Cuisson de plâtras.

Actuellement, et jusqu’à dimanche, démonstration de la cuisson du plâtras réalisée dans un four à plâtre conçu sur place. Événement animé par Joël Tressol, artisan formateur et une équipe de 8 stagiaires motivés. Remercions au passage la présence de deux membres du Laboratoire de recherche des monuments Historiques.

Les trois photographies ci-dessous (Remi Paquentin, jardinier, maçon, enfumeur…) donnent à voir le montage du four, le four terminé et l’allumage de la première fournée.

montage_fourfourallumage

Recherche d’un titre pour la prochaine exposition

Bonjour à tous,

Mercredi dernier a eu lieu la première réunion pour la possible exposition de l’inauguration de la Maison des Murs à Pêches. Possible, car nous attendons toujours la réponse de la Mairie quant aux choix de thème que nous avons proposé. Si l’exposition ne se fait pas à la Maison des Murs à Pêches, elle se fera ailleurs.

chaise

L’exposition traitera l’histoire récente des Murs à Pêches, celle du mouvement citoyen pour la sauvegarde et la préservation du site, ainsi que des initiatives et des associations actuelles. L’aspect patrimonial du site a largement été traité par d’autres.
Le passé, le présent ainsi que le futur de ce mouvement sous forme de questionnement. Le travail de fin d’étude de Sabine fraichement architecte et en service civique chez nous, sera exposé comme proposition de réponse. De plus, la personne qui visite l’exposition sera aussi interpelée sur l’avenir des Murs à Pêches, par l’intermédiaire d’un porteur de parole, elle peut aussi proposer une réponse.

L’exposition s’organisera sous la forme d’une promenade dans la parcelle de la Maison des Murs à Pêches où la personne pourra suivre les événements marquant de l’Histoire récente du site, de son présent pour enfin en arriver à ses futurs possibles.

Aujourd’hui, nous avons besoin de votre aide. Le public peut ne pas du tout connaitre les enjeux forts du site, c’est pourquoi il faut que le titre soit accrocheur et résume en peu de mots l’Histoire du site (une tâche très difficile). Il est question de lutte, de mouvement des habitants et citoyens de Montreuil et de leurs pouvoirs par rapport aux décisions de la ville sur le site. Elle parle aussi de cette histoire qui au final est toujours en cours et le sera dans le futur. C’est aussi une histoire d’amour pour ce paysage unique en Ile de France et c’est cet amour qui est le moteur du mouvement.

N’hésitez pas à proposer !

La piscine ne doit pas s’appeler « Murs à pêches »

Est ensemble, le maître d’ouvrage de la fausse piscine écologique, aurait décidé de la nommer « Piscine des Murs à Pêches », ce soir lors de sa réunion. Cette piscine a détruit les parcelles du jardin du cœur Les jardins du coeur abandonnés, bientôt recouvert par la piscine?! . Ne galvaudons pas le nom de murs à pêches.

importer 7 10 13 051

Cette piscine est le symbole de la politique de destruction du patrimoine naturel et historique qui a déjà sévi pour « caser » un collège, une maison de retraite, une cuisine centrale, et bientôt le Site de Maintenance du tramway T1.

imp 19 11 13 011

Heureusement nous avons protégé, il y a vingt ans, le nom des Murs à Pêches pour lutter contre les « marchands du temple » et les instrumentalisations de toutes sortes.

Nous avons demandé à Est Ensemble de bien vouloir choisir un autre nom lors de sa séance de ce mardi 7 juin.

Aux pioches, citoyens,

Comme vous le savez peut être ,le mois prochain commence un chantier « rempart »sur le site des lez arts .
Dans le même temps et conjointement ,sur la parcelle MAP,  nous prolongerons le mur monté l’an dernier .
Il est prévu de commencer  le 4 juillet jusqu’au 21 .
D’ici là ,tous les dimanches ,nous devrons préparer ce chantier .
Il faut dégager les fondations déjà apparentes ,tamiser la terre ,faire un gabarit .Voilà ,c’est un bon début.

Bienvenue aux volontaires .

Joseph

Tous les dimanches après-midi au fond de l’impasse Gobetue

Lieu intervention

Lieu intervention

Une inauguration au goût d’inachevé

Rendez-vous avait été fixé le vendredi 27 mai à 18h00 impasse Gobetue pour « l’inauguration des travaux de maintenance des murs à pêches » ainsi qu’ « un temps d’échange convivial en Présence du Maire, Patrice Bessac », de messieurs Nègre et Le Chequer les élus en charge des Murs à pêches

inauguration travaux de maintenance des MAP remy7.pdf

Photographie Remi Paquetin

Une soixantaine de personnes s’étaient rendues à l’événement, profitant d’un soleil radieux venu troublé les pronostics météo.  Le cortège se mit en branle pour faire une première étape aux Jardins de la Lune afin d’y constater un exemple d’intervention qui, plus que de nuire aux plantes et au paysage, semblait les avoir mis en valeur. Alors que quelques débats s’animaient en queue de peloton, la procession s’arrêta aux abords de la prairie pour écouter le témoignage d’Anne, une jardinière venue s’exercer au maniement du plâtre à l’occasion d’une journée d’initiation organisée par la Mairie.

 S’en suivirent, un passage dans la parcelle Vivre les murs, un arrêt prolongé dans le magnifique jardin de Patrick et Geneviève et une incursion éclaire dans les Jardins familiaux. C’est qu’on ne rigole pas avec le protocole… et la flânerie espérée prit peu à peu des allures de cavalcade. Menée de pieds fermes par les élus,  la procession remonta l’Allée des architectes pour rejoindre la rue Saint Antoine et gagner la parcelle des Lez’arts où chacun put admirer l’ampleur du travail accompli conjointement par les membres de l’association et les maçons mandatés par la ville.

inauguration travaux de maintenance des MAP remy2.pdf

 Ultime halte du parcours, La Girandole, où Monsieur le Maire et ses acolytes s’étaient promis d’abreuver les pèlerins de boissons et d’annonces.  Sur ces points, la soif ne fut que partiellement étanchée. Car si l’on peut remercier la Mairie pour ces premiers travaux de maintenance, difficile en revanche de se contenter des engagements brumeux qui, noyant le poisson, donnèrent un goût amer au jus de pomme bio.

 Pas de travaux de maintenance à l’automne. Pourquoi ? Pour des raisons administratives, des cuisines d’appel d’offre qui rendent l’intervention impossible…

 L’ouverture d’une Maison des murs à pêches. Quand ? Pourquoi ? Pour qui ? Comment ? Probablement pour les Journées du Patrimoine… Rien de plus.

 Et quid des 100 000 euros annuels promis ? S’ils semblent maintenus pour les années à venir, nul ne pourra dire ce qu’il est advenu des montants garantis en 2015 et 2016.

Il semble toujours plus facile de parler de ce qui ce fera que de ce qui devait se faire.

Bref.

Merci pour l’intention.

Merci pour la convivialité.

Pour l’échange, on en reparlera sans doute autour d’un café quand nos élus auront davantage de grains à moudre !

 

6 questions à Arlette Auduc

Arlette Auduc a été en charge du livre  patrimoine horticole de Montreuil. Nous venons de refaire un tirage de cet ouvrage épuise, grâce à la donation de Micheline Saint André adhérente fidèle. Le Conservateur du patrimoine a rajouté un paragraphe d’actualisation. Ce livre a eu une forte influence quand l’association Murs à pêches a demandé le classement  au titre des sites et paysages, classement obtenu en urgence en 2001. Vous pouvez bien sûr vous procurer cet ouvrage auprès de l’association.

Montreuil couv WEB2

Quel est le patrimoine qui a le plus marqué dans votre carrière ?

Il y a deux choses qui m’intéresse :le patrimoine de l’humanité c’est à dire les grands lieux qui parlent à tout le monde Panthéon, Louxor. Par delà le temps et l’espace, ce sont des lieux qui parlent même si les cultures ont disparu. le patrimoine ordinaire : celui qui fait sens dans la vie quotidienne, qui fait appartenance. Par exemple, les murs à pêches. Ça nous ancre dan un territoire et une succession de générations qui nous relie à l’ensemble.

Est ce qu’un patrimoine est définitivement sauvé ?

Si il n’est pas réapproprié, il n’est pas sauvé. C’est la population par son attachement qui va sauver le patrimoine. C’est le présent qui sauve le passé lorsque l’héritage est accepté et pris en charge et si on ne se reconnait pas dedans, on peut le refuser aussi.

Quelle perspective dans un avenir proche avec le Grand Paris pour la sauvegarde des patrimoines?

Les opérations d’aménagement doivent tenir compte de ce qui existe déjà sur le territoire. Les enjeux sont la conservation et l’intégration du « déja là » pour le refaire vivre dans le territoire. Le patrimoine n’est pas mort, figé mais il faut lui trouver des nouveaux usages. Ce sont des projets collectifs qui demandent de la concertation et de la consultation. Par exemple il y a des gares qui vont s’intégrer à ce qui est déjà et d’autres qui vont être à détruire pour reconstruire…

Le rôle des conservateurs n’est pas de tout à garder mais également de détruire ce qui est mort, ne fait plus sens. On est dans des sociétés vivantes. Que garde t-on du passé pour construire l’avenir ? Les patrimoines sont un fait social, servent de transmission et d’héritage.

Comment en êtes vous arrivez à écrire un livre sur la patrimoine horticole de Montreuil ?

J’ai d’abord fait un travail étudiant. Puis quand j’étais à la DRAC, on a constitué un groupe de travail avec mission d’étudier le patrimoine culturel de chaque commune d’Ile de France et de constituer un inventaire pour avoir un Etat des lieux des patrimoines en France. J’étais en charge d’un canton en Essonne et d’un canton à Montreuil. L’étude était un partenariat entre la DRAC et le patrimoine horticole. J’étais accompagnée par un photographe et une stagiaire en ethnologie. Sur les patrimoines ordinaires, l’histoire disparaît encore plus vite! Le maraîchage des horticulteurs de Montreuil alimentait Paris, sa petite couronne mais aujourd’hui cela a disparu, ce patrimoine étaient liés à ces usages et lorsque les usages disparaissent, le patrimoine aussi. Les enjeux sont de trouver d’autres usages.

Qu’est ce que vous retenez des murs à pêches ? quels liens avez vous avec aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je m’attache à faire connaitre et valoriser ce lieu, j’ai fais des visites régulièrement et je continue à les fréquenter. J’ai un attachement toujours présent en tant que citoyenne et habitante de Montreuil. L’enjeu d’aménagement est essentiel. Pour les horticulteurs qu’on avaient rencontré c’était leur outil de travail. Aujourd’hui il n’y a plus d’horticulteurs, que fait-on de ce territoire qui est urbain maintenant ? On ne va pas remettre 30 hectares pour la culture de pêches. Quels usages vont répondre à la demande dans une société qui a besoin de logement, de travail, de transformer son lien à la nature. Il faut des projets collectifs.

Qu’est ce que vous regrettez de ne pas avoir fait ?

Je regrette de ne pas avoir fait avancé l’idée de François Barret « la mémoire et le projet » : idée que les projets d’aménagements n’ont de sens que si ils s’ancrent dans une mémoire, une histoire, dans la continuité. La création c’est important. Une continuité qui peut s’accompagner de ruptures. Convaincre qu’il n’y a pas d’opposition entre la mémoire et le projet et c’est à la population de le prendre en charge. Dans nos sociétés en crise, seuls les artistes apportent des réponses. La création architecturale m’intéresse beaucoup. Seuls les artistes peuvent animer un lieu et lui donner du sens.

Interview réalisée par Julia Borie

La restauration vu par les habitants

Saadia une habitante amoureuse des murs à pêches et jardinière sur la parcelle des jardins familiaux a présenté la restauration des murs via une exposition dans le cadre du festival

Cliquez sur le lien pour voir le document :

ENFIN LA RESTAURATION TANT ATTENDUE DES

 20160505_160325

Photos de Christiane Lekbir

Fêtons et exigeons

Vendredi 27 mai, le maire Patrice Bessac inaugure les chantiers réalisés par les maçons du patrimoine, voir ici le courrier explicatif des élus.

murs 25mai16
Ne boudons pas notre plaisir, ces chantiers font suite, notamment à l’édito du festival de l’année dernière, qui dénonçait l’absence totale de politique d’entretien de notre patrimoine.
Notre association n’a pas l’habitude de donner de satisfecit.
Mais, nous devons reconnaître une nouvelle méthode faite d’un soutien des élus à un profond travail de terrain par les fonctionnaires de la ville en relation avec les acteurs locaux.
Ce satisfecit dépendra de la suite, car il faut maintenir cet effort de qualité, dans les travaux, par des campagnes successives et dans la sauvegarde complète du site. Cette première campagne ne représente que quelques milliers d’euros et nous exigeons qu’une politique forte et soutenue soit conduite pour les murs à pêches.

Nous répondrons de bon cœur à l’invitation du maire Patrice Bessac et des élus.

Venez vous rendre compte du travail réalisé en peu de temps et un coût fort raisonnable.

Point de rendez-vous municipalité : 18h Impasse Gobetue ou 19h A la girandole théâtre de verdure 65 rue Pierre de Montreuil

Pascal Mage

Hommage Geneviève Pouplier

Geneviève Pouplier était horticultrice, descendante de la famille Vitry, elle vient de décédée. Elle fut très attachée aux murs à pêches, pendant longtemps elle vendait au marché d’Aligre ses dahlias et ses lilas qu’elle cultivait fort bien.

C’était une femme au fort caractère qui s’était prononcée favorablement au classement des murs à pêches et qui était pour la sauvegarde de ses jardins en souvenir de sa mère.

Aujourd’hui grâce au Sens de l’Humus, l’activité de culture des dahlias est maintenue et les parcelles sauvegardées, fort heureusement.

http://www.ina.fr/video/PAC9707171281

Cliquez sur le lien pour voir et entendre Mlle Pouplier dans les murs à pêches, à 1min15

IMGP2939

Dahlias au Sens de l’Humus, novembre 2015

Le chantier de sauvegarde continue.

murs 2

Bienvenue au nouveau Mur !
Son ancêtre s’étant partiellement effondré, il convenait de donner à ce mur une nouvelle jeunesse. C’est désormais chose faite. Dans le cadre d’un chantier de maintenance initié par la mairie, les maçons, aidés de quelques jardiniers enthousiastes et autres amoureux des Murs à pêches, sont venus à bout d’un épais lierre et d’un haut tas de terre… qui cachait en vérité un trésor : une montagne de silex et de plâtras. C’est ceux-là même qui ont servi à appareiller ce parement de 6 mètres linéaires, désormais couvert d’un glacis de plâtre. Longue vie aux murs et merci aux travailleurs !
murs
Le nouveau mur