La Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle nous rendent visite !

Nous avons l’honneur de recevoir lundi 25 et samedi 29 avril les adhérents de la Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle au sein des Murs à Pêches.

Qui sont-ils ?

Cette association, fondée en 1907 mais publiquement reconnue en 1926, lutte activement pour la préservation du patrimoine naturel et de la biodiversité, notamment en soutenant financièrement et moralement les activités de recherche, d’enseignement et de conservation du Muséum. Parmi les nombreux avantages dont les membres bénéficient figurent les visites et sorties programmées et c’est au sein de de notre association qu’elles seront effectuées sur ces deux journées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site internet : https://amis-museum.fr/

Pourquoi aux Murs à Pêches ?

Les adhérents de la Société des Amis du Muséum sont des passionnés ! Ils contribuent par des actions culturelles à la sensibilisation des publics à la conservation de la biodiversité par le développement des savoirs et la recherche. Les jardins des Murs à Pêches apparaissent alors comme un environnement idéal pour accroitre les connaissances en matière de mise en valeur du patrimoine naturel mais aussi du patrimoine immatériel auquel il est associé.

Vous êtes intéressée et intéressé par la préservation et la conservation de la biodiversité, la Société des Amis du Muséum propose des visites culturelles et des événements pour les adhérents et adhérentes.

Pour soutenir leurs missions, vous pouvez adhérer sur cette page de leur site web : https://amis-museum.fr/association/

Visite du Samedi 29 avril 2023

Léa Fasilleau

Vous voulez venir faire des visites ?

Tous les dimanches, les jardins des Murs à Pêches vous ouvrent leurs portes pour vous faire découvrir la richesse naturelle et culturelle des lieux. Vous serez accueillie et accueilli par nos bénévoles qui se feront un plaisir de vous raconter l’histoire des Murs à Pêches et de vous montrer leur parcelle.

Vous pouvez dès à présent réserver votre place pour ces trois dates : 13 mai 15:00, 3 juin 15:00, 24 juin 15:00, sur le site du Comité de tourisme #ExploreParis: https://exploreparis.com/fr/93-sur-les-traces-des-murs-a-peches.html

– Nous serons ravies et ravis de vous y rencontrer ! –

Comment faisons-nous cuire de la poterie aux murs à pêches?

Cuisson de 7 avril

Préparation du four

La poterie avant la cuisson

Une petite offrande

Collecte du bois

Mettre la cendre sur les bols avant la cuisson peuvent apporter différents effets sur les bols

La premiere étape

Vendredi 7 avril 2023 Claire Landais Sauvage, céramiste, a fait une grande cuisson de poteries au jardin Murs à Pêches avec l’aide de Diana, stagiaire.

Ça fait environ 12-15 ans que Claire vient au jardin pour faire les cuissons avec le four à bois à flamme directe qu’elle a construit, four qu’elle appelle le « four ruche ». Elle vient à peu près une fois par mois, parfois pour faire des stages de céramiques et transmettre son savoir à des stagiaires qui font des bols et aident avec les cuissons. 

Après la préparation du four, la cuisson du 7 avril a duré au moins 8 heures parce qu’il faut, à la fin, atteindre une température de 1300°C (la température finale dépend du type de terre). Il y a trois étapes de cuisson : le bassinage, le petit feu et le grand feu. Le bassinage se déroule au debut de la cuisson quand le feu est à l’exterieur du four, le petit feu quand le feu reste dans l’alandier et le grand feu quand le feu est partout autour des bols.

Pendant les heures de cuisson, on remue peu à peu le feu en bougeant les briques qui forment la limite et en mettant du bois plus au fond, pour qu’il puisse se rapprocher de la poterie. On met du bois dans le four à l’avant et à l’arrière avec prudence pour que le poteau central ne tombe pas, entraînant ainsi les bols et en faisant attention au niveau de carbone en oscillant entre l’avant et l’arrière. 

Il ne faut pas monter la température trop vite car ça peut faire exploser les céramiques : la cuisson est un processus délicat. Avant de commencer la cuisson, on planifie les objectifs de températures pour chaque heure de cuisson. Par exemple, après une heure, on souhaite atteindre une température de 80°C, et puis monter 200°C pendant la deuxième heure. Le temps passe vite et on peut vérifier que tout va bien si la température correspond avec l’objectif de température à l’heure. 

Claire Bartholomew

L’art de la culture en espalier

La culture de l’espalier est une source d’invention, d’imagination et de diversité infinie. Ce savoir et ce savoir-faire pour élever les arbres fruitiers font partie d’un patrimoine très ancien.

Définition 

Dans l’horticulture, la culture en espalier donne son nom à tout arbre fruitier appliqué contre un mur, maintenu dans une forme plate grâce à une technique de taille qui permet de garder ses branches étalées et de les y attacher. Ce mur en question retient la chaleur pour éviter que l’arbre ne gèle. Cela a permis aux pêches de Montreuil, importées de Chine, de s’acclimater en France. Également, cultiver les arbres en espalier pouvait apporter une touche esthétique aux murs et attiraient l’oeil par ses formes multiples.

D’un autre côté, la culture en contre-espalier, mis en place par Jean-Baptiste de la Quintinie à Versailles dispose les arbres à intervalle régulière le long d’un fil tendu à l’horizontal.

Un peu d’Histoire…

C’est à Jean-Baptiste de la Quintinie, agriculteur et agronome, que nous devons tout le savoir-faire innovant dans le domaine des jardins fruitiers et potagers. Remarqué et recommandé par ses contemporains propriétaires de châteaux et de jardins pour lesquels il a oeuvré (Chantilly, Choisy-le-Roi, Rambouillet et Sceaux), en 1670, Louis XIV en personne le nomme « directeur des jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales ».

© Gallica, Charles Perrault, Des hommes illustres qui ont paru en France pendant ce siècle, tome II, Paris, A. Dezallier, 1700

Il fit installer dans un « étang puant », un potager de 9 hectares capable de nourrir toute la cour. Entre 1678 et 1683, Le futur Potager du Roi se met en travaux malgré les difficultés rencontrées quant au terrain inadapté et aux moyens rudimentaires. Une trentaine de petits jardins consacrés aux arbres fruitiers et aux cultures dites « fragiles » s’édifient, entourés de murs ornés d’espaliers. C’est ainsi que de La Quintinie eut pu fournir à la cour des asperges, des fraises, des figues et des melons. Son savoir-faire est conservé par écrit sur deux tomes posthumes intitulés « Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, avec un Traité des orangers, suivy de Quelques réflexions sur l’agriculture ».

Le potager du Roi est classé Monument Historique en 1926. L’école Nationale d’horticulture s’est établit de 1873 à 1995 sur le terrain et a expérimenté des formes très variées sur les arbres fruitiers dont le savoir-faire se maintient encore.

À la même époque, de l’autre côté de la région parisienne, la production de plâtre a permis l’édification de murs à pêches et donc l’art du palissage. Par conséquent, l’abondance de ce matériau a rendu possible le développement d’une polyculture à la Montreuil notamment des pêchers, des pommiers, des poiriers, des cerisiers et des vignes. Cette méthode est avant tout une question pratique, les murs permettant d’emmagasiner la chaleur la journée et de la restituer la nuit mais également protéger les arbres fruitiers des intempéries. La culture en espalier faisant intervenir une technique particulière de taille, donnait une forme caractéristique aux arbres afin de faire circuler la sève différemment et ainsi donner des fruits de meilleure qualité. Les horticulteurs et horticultrices recherchent à travers des modèles divers, la plus convenable pour augmenter la longévité et le pouvoir de production des pêchers et des autres fruitiers. Par ailleurs, le caractère esthétique de ces forme est aussi ce qui attirait l’oeil, les horticulteurs et horticultrices se donnent un plaisir à la création d’architectures en espalier originales.

Pratiques, techniques et outils

C’est dans le Centre, le Nord-Est et le Nord-Ouest de la France que la culture en espalier est principalement utilisée pour mettre les arbres fruitiers à l’abris. Dans le Sud, Sud-est et Sud-Ouest, il est préféré de plein vent en faisant attention aux expositions brûlantes. En espalier, une centaine d’espèces peuvent être cultivées. Les expositions idéales sont celles de l’Est et du Sud-Est sous des murs de 2m50 à 3m recouverts de plâtre, pour le palissage à la loque, surplombé d’un chaperon en plâtre ou en tuiles.

Un des éléments principaux de l’art de l’espalier, c’est la taille. Autrefois, plusieurs outils pour diriger les pêchers étaient requis :
3. la Serpette – 4. le Sécateur – 5. le Greffoir – 6. l’Égohine ou 7. Scie à main – 8. le Marteau – 9. les Clous – 10. les Loques – 11. le Panier à palisser

Edmond Couturier, Culture du pêcher en espalier. Plantation taille et direction. Démontrées par 125 figures dessinées et accompagnées d’un texte descriptif, ed. Auguste Goin, Paris, dépôt légal 1907

3. La serpette permet de couper net la branche sans l’abîmer.
4. Le sécateur est plus rapide pour tailler les petites branches, les abîmer a moins d’importance.
5. Le Greffoir sert à greffer les pêchers sur un arbre plus solide, souvent sur des amandiers et les poiriers sur des cognassiers.
6. L’égohine permet de couper les grosses branches.
8. Le marteau et le panier servent au palissage et au dépalissage.
9. – 10. Les clous et les loques fixent les branches au mur et leur donnent ces formes uniques.

Si vous souhaitez en découvrir davantage sur les techniques et les outils anciens destinés à la culture en espalier, vous retrouverez tout cela au sein d’un petit musée, unique, au Jardin-école de Montreuil : http://www.srhm.fr/musee.htm

En temps normal, la taille du pêcher vient juste avant l’éclosion des fleurs, quand les bourgeons sont bien visibles. Avec nos outils aujourd’hui, il est principalement utilisé pour cela un sécateur afin couper les branches perpendiculaires et certains rameaux.

Variétés des « formes jardinées »

Les horticulteurs et horticultrices ont redoublé d’imagination pour diversifier les formes que donnent cette technique à des fins esthétiques, selon les goûts.

Parmi celles les plus réputées nous avons l’Éventail ou le carré à la Montreuil

Cette forme rectangulaire, plus que carré, permet d’occuper un plus grand espace sur le mur. Les branches basses ou mères peuvent être divisée en 2, en V, « à la diable » et les branches hautes, plus fines seront également inclinées pour éviter un déséquilibre.

Le U simple ou le U double : C’est un espace plutôt vertical qui est occupé.

La Palmette simple ou la palmette double

La Palmette en cordons croisés

Le Candélabre

Le pêcher carré

Nous pouvons aussi en retrouver d’autres comme la forme Armoriale de 1850, ou encore la forme Équilibrante datant de 1869.

Touts celles mentionnée ci-dessus sont plutôt traditionnelles et très adaptées aux amateurs débutants et amatrices débutantes de la culture en espalier mais certains et certaines s’adonnent à des architectures plus fantaisistes. C’est le cas de notre bénévole Patrick, qui dans son jardin tente l’expérience d’une multitude de formes originales et authentiques. Grâce à sa passion et sa créativité débordante, il a fait de son jardin tout entier une oeuvre d’art.

Si vous souhaitez observer des formes jardinées originales et atypiques, vous pouvez vous rendre sur la page « Ma passion du verger » : https://mapassionduverger.fr/forme-fruitiere/un-espalier-ou-une-palmette-chez-vous/

Aujourd’hui il existe un collectif [https://artdelespalier.org/] qui travail et milite pour l’inscription de cet art comme patrimoine immatériel. Nous avons eu le plaisir d’obtenir le soutien de notre député et de notre maire :

https://mursapeches.blog/wp-content/uploads/2023/03/doc030223-03022023140826.pdf

Léa Fasilleau

Parcelle 201 – Sauvez le patrimoine!

A l’attention particulière de nos élus municipaux.

C’était un petit jardin, désigné « la parcelle 201 ».

Il sentait bon, Montreuil et ses recoins.

Au fond d’une cour du quartier des Ruffins…

J’arrête là mon adaptation de Jacques Dutronc, mais c’est bien la même histoire…

Alors, revient la supplique : 

« De grâce! De grâce! Ne touchez pas cette grâce…

De grâce! De grâce! Monsieur le promoteur ne touchez pas mes fleurs »

De grâce! Mesdames Messieurs nos élus prenez vos responsabilités et mettez en cohérence paroles et actes ! Sauvez cette grâce avant qu’il ne soit trop tard !

Je ne souhaite pas argumenter en quoi ce qui se passe est une aberration, les évidences nous frappent ! c’est le patrimoine écologique, historique de Montreuil qui est touché, là où il est singulier.

De grâce! Mesdames Messieurs nos élus, arrêtez de suite cet acte insensé!

Benoît H.

Les Murs à pêches dans le magazine « La Vie »

Un journaliste et un photographe sont venus jeudi 16 mars 2023 pour rédiger un article sur l’association des Murs à pêches, paru dans le Guide Week-end de la magazine « La Vie« .

Il explique ses activités, son histoire et ses liens avec les autres associations de la fédération Murs à pêches, comme par exemple Tige et Fruits défendus. Il souligne également la mise en valeur de ce patrimoine naturel et immatériel, permise par les actions des membres de l’association, pour la plupart bénévoles.

Activités plâtre pour les classes élémentaires

L’association MAP propose aux groupes scolaires une activité manuelle particulière qui mêle histoire, nature et plâtre. 

Petit rappel historique

Il y a 40 millions d’années, l’Île-de-France était une mer tropicale. Les dépôts de sels au fond de l’eau et l’évaporation de la mer ont fait apparaître des cristaux appelés « gypse » ou « pierre à plâtre ». Ce minéral a permis de conserver de nombreux fossiles et restes osseux des mammifères qui peuplaient cette région mais il est aussi convoité et exploité depuis l’époque Gallo-romaine pour son potentiel à produire du plâtre. Une fois moulé, il montrait tout autant des qualités esthétiques par sa finesse que des facultés de conservation des défunts dans des sarcophages ou de protection des habitation face aux incendies. Ainsi, pour exploiter ce minéral, des carrières se sont constituées dans la région et particulièrement à Montreuil. La matière, la technique et le savoir-faire ont permis aux mûrs à pêches d’exister. 

L’histoire de ce patrimoine montreuillois est dans un premier temps transmise par un discours adapté aux enfants lors des visites que nous proposons au classes élémentaires. Pour leur permettre de mieux visualiser l’objet de ce récit, nous leur montrons des morceaux de gypse fournis par Le Musée du plâtre qu’ils peuvent manipuler et dans un deuxième temps nous leur faisons réaliser des oeuvres en plâtre.

Déroulement de l’activité plâtre

Dans la première partie de cette activité manuelle, des réalisations sont disposées sur des plateaux au sol. Le plâtre a été auparavant coulé sur des feuilles prélevées dans le jardin. Les enfants peuvent les décoller pour apercevoir la beauté de l’empreinte que les nervures ont laissé et sont amenés à apprendre le noms des végétaux moulés.

Après cela, nous les laissons partir en quête de reconnaissance de ces plantes dans le jardin, les prélever pour à leur tour réaliser cette empreinte. Les enfants possédant chacune et chacun leur feuille, nous leur montrons le processus de fabrication à partir de plâtre sous forme de poudre. De l’eau est versée dans une bassine, puis à l’aide d’une cuillère, c’est au tour de cette poudre d’être ajoutée à hauteur d’eau. Une fois que l’eau a bu le plâtre, nous pouvons mélanger. Cette tâche étant terminée, les enfants y plongent leur cuillère et en déposent une couche sur la feuille, tournée du coté des nervures, sans étaler. Comme le processus de séchage dure environ deux heures, les enseignantes et enseignants qui le souhaitent peuvent venir les récupérer plus tard, sinon ces oeuvres servent de modèles pour les classes suivantes. 

Nous accueillons les classes en semaine à partir du mois de mars. Encadrées par une ou un membre de l’association, cette visite et cette activité sont un moyen adéquat de transmettre et d’enseigner de manière ludique le patrimoine de la région, par le contact avec les matériaux.

C’est grâce à nos amis Le Musée de plâtre que ces activités pédagogiques peuvent être réalisées. Si vous souhaitez découvrir leur travail, vous pouvez cliquer sur le lien ci-contre : https://www.museeduplatre.fr/

Léa Fasilleau

Qui dit « janvier » dit… réadhérer !

Très cher·es adhérent·es,

Cher.es futur.es adhérent·es 

Avant toutes choses, le CA de MàP tient à vous adresser ses meilleurs vœux pour cette année 2023 déjà bien entamée. 

Que cette année nous et vous permette de planter allègrement !

Ensuite, qui dit « janvier » dit… réadhérer ! Alors pour renouveler votre soutien à l’association, il vous suffit d’aller ici https://www.helloasso.com/associations/association-murs-a-peches/adhesions/2023

Merci pour votre soutien

À très bientôt,

Le CA de MàP