Le potager et le verger de Fruits Défendus

Un grand merci aux bénévoles avec qui on a paillé et cueilli, Andrée, Christian, Denis, Diana, Marlène, Mathias, Pauline et Thierry 🙏

La cueillette du jour qui sera vendue demain matin au marché des Fruits Défendus ,

tomates anciennes, basilic, persil, concombres, blettes, courgettes et prunes 👏 :

Et aussi de la confiture faite avec nos prunes 😎

N’hésitez pas à rejoindre notre groupe potager, tous les mardis de 17h à 18h30

Et si vous voulez participer à la cueillette du vendredi, horaires variables, dites nous

assofruitsdefendus@gmail.com

Diana

SAUVONS LE PATRIMOINE VERNACULAIRE DES MAP !

Sauvons une des dernières maisons d’horticulteur des Murs à pêches de Montreuil

Fruits défendus est une association située dans le site des « Murs à pêches » de Montreuil où elle développe depuis 2018 un projet de ferme urbaine. Sur le terrain, il y a une maison, certes vétuste, mais qui constitue un témoignage rare de ce que pouvait être l’habitat des horticulteurs du Haut-Montreuil au début du siècle dernier.
Elle s’appuie sur un mur à pêches et un magnifique pin semble vouloir la protéger. Car oui, elle est menacée !

La Ville de Montreuil souhaite procéder prochainement à sa démolition car elle estime qu’elle est dangereuse et menace de s’effondrer.

Or, cette décision s’appuie sur les conclusions d’inhabitabilité de la maison formulées par son Service d’Hygiène et de Santé en 2019 afin de reloger les squatteurs qui l’occupaient à l’époque…

Insalubre certes, mais dangereuse, vraiment ? Un diagnostic réalisé la même année par un architecte DPLG, établit au contraire une première liste de travaux nécessaires pour la conservation et l’habitabilité de la maison. C’est pourquoi, nous envisagions d’engager sa rénovation afin d’y organiser nos réunions, ranger nos outils et autres matériels régulièrement volés, entreposer nos légumes et nos fruits, et même installer un poulailler. 

La démolition est imminente mais nous avons obtenu début avril un délai supplémentaire de la part de la Ville afin de constituer un dossier solide.
Nous avons déjà contacté un archéologue du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et des architectes de l’Université de Munich qui confirment l’intérêt patrimonial de cette petite maison.
Pour compléter ce dossier et le premier diagnostic réalisé en 2019, nous devons mandater un bureau d’études structure.

Nous avons donc besoin de votre soutien financier pour faire réaliser une étude structurelle d’un montant de 960 €.


Alors nous comptons sur vous pour sauver ce patrimoine vernaculaire des MAP !

Suivez ce lien sur helloasso

https://www.helloasso.com/associations/fruits-defendus/collectes/sauvons-une-des-derniere-maison-d-horticulteur-des-murs-a-peches-de-montreuil

Un immense merci d’avance

La Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle nous rendent visite !

Nous avons l’honneur de recevoir lundi 25 et samedi 29 avril les adhérents de la Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle au sein des Murs à Pêches.

Qui sont-ils ?

Cette association, fondée en 1907 mais publiquement reconnue en 1926, lutte activement pour la préservation du patrimoine naturel et de la biodiversité, notamment en soutenant financièrement et moralement les activités de recherche, d’enseignement et de conservation du Muséum. Parmi les nombreux avantages dont les membres bénéficient figurent les visites et sorties programmées et c’est au sein de de notre association qu’elles seront effectuées sur ces deux journées.

Si vous souhaitez en savoir plus sur la Société des Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle, n’hésitez pas à vous rendre sur leur site internet : https://amis-museum.fr/

Pourquoi aux Murs à Pêches ?

Les adhérents de la Société des Amis du Muséum sont des passionnés ! Ils contribuent par des actions culturelles à la sensibilisation des publics à la conservation de la biodiversité par le développement des savoirs et la recherche. Les jardins des Murs à Pêches apparaissent alors comme un environnement idéal pour accroitre les connaissances en matière de mise en valeur du patrimoine naturel mais aussi du patrimoine immatériel auquel il est associé.

Vous êtes intéressée et intéressé par la préservation et la conservation de la biodiversité, la Société des Amis du Muséum propose des visites culturelles et des événements pour les adhérents et adhérentes.

Pour soutenir leurs missions, vous pouvez adhérer sur cette page de leur site web : https://amis-museum.fr/association/

Visite du Samedi 29 avril 2023

Léa Fasilleau

Vous voulez venir faire des visites ?

Tous les dimanches, les jardins des Murs à Pêches vous ouvrent leurs portes pour vous faire découvrir la richesse naturelle et culturelle des lieux. Vous serez accueillie et accueilli par nos bénévoles qui se feront un plaisir de vous raconter l’histoire des Murs à Pêches et de vous montrer leur parcelle.

Vous pouvez dès à présent réserver votre place pour ces trois dates : 13 mai 15:00, 3 juin 15:00, 24 juin 15:00, sur le site du Comité de tourisme : https://exploreparis.com/fr/93-sur-les-traces-des-murs-a-peches.html

– Nous serons ravies et ravis de vous y rencontrer ! –

Encyclopédie Murale

Impasse Gobetue la fresque retraçant l’évolution des formes fruitières à Montreuil depuis le XVIIème siècle est achevée. Les noms des formes seront fixés prochainement.

Journée nationale de l’architecture : Montreuil et le plâtre

Ce dimanche 16 octobre, à l’initiative de Daria Horsch, une ballade urbaine intitulée « le plâtre à Montreuil, un matériau endémique entre patrimoine et perspectives contemporaines » a eu lieu.

En effet, à l’occasion des Journées nationales de l’Architecture, la Ville de Montreuil, le Musée du Plâtre et Ciguë architectes ont proposé une ballade urbaine à Montreuil autour du plâtre. Matériau traditionnel, hier produit localement et dominant dans l’architecture vernaculaire en Ile de France, il peut aujourd’hui présenter un intérêt dans la recherche pour des modes de construction plus vertueuse et moins consommatrice en carbone. Re-employable à l’infini, sa cuisson nécessite moins d’énergie.

Avec des professionnels des chantiers de restauration, c’est d’abord le patrimoine exceptionnel des murs à pêches qui a été mis à l’honneur, puis des exemples d’architectures historiques au plâtre et enfin l’expérimentation « bétons de plâtre – étude pour une chape post-ciment » menée in situ par l’équipe de Ciguë.

Cette expérimentation a été développée dans le cadre de la plateforme FAIRE et a fait objet d’une exposition au pavillon de l’Arsenal en janvier 2022.

Un puits, deux puits…?! Hommage au maire communiste ?

Deux puits mis à jour la semaine passée par deux maçons stakhanovistes ! ! !

Cet été, un étudiant en architecture de Paris la Villette, Sen Bao Yang, qui avait participé a un chantier de restauration d’un Mur à Pêches, avait mis à fleur les traces d’un puits, localisé par les témoignages de Mr Fantini.

Lundi 19 septembre l’eau a surgit après avoir creusé 4,50 mètres !

Le puits débouché sur 4m40 de profondeur remis en eau après 50, 60, 80 ans……?

Encouragé par cette première trouvaille, un second puits est mis à jour quelques jours plus tard sur la parcelle Un peu plus Pré !

Bravo!!!

Jamais deux sans trois?

6 questions à Arlette Auduc

Arlette Auduc a été en charge du livre  patrimoine horticole de Montreuil. Nous venons de refaire un tirage de cet ouvrage épuise, grâce à la donation de Micheline Saint André adhérente fidèle. Le Conservateur du patrimoine a rajouté un paragraphe d’actualisation. Ce livre a eu une forte influence quand l’association Murs à pêches a demandé le classement  au titre des sites et paysages, classement obtenu en urgence en 2001. Vous pouvez bien sûr vous procurer cet ouvrage auprès de l’association.

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Quel est le patrimoine qui a le plus marqué dans votre carrière ?

Il y a deux choses qui m’intéresse :le patrimoine de l’humanité c’est à dire les grands lieux qui parlent à tout le monde Panthéon, Louxor. Par delà le temps et l’espace, ce sont des lieux qui parlent même si les cultures ont disparu. le patrimoine ordinaire : celui qui fait sens dans la vie quotidienne, qui fait appartenance. Par exemple, les murs à pêches. Ça nous ancre dan un territoire et une succession de générations qui nous relie à l’ensemble.

Est ce qu’un patrimoine est définitivement sauvé ?

Si il n’est pas réapproprié, il n’est pas sauvé. C’est la population par son attachement qui va sauver le patrimoine. C’est le présent qui sauve le passé lorsque l’héritage est accepté et pris en charge et si on ne se reconnait pas dedans, on peut le refuser aussi.

Quelle perspective dans un avenir proche avec le Grand Paris pour la sauvegarde des patrimoines?

Les opérations d’aménagement doivent tenir compte de ce qui existe déjà sur le territoire. Les enjeux sont la conservation et l’intégration du « déja là » pour le refaire vivre dans le territoire. Le patrimoine n’est pas mort, figé mais il faut lui trouver des nouveaux usages. Ce sont des projets collectifs qui demandent de la concertation et de la consultation. Par exemple il y a des gares qui vont s’intégrer à ce qui est déjà et d’autres qui vont être à détruire pour reconstruire…

Le rôle des conservateurs n’est pas de tout à garder mais également de détruire ce qui est mort, ne fait plus sens. On est dans des sociétés vivantes. Que garde t-on du passé pour construire l’avenir ? Les patrimoines sont un fait social, servent de transmission et d’héritage.

Comment en êtes vous arrivez à écrire un livre sur la patrimoine horticole de Montreuil ?

J’ai d’abord fait un travail étudiant. Puis quand j’étais à la DRAC, on a constitué un groupe de travail avec mission d’étudier le patrimoine culturel de chaque commune d’Ile de France et de constituer un inventaire pour avoir un Etat des lieux des patrimoines en France. J’étais en charge d’un canton en Essonne et d’un canton à Montreuil. L’étude était un partenariat entre la DRAC et le patrimoine horticole. J’étais accompagnée par un photographe et une stagiaire en ethnologie. Sur les patrimoines ordinaires, l’histoire disparaît encore plus vite! Le maraîchage des horticulteurs de Montreuil alimentait Paris, sa petite couronne mais aujourd’hui cela a disparu, ce patrimoine étaient liés à ces usages et lorsque les usages disparaissent, le patrimoine aussi. Les enjeux sont de trouver d’autres usages.

Qu’est ce que vous retenez des murs à pêches ? quels liens avez vous avec aujourd’hui ?

Aujourd’hui, je m’attache à faire connaitre et valoriser ce lieu, j’ai fais des visites régulièrement et je continue à les fréquenter. J’ai un attachement toujours présent en tant que citoyenne et habitante de Montreuil. L’enjeu d’aménagement est essentiel. Pour les horticulteurs qu’on avaient rencontré c’était leur outil de travail. Aujourd’hui il n’y a plus d’horticulteurs, que fait-on de ce territoire qui est urbain maintenant ? On ne va pas remettre 30 hectares pour la culture de pêches. Quels usages vont répondre à la demande dans une société qui a besoin de logement, de travail, de transformer son lien à la nature. Il faut des projets collectifs.

Qu’est ce que vous regrettez de ne pas avoir fait ?

Je regrette de ne pas avoir fait avancé l’idée de François Barret « la mémoire et le projet » : idée que les projets d’aménagements n’ont de sens que si ils s’ancrent dans une mémoire, une histoire, dans la continuité. La création c’est important. Une continuité qui peut s’accompagner de ruptures. Convaincre qu’il n’y a pas d’opposition entre la mémoire et le projet et c’est à la population de le prendre en charge. Dans nos sociétés en crise, seuls les artistes apportent des réponses. La création architecturale m’intéresse beaucoup. Seuls les artistes peuvent animer un lieu et lui donner du sens.

Interview réalisée par Julia Borie