Atelier enduits en terre à Fruits Défendus samedi 14 juin

Enduits de terre crue – Atelier découverte 

14 juin 2025 à Montreuil (93) 

L’atelier Terrae project vous propose une journée immersive pour découvrir et expérimenter l’enduit de finition en terre crue. 

Ce savoir-faire ancestral constitue une réponse à la fois écologique et innovante face aux enjeux climatiques, tout en inspirant de nouvelles façons de concevoir nos habitats, présents et futurs. Au cours de cette journée, vous acquerrez les bases essentielles pour intégrer la terre crue dans vos projets en combinant compréhension des matériaux et conscience écologique.
Une initiation enrichissante pour imaginer et façonner des espaces sains, durables et uniques. 

Cet atelier est ouvert à toutes et tous, sans besoin d’expérience préalable.

Objectif de l’atelier


Une journée pour acquérir les bases théoriques et pratiques des enduits de finition en terre crue :
comprendre la matière, manipuler, expérimenter, et appliquer sur un support réel.

Programme de la journée

  • Qu’est-ce que la terre crue ? Propriétés et composants
  • Tester et évaluer la terre
  • Différencier : enduit de corps, enduit de finition, enduit décoratif
  • Préparer un support
  • Recettes de mortiers
  • Préparation d’un mortier de terre
  • Application sur mur (exercice collectif en situation réelle)

Infos pratiques

Quand : le 14 juin 2025 à Montreuil (93)
Lieu : Association Fruits Défendus – 22 rue Pierre Jean de Béranger, 93100 Montreuil

Arrêts de bus : Parc Montreau ou Fort de Rosny
Horaires : 10h00 – 17h00 (pause déjeuner d’environ 45 minutes)
Groupe : 5 à 10 participant·es
Tarif : 90 € TTC / personne + adhésion obligatoire à l’association Fruits Défendus

Inscription 

Pour confirmer et finaliser votre inscription, deux paiements distincts sont nécessaires :

  1. Le paiement de l’inscription à l’atelier via le lien suivant : Formulaire Inscription Atelier
  2. L’adhésion obligatoire à l’association Fruits Défendus, qui nous accueillera sur le lieu de l’atelier (La cotisation est libre, mais une participation minimale de 3 € est conseillée) via le lien suivant : fruits defendus | HelloAsso

Sara Ranieri | Terrae project

Création murale écologique

Tel +33 (0) 752851197

info@terraeproject.com

www.terraeproject.com 

Instagram

Chasse aux photos à Fruits Défendus

Cette semaine ont commencé des ateliers photos pour les classes

« Apprendre à voir »

Avec la photographe montreuilloise Virginie Pérocheau

www.virginieperocheauphotographe.com

http://www.instagram.com/virginieperocheau_officiel

SUR LA TRACE DES PORTS AU PLÂTRE SUR LA SEINE

Une visite historique guidée par Vincent Farion et Jacques Hantraye

Rendez-vous dimanche dernier 11 mai à 8h45 juste à coté de la gare de la Frette-Montigny. Départ à 8h08 de la gare st Lazare sur le transilien ligne J pour 20 mn de trajet. Une balade à pied de 4,5 km qui nous emmènera jusqu’à Herblay.

Nous allons explorer la partie du Bassin platrier de Paris situé sur les trois communes de Montigny, d’Herblay et de Cormeille, où le gypse s’est formé il y a 38 millions d’années!

Il y avait trois ports sur la Seine:

Nous démarrons la balade devant l’entrée d’une carrière

Avant/après

Les plâtriers -les exploitants des carrières – vendaient les blocs de gypse, qu’on appelait « plâtre en pierre ». Les blocs étaient de taille irrégulière puisque destinés à être broyés par les clients. On vendait le gypse broyé, le plâtre, uniquement aux entreprises locales.

Les blocs étaient d’abord chargés sur des charettes tirées par des chevaux, puis déplacés dans les berlines, nom des wagonnets du manigand qui descendait sur les rives de la Seine, et enfin déposés le long du chemin de halage pour être chargés sur les bateaux. On pouvait charger les berlines jusqu’à 500 kg de « plâtre en pierres « 

En route vers le Belvédère

Le Belvédère …

la plateforme où l’on chargeait les berlines

Nous commençons à descendre

Nous continuons la descente… tout en admirant le panorama

Et arrivons dans le village de La Frette où se trouve l’église St Nicolas, juste au bord de la Seine.

St Nicolas est le patron des mariniers. Les entreprises de commerce de plâtre étaient basées en ville, notamment à Rouen. Sur place, les chargements étaient organisés par les chefs de ports qui étaient également maires de leurs villages; les facteurs de plâtre étaient des contremaitres qui dirigeaient les ouvriers. Ces fonctions se transmettaient dans les mêmes familles, les Macaire, les Pommier, les Lambert…

Le chargement était fait par les bardeurs et les débardeurs. Ils chargeaient et déchargeaient les blocs sur leur dos sur une sorte de civière en bois ou sur des charettes; il y avait ni port ni quai, mais une estacade (ponton)

Les bateaux étaient de formes variées, et ceux avec un fond plat et un grand gouvernail, s’appelaient « besognes ». La péniche aux dimensions précises est apparue au milieu du XIXe siècle

Les « pierres en plâtre «  circulaient en aval de la Seine et étaient livrées principalement en normandie, picardie, nord de la France et Belgique, mais aussi jusqu’à Hambourg au nord ou jusqu’au Portugal au sud, le long de la côte atlantique, et même aux Etats-unis!

Nous cheminons le long de la Seine et arrivons en bas du manigand

Aujourd’hui /avant

Nous remontons vers Herblay et remarquons une belle maison en plâtre

Sur l’autre rive, la station d’épuration des eaux de Paris

Nous arrivons à l’église St Martin d’Herblay où la voute de la nef a été realisée en plâtre offert par les mariniers au 19e s.

Sur l’extérieur de l’église, au XIXe siècle, des mariniers ont gravé des graffiti représentent les besognes, sortes de ex voto

Visite terminée, une autre est programmée par le musée du plâtre

Il reste de la place pour la prochaine visite sur la trace des Ports au Plâtre, dimanche 22 juin : Inscriptions Ports au Plâtre 22 juin

VISITES DE LA CARRIÈRE DE CORMEILLES

Panorama sur l’ancienne carrière à ouvert et parcours dans les zones remises en état et revégétalisées

les dates des 16 mai, 13 juin et 27 juin sont complètes, mais il reste de la place pour celle du 6 juin, spéciale découverte de la biodiversité dans l’ancienne carrière et les zones remises en état : Inscriptions carrière de Cormeilles 6 juin

Présentation et bulletin d’inscription (si paiement par chèque)Inscription et paiement en ligne

Musée du Plâtre

Secrétariat : Maison des Arts 9 rue du Château 95170 Deuil-la-Barre

Tél. +33 (0)1 39 97 29 68 museeduplatre@orange.fr

Site internet :https://www.museeduplatre.fr/
Page facebook : facebook museeduplatre

Association Loi 1901 – RNA : W951000685 – SIRET : 439 874 959 00034

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Visite aux Murs à Pêches.

Le jeudi 17 avril 2025, les Murs à Pêches ont accueilli un groupe de salariés de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), venus découvrir le site, mêlant patrimoine, écologie urbaine et engagement associatif. Cette visite avait pour objectif de sensibiliser les participants aux enjeux de préservation de la biodiversité dans un territoire en mutation, tout en valorisant les actions menées localement.

Accompagnés par plusieurs membres des associations actives sur le site, et d’un agent de la ville, les visiteurs ont pu explorer les différents jardins et espaces préservés, témoins d’un écosystème riche et fragile. Un membre de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) Arnaud Chambon a également partagé son expertise sur l’avifaune locale et les pratiques favorables à sa préservation.

Les échanges ont permis de mettre en lumière les actions collectives en faveur du vivant menées au sein des Murs à Pêches, tout en ouvrant la voie à de possibles coopérations pour renforcer la protection du site.

Adrien Bridet

SAUVONS LE PATRIMOINE VERNACULAIRE DES MAP !

Sauvons une des dernières maisons d’horticulteur des Murs à pêches de Montreuil

Fruits défendus est une association située dans le site des « Murs à pêches » de Montreuil où elle développe depuis 2018 un projet de ferme urbaine. Sur le terrain, il y a une maison, certes vétuste, mais qui constitue un témoignage rare de ce que pouvait être l’habitat des horticulteurs du Haut-Montreuil au début du siècle dernier.
Elle s’appuie sur un mur à pêches et un magnifique pin semble vouloir la protéger. Car oui, elle est menacée !

La Ville de Montreuil souhaite procéder prochainement à sa démolition car elle estime qu’elle est dangereuse et menace de s’effondrer.

Or, cette décision s’appuie sur les conclusions d’inhabitabilité de la maison formulées par son Service d’Hygiène et de Santé en 2019 afin de reloger les squatteurs qui l’occupaient à l’époque…

Insalubre certes, mais dangereuse, vraiment ? Un diagnostic réalisé la même année par un architecte DPLG, établit au contraire une première liste de travaux nécessaires pour la conservation et l’habitabilité de la maison. C’est pourquoi, nous envisagions d’engager sa rénovation afin d’y organiser nos réunions, ranger nos outils et autres matériels régulièrement volés, entreposer nos légumes et nos fruits, et même installer un poulailler. 

La démolition est imminente mais nous avons obtenu début avril un délai supplémentaire de la part de la Ville afin de constituer un dossier solide.
Nous avons déjà contacté un archéologue du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et des architectes de l’Université de Munich qui confirment l’intérêt patrimonial de cette petite maison.
Pour compléter ce dossier et le premier diagnostic réalisé en 2019, nous devons mandater un bureau d’études structure.

Nous avons donc besoin de votre soutien financier pour faire réaliser une étude structurelle d’un montant de 960 €.


Alors nous comptons sur vous pour sauver ce patrimoine vernaculaire des MAP !

Suivez ce lien sur helloasso

https://www.helloasso.com/associations/fruits-defendus/collectes/sauvons-une-des-derniere-maison-d-horticulteur-des-murs-a-peches-de-montreuil

Un immense merci d’avance

Recherche du Puits au 7 rue Saint-Just

Une série de photos aériennes ont été collectées sur le site : https://remonterletemps.ign.fr pour permettre une étude approfondie de l’évolution de la parcelle occupée aujourd’hui par l’association d’Un Peu Plus Pré et l’école alternative l’Espace L’Art à Palabres.

A l’aide d’un repérage systématique, et à force de tâtonnement, un puits a pu être retrouvé.


En 1926, on peut observer une tâche sombre au centre de la parcelle laissant supposer la présence d’un puits.

La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1926

En 1936, ce point s’est déplacé au sur le devant de la parcelle :

La parcelle d’un Peu Plus Pré en 1936

En 1951, le cercle noir est toujours visible et confirme la tâche observée en 1936 :

La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1951


En 1962, une maison s’est construite sur la parcelle. Un ouvrage cylindrique occupe en lieu et place la tâche noire observée sur les deux photos précédentes. On peut supposer que la margelle du puits a été confortée ou qu’une toiture a été mise en place au dessus de la potence du puits.

La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1962

Le repérage théorique étant fait, il fallait maintenant passer à la pratique, à savoir la recherche de l’ouvrage sur le terrain. Après deux heures de combat avec les ronces et un débroussaillage intensif, les premières maçonneries du puits apparaissent. Partiellement détruit, un demi cylindre émerge de la terre.

La maçonnerie émerge

Dans les années 1990, lors de la destruction de la maison construite dans les années 1960, un fossé anti-caravane a été creusé dans l’axe de ce puits. Le puits repéré, il ne reste plus qu’à creuser.

Des blocs de calcaire, des tessons de tuiles, bouts de ferraille en tout genre et blocs de béton sont sortis au seau. Petit à petit, un chaperon de béton ferraillé se dessine, planté à la vertical dans les gravats du puits.

Blocs de calcaire

Reste de chaperon béton

Pour améliorer le confort de travail, la partie manquante du puits va être remaçonnée permettant ainsi de sécuriser la margelle haute du puits et de sceller les pierres qui pourraient se détacher.

Une potence, une poulie et des seaux vont pouvoir être installés pour faciliter le curage du puits.

Restauration de la partie manquante du puits

Jusqu’à maintenant le déblais/remblais créé à l’entrée du jardin par le fossé anti-caravane et le roncier y prenant place, constituaient un dispositif écran assurant un filtre à l’entrée de la parcelle, une sorte de rideau d’intimité donnant une impression de friche mystérieuse lorsque l’on passe devant rue Saint-Just. La passerelle, les marches, le taillis de ronce marquent le seuil de l’entrée du jardin, une rupture entre la rue et le cocon.

La découverte et la mise au jour du puits a chamboulé tout ce dispositif. Comment réorganiser l’espace ? Le puits marque un lieu, un usage. Dès lors, il est le point de départ d’un nouveau recoin, d’une nouvelle placette. Oh bonheur ! Le vidage de ce trou nous offre des matériaux en échange du soin que nous lui apportons. Il semble que ce dernier ait été comblé avec les gravas du mur détruit sur la rue Saint-Just. Calcaire et béton…. Cette ressource à portée de sceau s’impose à elle comme une des matières premières pour envisager le modelage et la mise en valeur de la topographie. Comme toujours, on réutilise sur place tout ce que la parcelle peut nous offrir.

C’est ainsi que les futurs massifs plantés, les bordures, les murets et les murs se dessinent un peu plus chaque jour de manière empirique. Paysage de l’économie, paysage du réemploi se créant autour d’un outil indispensable au jardin et au jardinier : la ressource en eau.

L’eau affleurant à 2.80m, il est temps d’installer une pompe et de continuer le curage les pieds dans l’eau. Pour l’instant le creusement s’est arrêté à environ 4.50, ce qui veut dire qu’il y a environ 1.70m d’eau dans le fond du puits. Le fond n’a pas été atteint, mais ce n’est que partie remise…

Extraction du chapeau béton

Paysage de murets en gravats posés à sec

Les futures terrasses plantées

Curage du puits

Après avoir débouché et remis en état et en eau le puits sur la parcelle de l’association Murs à Pêches, Fabien s’attèle maintenant à faire de même pour celui présent sur le terrain qu’il entretient.

Fresque métro Mairie de Montreuil

Photographie Véronique Ellena.

La céramiste qui a réalisé la fresque à Montreuil s’appelait Anne Marie Fontaine . Elle était céramiste à Sèvres  Elle a créé cette œuvre en 1937 et est morte en 1938 à 38 ans ..

A l’autre bout de la ligne, à Pont de Sèvres, une céramique est également visible, moins poétique (et très abimée, c’est dommage ) elle a été conçue par Henri Rapin en 1934. Nous devons cela à la manufacture de Sèvres où il y actuellement une exposition. https://www.sevrescitecer

amique.fr/prog

Encyclopédie Murale

Impasse Gobetue la fresque retraçant l’évolution des formes fruitières à Montreuil depuis le XVIIème siècle est achevée. Les noms des formes seront fixés prochainement.