE VÉRITABLE TRANSPARENCE CONCERNANT LA POLLUTION DU SITE EIF ET SUR LES TRAVAUX DE DÉPOLLUTION en mandatant des études d’impacts (avec expertise et contre-expertise) qui associent les habitant.e.s et les associations du quartier dans leurs instances de pilotage et en organisant des réunions d’information publiques régulières.

5] S’ENGAGER DANS UNE DÉMARCHE (juridique, démocratique et urbanistique) INNOVANTE POUR FAIRE DES MURS À PÊCHES LE(S) COMMUN(S) DU MONTREUIL DE DEMAIN ET UN LABORATOIRE à ciel ouvert D’EXPÉRIENCES ÉCOLOGIQUES, CULTURELLES, SOCIALES ET SOLIDAIRES !

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C’est le temps des campagnes municipales

Chers amis, chers lecteurs, depuis longtemps les murs à pêches et l’Association ont pris part aux débats des élections municipales, nous accueillerons, débattrons et proposerons à tous les candidats qui nous le demanderont.IMG_3647

1er Rendez-vous ce vendredi à Romainville ICI nous sommes invités à participer à « Écologie Urbaine et Populaire, Est-ce réellement possible? » par Vincent Pruvost tête de liste de Romainville à vivre.

Pourquoi? Parce-que nous nous sommes battus ensemble pour essayer de sauvegarder la forêt de la Corniche des Forts à Romainville, où la Région, Est ensemble et la Municipalité de Romainville ont trouvé le moyen d’abattre plus de 1000 arbres d’une forêt primaire, ayant poussé spontanément sur une ancienne carrière de gypse, puis d’injecter pour des millions d’euros un coulis de ciment afin de créer La Prairie la plus chère du monde!

Vincent, nous disons Vincent, car c’est un ami, a aussi participé au dernier Festival des murs à pêches avec son association Romainville-sud qui se bat contre les pollutions industrielles de Romainville Ici Les mêmes polluants industriels que ceux sur la parcelle d’EIF vendue à Bouygues, où la municipalité de Montreuil, la Région et l’État veulent lotir ce site à tout prix.

Samedi à 10h, nous l’association murs à pêches, nous recevons le collectif Montreuil 2020 La Ville en Commun Ici,le RDV est à 10h sur les parcelles de l’association au fond de l’impasse Gobetue, vous êtes cordialement invités, contact Pascal 06 98 95 88 57, nous ferons un tour dans le site des murs à pêches, puis nous irons réfléchir, débattre, proposer pour le présent et l’avenir du site. Dans ce collectif figurent plusieurs membres du groupe Alternative Écologiste à Montreuil ayant participé au dernier exécutif municipal qui ont pris des positions constructives. Vous pouvez les retrouver ci-dessous.

https://montreuilecolo.eelv.fr/soutien-a-la-federation-des-murs-a-peches-intervention-de-claire-compain-cm-du-26-06-19/

Formation : création d’une mare ou d’un bassin naturaliste

Toutes les informations sur le site de sens de l’humus.

Ici

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Formation à l’Agriculture Naturelle

Nos amis de Sens de l’Humus nous informe d’une nouvelle session de formation sur deux jours destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.  Samedi 21 décembre et dimanche 22 décembre 2019.

ici les informations 

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Enquête

L’enquête publique du PLUI d’EST ENSEMBLE est terminée depuis hier 7 novembre.

Nous avons décidé de ne pas répondre à l’enquête publique. Les citoyens ont dénoncé maintes fois le grignotage et l’urbanisation des murs à pêches : lors de la manifestival en 2018 qui a amené 5000 manifestants devant la mairie. Cela a-t-il changé quelque chose au niveau du PLUI des murs à pêches ? Non ! Lors du dernier festival, un fanzine tiré à 6000 exemplaires indiquait tous les désordres du PLUI. Cela a-t-il changé quelque chose ? Non !

Malgré la perte de la biodiversité, malgré le soutien des gens, malgré la poésie du site, malgré le réchauffement climatique, malgré ce patrimoine public, malgré l’énergie folle des travailleurs et amoureux des murs à pêches, malgré l’originalité unique et exceptionnelle des murs à pêches, le PLUI ne permet pas de préserver le site.

Nous ne voulons pas faire semblant et laisser les élus se cacher derrière l’enquête publique. Ils sont responsables de la disparition lente des murs à pêches, c’est à eux de protéger les murs à pêches, ce bien commun. C’est simple, et facile.

Voilà le courrier que nous n’avons pas envoyé au commissaire enquêteur car tout est su.

Association Murs A Pêches

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Léonard Cattoni

« L’association Murs à Pêches qui intervient ou développe des projets dans le quartier des Murs à Pêches, très souvent en partenariat avec d’autres acteurs locaux, et notamment ceux présents dans la Fédération des Murs à Pêches, tient à exprimer un avis critique vis-à-vis de l’enquête publique qui se tient sur le PLUI de Montreuil.

 

A la lecture de cet outil, nous dénonçons un manque de vision criant pour le patrimoine naturel et historique que sont les Murs à Pêches pour la ville et ses habitants.

 

Pour des élus qui disent vouloir protéger les Murs à Pêches, nous sommes stupéfaits qu’aucune parcelle ne soit classée zone naturelle, le statut le plus protecteur existant, le seul qui permettrait d’envisager un projet de préservation ambitieux de cet espace naturel complexe.

 

Aussi, le site ne bénéficie d’aucune baisse du taux de construction de logement. Tout au contraire, les sites d’activités qui longent le nord de la rue de Rosny (vers Fontenay) se voient ouvrir le droit d’y construire jusque 30 % de logements : on envisage donc de construire toujours plus mais jamais de voir la nature reprendre ses droits… Le reste de cette rue de Rosny est urbanisée ou fera l’objet de projets importants : ainsi fut récemment construite la maison de retraite des « murs à pêches » (sic), et prochainement, les ateliers de remisage du tramway qui reliera Bobigny à Fontenay et qui occuperont 1 hectare des Murs à Pêches existant.

 

Le montage permettant la création des cinq portes citées plus haut – qui sont effectivement attendues par les habitants – est toutefois extrêmement inquiétant. Ces « portes » seront financées par la construction de logements. Nous reconnaissons-là le modèle économique prévu pour l’aménagement du site E.I.F, où la ville cède des espaces patrimoniaux publics à des promoteurs privés, qui deviendront seuls maîtres du destin des Murs à Pêches. Nous nous y opposons avec force !

 

Par ailleurs, les parcelles constructibles du site qui longent la rue Saint Just ne sont pas classées UHmap, bien que situées à l’intérieur du périmètre des murs à pêches. Elles sont classées UH, ce qui permettra des constructions de type R+2, au lieu de R+1.

 

Ce site patrimonial unique en Ile de France ne bénéficie donc pas de l’attention qu’il mérite. Si nous pouvons nous féliciter que Montreuil ambitionne enfin de favoriser la création d’espaces d’agriculture urbaine, de voir une partie des murs restaurés ou d’implanter des arbres fruitiers en ville, il nous faut faire le deuil du paysage global des murs qui est, par ce PLUI, voué à disparaître. Car le morcellement des zones et l’encerclement du site par des habitations reflètent avant tout l’expression d’une absence de projet global pour ce site classé.

 

Depuis de nombreuses années déjà, cet espace est considéré comme une réserve foncière permettant l’implantation des équipements qui font défaut : des locaux d’activités économiques, une maison de retraite, un collège, le futur SMR du Tramway, une piscine. Ce grignotage du site par sa périphérie a bien sûr été régulièrement dénoncé par des habitants et des associations.

 

S’il concernait jusqu’à présent des infrastructures d’utilité publique, il atteint un niveau qui ne permettra plus de préserver le site dans son ensemble, et surtout, il engage désormais la construction de logements !

 

A ce jour, la ville communique sur la création de fermes agricoles urbaines dans les Murs à Pêches mais c’est pour mieux cacher le bétonnage qui s’annonce. Le renouveau de ce secteur patrimonial unique ne peut être laissé aux bons soins du secteur privé. De la même façon, la ville ne doit plus refuser le dialogue avec les associations qui assurent sa conservation et sa promotion avec des moyens qui ne sont pas à la hauteur des enjeux. Elle doit aussi associer le Conseil Départemental qui possède 30% des parcelles du site. Elle doit enfin et surtout s’assurer de la maîtrise des sols et disposer d’une volonté politique plus forte pour préserver ce site !

 

C’est quand même un comble : des montreuillois ont inventé ici, il y a 4 siècles, des techniques d’agricultures urbaines intensives et un modèle social et économique correspondant. A l’heure du réchauffement climatique, on jette ses terres et cette histoire pour un peu plus d’argent dans les caisses ?

 

Entre un Grand Paris des bétonneurs et un Grand Paris écologiste, il faudra bien choisir !

 

La puissance publique doit s’emparer du destin de ce site où les problématiques emblématiques de notre période se rejoignent. La défense des Murs à Pêches passe par la préservation de la pleine terre, pourquoi est-ce si compliqué à comprendre ?

 

Dans ce quartier qui fait toute l’âme et l’identité de Montreuil, l’expérience « commune » de nos travaux nous a forgé une conviction : les Murs à Pêches doivent être protégés des intérêts privés et partagés avec le plus grand nombre. Le patrimoine architectural et paysager du site, ses anciennes terres agricoles, polluées mais non urbanisées, ses puits et ses mares, sa biodiversité constituent des « biens communs » que chacun peut revendiquer. Et si l’espace est une ressource, alors ces espaces « libres » en pleine ville sont particulièrement précieux. Pourquoi ne pas inventer ici, les « communs » urbains de demain, non pas transitoires comme dans certains endroits, mais pérennes, comme nulle part ailleurs… ?

 

Le terme « commun(s) » est utilisé principalement pour qualifier une nouvelle manière de penser et de prendre soin des ressources qui n’appartiennent ni à un acteur privé, ni à un acteur public, et qui sont partagées et gérées par une communauté qui en définit les droits d’usage (accès, partage, circulation). Concrètement, un “commun” peut prendre la forme d’un bien (par exemple, la Terre, notre planète ou l’Eau, sous toutes ses formes) ; d’une ressource, qu’elle soit naturelle (une forêt, un pâturage, une rivière…), matérielle (une voiture, un logement ou un bâtiment) ou immatérielle (un logiciel libre, un article scientifique) ; ou d’une expérience (de vie commune, de groupe, de projet…).

 

C’est la notion de communauté qui fait tout le sel des communs. Pour qu’il y ait commun, il faut une communauté qui décide de s’organiser pour placer cette ressource en bien commun, en gérer les conditions d’accès et la protéger contre les différents risques qui la menacent, notamment son appropriation par d’autres acteurs qui pourraient l’accaparer ou la monopoliser. En France et en Europe anciennes, les “communaux” ont longtemps désignés des surfaces où les agriculteurs d’un même territoire pouvaient laisser paître leurs troupeaux. De nos jours, le commun le plus célèbre, c’est l’encyclopédie en ligne Wikipédia, avec ses milliers d’administrateurs et ses millions d’usagers.

 

Très en vogue dans les grandes villes, les jardins partagés ou les espaces de co-working constituent d’autres formes de communs populaires. Ces derniers temps, pas un mois ou presque ne passe sans qu’un nouvel opus ne sorte en librairie pour vanter les mérites des « communs », sans parler de leurs différentes déclinaisons possibles et imaginables : l’économie du « partage » ou du « share », l’urbanisme « transitoire » et les nouveaux « espaces communs éphémères », ou même, la création d’un statut juridique pour un lac aux Etats-Unis ou d’une rivière en Nouvelle-Zélande… Notre ville de Montreuil, haut lieu de luttes et de conquêtes sociales, berceau de l’éducation populaire, pourrait bien se saisir de ces réflexions et initiatives innovantes, surtout au regard de la richesse de son passé agricole et ouvrier… C’est le pari que nous faisons !

 

Conscient de la difficulté de la puissance publique à protéger cet espace des intérêts privés, quand elle n’est pas leur cheval de Troie, l’Association Murs à Pêches propose à la Ville de Montreuil, depuis plusieurs années, de mettre en place une forme de “co-gestion” dans laquelle les associations, tous les gestionnaires du site mais aussi les habitants, les usagers, les visiteurs ou les conseils de quartier environnants pourraient être associés ou représentés. Mise en place d’un Groupement d’Intérêt Public, ou d’un comité, conseil ou syndicat de gestion, d’un observatoire pour une transparence autour des conventions et occupations : autant de propositions qui requièrent travail et réflexion mais sont malheureusement restées lettre morte à ce jour. »


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