Expression du quartier SIGNAC MAP sur le PLU (réglementation) mai 2017

Nous avons de la chance,  nous avons les murs à pêches et un conseil de quartier qui bosse!
inauguration travaux de maintenance des MAP remy7.pdf
Bonjour,
Vous trouverez ci-joint le document que nous avons adressé à nos interlocuteurs de la Ville en charge de l’élaboration du nouveau PLU. La pièce jointe résulte de tous les échanges que nous avons eus à l’issue de l’atelier organisé en avril par la Ville pour notre quartier et celui du Bel Air pour la 2ème phase (zonage, réglementation) et résume nos souhaits pour notre quartier Signac – Murs à Pêches.
Le 27 juin se tiendra un atelier général pour l’ensemble des quartiers afin de restituer les différentes contributions.
Cordialement à tous.
Le collectif d’animation du Conseil de Quartier.
(prochaine réunion du Conseil de Quartier : mardi 20 juin, 20 heures.
Les propositions d’ordre du jour vous seront prochainement adressées. N’hésitez pas à faire part de vos souhaits)

Contribution du quartier SIGNAC MURS A PECHES – PLU – 2017

phase réglementation (zonage, OAP, réglementation)

Pour une exploitation plus aisée de la contribution de notre Conseil de Quartier, la présentation distingue 1. Le secteur des Murs à Pêches 2. Le reste du quartier. Pour ces deux secteurs, deux cartes distinctes ont été remises.

1. le secteur des MAP :

La contribution du quartier – texte et carte – a été remise à S.VANDEWALLE au cours d’une réunion de travail qu’il a bien voulu nous accorder le 9 mai. Sans disposer de données qui modifieraient les textes dont nous avons connaissance sur le règlement d’urbanisme qui s’applique aux zones naturelles (articles R 151-24, R 151-25 et afférents) nous n’apportons pas de modifications aux commentaires remis le 9 mai. Nous les reproduisons ci-dessous :

a) zone N parcelles de couleur verte.

La zone N est notre choix pour une très grande partie des murs à pêches, elle permet aussi l’activité agricole, grâce à la possibilité de réaliser les abris nécessaires à l’outillage. C’est la zone N qui respecte et protège le mieux le patrimoine des murs à pêches et son paysage.

Nota : le zonage de la zone N a été réalisé avec précisions après moult observations et échanges.

Pour faciliter l’appréhension spatiale de cette zone, elle est constituée à partir du plan de zonage du PLU consultable sur le site de la municipalité.

Les parcelles classées en zone UMAP, UAMAP, UIMAP sont réintégrées en zone naturelle.

A savoir :

  • parcelles BZ 213, 219 dans leur intégralité, rue Pierre de Montreuil côté Saint Just
  • parcelles BZ 183, 184, angle rue Saint Just et Saint Antoine
  • parcelles BZ 243, BZ 244 rue Pierre de Montreuil
  • parcelles BZ 250, 251, 253, 452, 535, 536 haut de la rue Pierre de Montreuil
  • parcelle CI, 19 rue Nouvelle France
  • parcelle CJ 181, 142, 331, 332, 334, 269, 162, 161 rue Saint Antoine/P.J. Béranger

La carte fournie et l’énumération ci-dessus se complètent et s’additionnent pour constituer la zone N.

b) le règlement de la Zone N

Ce règlement doit être strict et protecteur du patrimoine et du paysage. Il doit comporter les éléments suivants :

  • la construction de logement est interdite, l’emprise au sol maximale de constructions et installations ne peut pas excéder 5 % de la superficie du terrain
  • la hauteur de constructions ne peut excéder la hauteur des murs à pêches
  • de plus il doit être précisé dans les règlements l’obligation de la préservation et l’entretien des murs à pêches sur l’ensemble de la ville.

c) le règlement des Zones d’urbanisation des Murs à Pêches

Concerne les zones Umap, Uamap, Uca, Ua, U1map.

Afin que les abords des parcelles restantes ne soient pas clôturées par des masses trop abruptes, afin de limiter les ombres projetées empêchant les activités horticoles

  • la hauteur de construction ne peut excéder 7 mètres
  • l’emprise au sol maximale des constructions et habitations ne peut excéder 50 % de la superficie du terrain.

d) Création d’un passage piétons

dans l’axe de la rue Paul Signac et pour rejoindre la rue Saint Antoine.

2. Mise en forme et précisions apportées au document traitant du secteur hors MAP remis à S.Vandewalle le 9 mai 2017 (modifications envoyées par mail le 15 mai).

D’une manière générale nous insistons sur la nécessité d’identifier des réserves foncières qui, en attendant la réalisation future des équipements dont les besoins sont d’ores et déjà prévisibles, pourront être utilement utilisés de manière précaire.

Veiller à l’indispensable mixité urbaine du quartier : habitat, activités, ressources culturelles

Veiller aux besoins d’accès des personnes à mobilité réduite, personnes âgées. Mettre les bâtiments publics en conformité…

Environnement, équipements et espaces publics

  • veiller à réserver des espaces, sur les délaissés du tram par exemple, pour créer des poumons verts,
  • au sein du quartier prévoir et multiplier des espaces ouverts de rencontre, espaces collectifs partagés, rattraper le déficit actuel (un seul square sur notre quartier),
  • dans cet esprit et pour les résidents de l’OPH aménager les espaces non bâtis : promenade, bancs, glisse, tables de ping pong …
  • préserver le site de l’antenne jeunes avenue Paul Signac pour un usage qui peut évoluer mais doit rester destiné au quartier
  • bd Aristide Briand : aménager l’espace sportif, de détente et de promenade prévu une fois les travaux du bassin de rétention achevés
  • 9 rue Paul Signac : maintenir le terrain multisport et valoriser l’espace contigu situé à l’arrière comme espace de rencontre, activités pour les jeunes (ping pong …)
  • rue Claude Bernard : maintenir le terrain multisports et valoriser l’espace situé à l’arrière pour un usage public ouvert partagé
  • les délaissés du tramway
  • d’une manière générale exploiter les futurs délaissés pour aménager les équipements publics – ceux qui manquent déjà du fait de la densification urbaine en cours et ceux que l’urbanisation future (urbanisation prévue de notre quartier, ZAC Boissière …) va nécessiter : équipements sociaux, scolaires, implantation déconcentrée de services municipaux de quartier, équipements sportifs (skate park de rayonnement ville ou agglo … ), équipements culturels : parmi les équipements prioritaires figure une médiathèque qui doit répondre aux besoins impératifs partagés par les quartiers du Bel Air et des Ruffins, et qui pourrait avoir un statut intercommunal. Parkings pour désengorger les rues et fluidifier le stationnement

Présence de l’eau

  • la mare du jardin Marcel Cachin (préserver)

  • le rûe Gobétue (renaturation)

  • la Fontaine des Hanots : la rendre visible lorsqu’interviendra le déplacement du bâtiment des Goélands.

Les activités – notamment économiques, culturelles, artisanales

Zones d’activité à préserver (notamment entre Paul Signac et l’actuelle A 86) – et emplacements actuels (serrurerie, menuiserie, …) afin de veiller au maintien de la mixité du tissu urbain qui est un garant du bien-vivre dans la ville

Lieux d’expression et ateliers d’artistes à préserver, créer, anticiper les opérations immobilières susceptibles d’affecter les ateliers d’artistes regroupés en collectifs. Il s’agit de favoriser et protéger une composante vitale qui contribue à l’identité et l’ouverture de la ville de Montreuil.

Constructions – habitat

Le quartier est caractérisé par un bâti R+2 maximum – Nous souhaitons que cette hauteur soit la limite des nouvelles constructions individuelles ou collectives, ainsi que des modifications apportées aux constructions existantes.

Le long des grands axes, et notamment sur les carrefours, cette hauteur doit naturellement être adaptée.

Les voies de circulation et de déplacement

  • Trottoirs : faire une priorité aux besoins des personnes à mobilité réduite – toute nouvelle voie ou aménagement doit intégrer la nécessité de rendre le cheminement adapté aux PMR : élargir les trottoirs, aménager des passages lors des changements de niveaux. Appliquer la législation.

  • Prévoir des bancs

  • Sécurité : tracé de la rue de Rosny – devant l’école Danton, la sortie des enfants s’effectue sur un trottoir étroit, la circulation est importante dans les 2 sens – bus … Nous souhaitons qu’à la faveur de projets futurs au carrefour de Rosny/Saint Antoine/Saint Just, une modification du tracé de la rue de Rosny permette l’aménagement d’un parvis sur le trottoir de l’école, où parents et enfants pourront attendre sans risques, tout en ralentissant la circulation.

  • Pistes cyclables : les penser en terme d’itinéraires – boucle des 3 parcs, Pierre de Montreuil, rue Saint Antoine, Nouvelle France, vers le Parc Montreau, la piscine, l’accès au site des murs à pêches – développer les arceaux et parkings à vélos, en installer à chaque création d’équipement

Le stationnement

Imposer que chaque nouvelle construction prévoie au minimum une place de parking par logement.

Contribution PLU-phase zonage réglementation – quartier Signac Murs à Pêches – page 2

Les actions du collectif Quatorze

  • Les Ateliers Cohésion d’Équipe
    Le collectif Quatorze, en partenariat avec la Koncepterie organise des activités de team-building via la création d’un catalogue d’actions à destination des entreprises locales. Celles-ci pourront contribuer à enrichir le projet de développement urbain des murs à pêches tout en créant du lien avec leur quartier, grâce aux interventions menées autour des murs (défrichage, concertation, réhabilitation, co-construction…) Participez à ce projet en tant qu’association ou en tant qu’entreprise ! Plus d’informations : contact@quatorze.cc

 

  • L’opération WeCo Phoenix dans les murs à Pêches
    La méthode WeCo, contraction de « Week end de Construction », est importée d’Amérique latine par le collectif Quatorze. Le principe est simple : un chantier bénévole sur quelques jours pour construire avec les habitants des bidons villes. L’idée n’est pas uniquement de rendre salubre un habitat précaire, c’est de créer du lien avec les bénéficiaires en amont et pendant l’opération, et de les former pour qu’ils sortent de la précarité de façon définitive.

Soudées pour le bien commun, quinze associations écrivent aux candidats.

Lettre ouverte aux candidat-e-s aux législatives dans la circonscription de Montreuil – Bagnolet

Madame, Monsieur,

Vous avez décidé de vous présenter devant les citoyens des villes de Montreuil et Bagnolet pour les représenter. Ces deux villes partagent une histoire, un patrimoine commun : celui des murs à pêches … Un modèle d’agriculture urbaine qui se développera et perdurera du XVIIIe au XXe siècle. Nos communes ont la chance de disposer, grâce à la lucidité des cultivateurs, à la fois de terrains où ce patrimoine est encore visible, mais aussi de collections historiques et de documents qui nous permettent de faire vivre une agriculture urbaine du XXIe siècle.

Depuis la disparition de la production, les associations ont pris le relais des cultivateurs pour faire vivre les parcelles abandonnées. Elles y ont restauré les murs, remis en culture les terres et ont développé des activités nouvelles à l’ambition d’éducation populaire : spectacle vivant, arts visuels, architecture, urbanisme, écologie, alimentation … C’est ainsi que se sont déployées, ici comme ailleurs, de nouvelles formes d’agriculture aux dimensions multiples. En témoignent les exemples de jardins d’insertion, familiaux, partagés, pédagogiques, mais aussi productifs, qui se sont développés en réinvestissant des terres abandonnées. Nos villes ne peuvent se passer de ces espaces d’expression et d’émancipation où les citoyens jardinent la ville et réinventent notre rapport à l’alimentation, à la nature et aux autres.

Nous observons depuis vingt ans que ce patrimoine est d’abord pensé par le politique comme une réserve foncière, afin de répondre au besoin de logements, d’équipements publics, d’infrastructures de transport. De plus, la contraction des financements, tant au niveau des collectivités territoriales que de l’Etat, condamne toute action publique d’ampleur pour ce patrimoine.

Pour ces raisons, les associations revendiquent depuis toujours la création d’une structure de gestion du site (GIP ou EPCC)* qui permette de mobiliser sur un socle de finances publiques des financements privés complémentaires : partenariat, mécénat, concession, prestations …

En tant qu’associations nous ne pouvons qu’apporter notre bonne volonté bénévole, nos compétences, nos collections historiques aussi. Mais hélas, cet engagement citoyen est vain s’il ne trouve pas de prolongement dans l’action publique. Il est urgent d’agir en responsabilité. Le politique ne peut pas avoir comme seule ambition de répondre aux besoins de logement, d’emploi ou de sécurité de nos concitoyens. Il est tout aussi essentiel de permettre à chacun de participer à la vie culturelle, sociale et économique du territoire.

Le site dit des Murs à Pêches ne peut continuer à être morcelé. Il doit garder l’intégrité de son territoire, indispensable au développement d’un projet qui doit désormais se matérialiser dans une structure de gestion, afin que son développement et son avenir ne dépendent plus exclusivement d’enjeux politiques locaux.

Nous voudrions connaître vos engagements pour le site des Murs à pêches, ainsi que sur l’appel à projet en cours « Inventons la métropole », qui morcelle une fois de plus ce patrimoine unique, dont la surface actuelle et la cohérence sont pourtant un gage de sa valeur. Les associations de la Fédération des Murs à Pêches et celles qui se joignent à ce courrier sont ouvertes à une rencontre.

Montreuil, le 1er mai 2017
Associations de la fédération :
Ecodrom, La Graffiterie, Le Fer à coudre, Le Sens de l’humus, Lez Arts dans les murs, Murs à Pêches, Oxymore, Racines en ville, RecupCrea, Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Théâtre de la girandole, TIGe.

Autres associations signataires :
Jardin de la Lune, Montreuil environnement, Rêve de Terre.


*Groupement d’Intérêt Public, Établissement Public de Coopération Culturelle

 

Télécharger le fichier : Lettre aux candidats aux législatives 2017

Bessac, magicien !

Montreuilloises, Montreuillois, le grand magicien, illusionniste Patrice B, aidé de ses assistants, fît apparaître une « maison » en septembre 2016. Bientôt, dans un futur proche, ce grand prestidigitateur fera disparaitre cette même maison dite « des murs à pêches ». Très fort !

Et comme les grands magiciens ne révèlent jamais leurs secrets, nous le faisons pour vous. Ce « symbole du retour de la puissance publique sur le site des murs à pêches » se volatilisera précisément parce que les terrains seront vendus à des promoteurs. À qui ? Au choix, Bouygues, Amétis ou REI habitat, aussi connus pour leurs fantastiques tours de magie rue Danton !

Montreuil : vers une écolonomie ?

Nous vous présentons un film documentaire de Béatrice TURPIN pour Alternatiba, traitant des initiatives à Montreuil. Qu’est-ce qui motive l’écologie ? Un tour de toutes les alternatives : l’Apedec, la monnaie la Pêche, Vélo école, la Fabrique, la Collecterie, Le tardigrade, Écodrom, le Rucher École, le groupe scolaire à énergie neutre Stéphane Hessel et les Zéfirottes, Montreuil en transition. Saviez-vous que le service propreté de la ville de Montreuil ne retire plus les mauvaises herbes qui poussent entre les fissures des trottoirs ?

Les jeunes de l’I.M.Pro en chantier aux Murs à Pêches !

Tous les lundi matins pendant trois mois, les jeunes de l’Institut Médical Professionnel Suzanne Brunel de Vitry sur Seine et leur encadrant viennent donner un coup de main dans la parcelle de l’association des Murs à Pêches. Au programme : fabrication et montage d’une porte pour faciliter l’accès à la deuxième partie du terrain, déraciner et récolter les pierres du mur mitoyen à la parcelle des jardins partagés, en vue de sa reconstruction.

Joseph, Dominique, et Martha  bénévoles de l’association sont présents pour accompagner, transmettre leur savoir et s’assurer que personne ne manque de travail.

Chaque session se termine par un repas convivial bien mérité à l’épicerie solidaire, rue saint Antoine !

Des élus pas très sérieux qui arrangent des promoteurs immobiliers!

Le 9 février dernier, Monsieur Patrice Bessac et ses acolytes publiaient sur le site de la Ville de Montreuil une Déclaration au sujet de La Reconversion de l’Usine EIF (A lire ici). L’occasion pour MAP de relever dans ce texte un ensemble de termes et d’arguments qui sont au cœur du désaccord.

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On pouvait notamment y lire : « La ville de Montreuil, la Métropole du Grand Paris (…), souhaitent participer d’une manière ou d’une autre à la valorisation de ce site remarquable ». C’est précisément ce « d’une manière ou d’une autre » qui pose problème. Sans vergogne, nos chers élus avouent ici leur déplorable tendance au suivisme. Faute de vision d’ensemble et d’objectifs à long terme, ils se contentent d’attraper les trains en marche et peu importe où cela doit nous mener.

A grand renfort de « philosophie », les signataires annoncent l’avènement d’un projet « innovant » et « ambitieux ». La vacuité effarante de tels propos occulte cependant la réalité des faits : des financeurs privés (qui sont des promoteurs immobiliers, oui vous avez bien lu, des promoteurs immobiliers !), des intérêts qui le sont tout autant, des logements, des bâtiments, des équipements… Elle nous permet au passage de clarifier notre position : la nature n’a pas attendu l’homme pour être innovante et, elle, tout comme nous, se passerait volontiers de projets parasites.

EIF reconverti, une « vitrine » pour les Murs à pêches nous dit-on. Une de plus… à rajouter aux cortèges funèbres d’infrastructures qui grignotent peu à peu un espace naturel précieux. Chaque mandature s’obstine à penser a l’envers en fabriquant sa propre devanture avant même d’avoir fait le moindre effort d’imagination. Chacun y va de sa vitrine miracle, cachant en vérité une arrière boutique ou règne l’incapacité totale et chronique à concevoir une stratégie globale et respectueuse du site.

C’est ensuite du « passé » et du « futur » dont il est question. Là encore, les leçons à tirer divergent, tout comme les caps a suivre. L’équipe en place n’aura pas mis longtemps à jeter l’éponge, prétextant que « les interventions de la municipalité sont insuffisantes »  (alors même qu’un budget pluriannuel dédié a la préservation du site sommeille dans les caisses de la ville). L’avenir des Murs à Pêches nécessiterait, apprend-on, une « ambition métropolitaine » dont on ne connaît aujourd’hui pas grand chose, si ce n’est un garage à tramways en devenir et un appel à projet énigmatique.

Face à cette cuisine administrative fade et sans lendemain, nous opposons un tableau concret et chatoyant. L’espace urbain a besoin d’un sérieux verdissement. Et pour être viable et durable, la métropole doit faire place aux arbres, aux plantes et aux sentiers. D’ou cette sanctuarisation que nous réclamons. Peu couteuses à entretenir, les zones vertes sont les incontournables richesses du futur, les seules sur lesquelles il convient aujourd’hui de miser.

A défaut de pouvoir rassurer et convaincre « les amoureux du site », la Ville de Montreuil les invite une fois de plus à « dialoguer ». La concertation est cependant un leitmotiv municipal auquel nous avons, avec d’autres, cessé de croire… Car nous sommes de ceux qui pensons que rien ne sert de discuter du sort de l’accusé une fois ce dernier condamné à mort.

Le Mage/Joc

Un enjeu crucial

Chers lecteurs.

 A croire que nous ne sommes pas seuls a militer contre
 les courants destructeurs du Grand Paris.
 Voici un article du 13 février, publie dans Libération 
 par Albert Levy, architecte urbaniste.
 On y apprend combien la préservation des espaces verts
 est un enjeu crucial pour l avenir.
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Un « joyau » vendu à la découpe?

« Joyau » , voilà l’expression utilisée par Monsieur Patrice Bessac, Maire de Montreuil, pour qualifier le territoire des Murs à Pêches.

« Retour de la puissance publique », voilà la dynamique que notre édile souhaitait instaurer durant sa mandature pour sauver ce même territoire.

Protection renforcée, gestion globalisée, concertation, rénovation et mise en valeur, voilà enfin ce dont il était encore question en septembre dernier lors de l’inauguration de la Maison des Murs à pêches, soigneusement orchestrée à l’occasion des Journées du Patrimoine.

Et Pourtant une partie de ce « joyau » publique s’apprête à être vendu en catimini à un groupement privé au service du « Grand Paris ».

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En réponse à cette embardée surprenante, le Conseil de quartier Signac-Murs à pêches, la Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Lez’arts dans les murs, Les Ateliers de la Nature, Montreuil Environnement, Racines en Ville, Rêve de Terre, Sens de l’Humus, l’association des Murs à Pêches et … souhaitent réagir.

Dans une lettre ouverte à Monsieur le Maire de Montreuil, ils demandent instamment le retrait du site dit EIF (comprenant des parcelles de murs à pêches) de l’appel à projets de la Métropole du Grand Ville et prient la Ville de se prononcer clairement en faveur d’une politique globale et concertée de sauvegarde du site.

Cliquer ici pour la lettre ouverte du Conseil de quartier à Monsieur le Maire

Acte 1 Appat de loups

ACTE 1 : 21 juillet 2016, rue Pierre de Montreuil

Il est des jours où l’on se persuade que l’avenir des Murs à Pêches est loin d’être chantant.

Il est des jours où la colère vous prend.

Alors que je passais,pendant l’été, devant le 53 de la rue Pierre de Montreuil, j’ai assisté à une scène particulièrement brusque.

D’une maison squattée, les affaires jetées sur le trottoir. Les vigiles chargés de faire taire les mécontents et d’écarter les curieux. Et surtout, ces tôles de 3 mètres de haut, clouées à la hâte, fermant progressivement l’accès et la vue sur cette petite maison de briques rouges, élément constitutif de notre paysage quotidien.

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Il y a quelques années, au même endroit, juste au pied de l’arrêt de bus, des dahlias étaient vendus.

Derrière cette bâtisse, deux parcelles remarquables, bordées d’un côté par la prairie, de l’autre par une parcelle municipale qui sert de dépôt à une entreprise de BTP. On y regarde avec plaisir les murs parfaitement linéaires, les enduits plans, les résidus de chaperon et les squelettes de pommiers qui témoignent d’un passé défiant les années.

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Nous avons maintes fois demandé, et persistons, le classement de cette zone en espace naturel, insistant sur son grand potentiel et sa position stratégique : l’entrée idéale pour accéder au site classé, à la prairie, au magnifique Jardin de la Lune… En réponse à nos propositions, d’abord des silences gênés et maintenant des justifications foireuses.

Cette même zone est aujourd’hui classée en zone constructible hauteur 23 mètres, sans compter les ristournes et autres légèretés que pourrait accorder le PLU imbécile de la précédente mandature. (Cher lecteur, une correction, la hauteur n’est pas de 23 mètres, après re-lecture du règlement de la zone U map, la hauteur pour les logements serait possible jusqu’à 15M60 et pour les équipements publics ou d’intérêt collectif pas de hauteur limitative indiquée! Les parcelles peuvent être construites sur une emprise au sol  de 65% et cette emprise peut atteindre pour du logement jusqu’à 90%, en utilisant les « optimisations » permises)

Quelle est la politique municipale ?

La Mairie affirme vouloir s’engager dans une action de sauvegarde et de mise en valeur des Murs à Pêches. Et pourtant…

Avec une partie de l’enveloppe dédiée à la maintenance, sous prétexte fallacieux de sécurisation, elle détruit le mur donnant sur la rue Pierre de Montreuil.

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Prétendant qu’il faut céder les « délaissés » (tu parles d’un « délaissé !) pour avoir les moyens de sauver les espaces classés, elle accueille les promoteurs qui ne garderont des MAP qu’un argument de vente sur une plaquette faussement idyllique. Nul doute qu’en abattant les murs, en remuant le sol, en élevant un immeuble, ils mettront définitivement fin aux potentialités de cet espace d’ouverture.

N’y a-t-il pas un paradoxe à vouloir sauvegarder des murs tout en fracassant des linéaires bien portant ?

N’est-ce pas absurde que d’inviter le badaud à découvrir les MAP dans un préfabriqué isolé, ouvert à ce jour une demie-journeé par semaine, alors même qu’une maison charmante, idéalement placée, s’offre à la préemption ?

Mais qu’on se le dise : « Il faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ».

A suivre : Acte 2

Pascal MAGE