Fresque métro Mairie de Montreuil

Photographie Véronique Ellena.

La céramiste qui a réalisé la fresque à Montreuil s’appelait Anne Marie Fontaine . Elle était céramiste à Sèvres  Elle a créé cette œuvre en 1937 et est morte en 1938 à 38 ans ..

A l’autre bout de la ligne, à Pont de Sèvres, une céramique est également visible, moins poétique (et très abimée, c’est dommage ) elle a été conçue par Henri Rapin en 1934. Nous devons cela à la manufacture de Sèvres où il y actuellement une exposition. https://www.sevresciteceramique.fr/prog

Un jardinier de Map découvre des Murs à Pêches en Allemagne!!

C’est au Château de Sanssouci à Postdam, à côté de Berlin, qu’on trouve des murs à pêches!

© Dorothée Mage

Le Palais de Sanssouci a été bâti entre 1745 et 1747. C’est l’ancien palais d’été du roi de Prusse Frédéric II. Cette immense villa où l’on parlait français, où étaient organisées des tabagies et où Voltaire séjourna est d’abord liée à un projet viticole.

Ainsi le roi fait terrasser le terrain en 1744, et des « murs de talut » furent érigés pour y cultiver du raisin.

© Dorothée Mage

Une particularité de ces « Murs de talut » est d’ajouter des vitres de verre devant les murs pour protéger les fruits les plus sensibles au froid comme les figuiers. 168 niches protégées de paroies vitrées sont plantées de figuiers pour bénéficier d’un effet de serre. Sont également plantés des abricotiers et des pêchers.

© Dorothée Mage
© Wolf Jöckel

Pourtant, comme ni la vigne ni la culture fruitière n’ont donné les résultats escomptés à Sanssouci, l’Empereur Guillaume Ier et son épouse Augusta invitèrent en 1862 Alexis Lepère le Jeune à Sanssouci, que sa réputation avait précédée.

Wolf Jöckel, journaliste allemand, a publié un article sur les liens entre Montreuil et Sanssouci :

C’est en 1853, qu’Albert von Schlippenbach, grand propriétaire du Mecklenbourg et sa sœur, la Comtesse von Hahn, visitent Paris. Ils ont été extrêmement impressionnés par la qualité des fruits qu’ils ont goûtés et ils se sont renseignés sur la culture fruitière française. Ils ont ainsi visité les vergers d’Alexis Lepère l’Ancien, arboriculteur né en 1799 à Montreuil, primé en 1836 ar la Société royale d’horticulture de France et auteur de l’ouvrage « Pratique raisonnée de la taille des pêchers en espalier carré » paru en 1841.

Albert von Schlippenbach et la Comtesse von Hahn ont été si impressionnés par cette visite qu’ils ont accueilli avec joie la proposition du fils, Alexis Lepère le Jeune, de se rendre au Mecklembourg au printemps suivant et d’y implanter des cultures de fruits de table sur des murs à palisser.

Au cours des années suivantes, Lepère se rend donc plusieurs fois dans le nord de l’Allemagne et construit ses vergers sur les terres des Schlippenbachs et des Hahns.

En 1857, Alexis Lepère Le Jeune participe avec Albert von Schlippenbach à un rassemblement de producteurs de fruits à Gotha, où il donne des conférences et présente ses techniques de taille. Schlippenbach sert de traducteur.

Pour faire connaître ses savoir-faire en haut lieu, Lepère fit présenter à partir de 1859 des pêches, des pommes et des poires à la reine prussienne Augusta par le ministre Moritz August von Bethmann-Hollweg. À l’été 1862, le couple royal prussien le chargea de cultiver des fruits à Potsdam.

Plan de l’implantation des murs de Lepère à côté du Belvédère de Sanssouci, Klausberg, et vue aérienne

Lepère planta les pêchers, poiriers et cerisiers, les arbres les plus exigeants en chaleur, palissés sur des murs, tandis que les espaces entre les murs étaient plantés de pommiers en contre-espalier.

Le couple royal fut tellement satisfait du travail de Lepère qu’en 1863, il reçut l’ordre de créer un verger à six murs et entre-murs près du château de Babelsberg.

Murs de Lepère à Basedow, Mecklenbourg, Annales de l’agriculture dans les États royaux de Prusse 1864

Ces installations connurent, malgré l’engouement qu’elles souscitèrent, un sort similaire à celui de Montreuil et au tournant du XXème siècle, les installations étaient déjà considérées comme obsolètes et démodées. Faute d’entretien, les murs tombèrent et les arbres moururent. Vers 1960, les terres entre les murs de Lepère à proximité du Klausberg ont été louées en jardins familiaux.


C’est à l’occasion de l’exposition horticole fédérale de Potsdam de 2001, que les trois murs et entre-murs de Lepère ont été restaurées et la remise en culture a commencé.

Comme à l’origine, les murs sont surmontés d’un chaperon qui sert à protéger tant les murs que les arbres palissés. Il y a aussi des crochets saillants sur lesquels des planches pouvaient être placées pour protéger les arbres de la grêle et où des filets pouvaient être fixés pour éviter les dommages causés par les oiseaux.

© Wolf Jöckel

Depuis 2006, Mosaik, une association pour les personnes handicapées, s’occupe avec beaucoup d’engagement, de la réhabilitation, de l’entretien du site et de la remise en culture du site.

Wolf Jöckel, Alexis Lepère und die Pfirsichmauern in Sanssouci

https://paris-blog.org/tag/die-leperesche-anlage-am-klausberg/