Le jeudi 17 avril 2025, les Murs à Pêches ont accueilli un groupe de salariés de l’Office Français de la Biodiversité (OFB), venus découvrir le site, mêlant patrimoine, écologie urbaine et engagement associatif. Cette visite avait pour objectif de sensibiliser les participants aux enjeux de préservation de la biodiversité dans un territoire en mutation, tout en valorisant les actions menées localement.
Accompagnés par plusieurs membres des associations actives sur le site, et d’un agent de la ville, les visiteurs ont pu explorer les différents jardins et espaces préservés, témoins d’un écosystème riche et fragile. Un membre de la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO) Arnaud Chambon a également partagé son expertise sur l’avifaune locale et les pratiques favorables à sa préservation.
Les échanges ont permis de mettre en lumière les actions collectives en faveur du vivant menées au sein des Murs à Pêches, tout en ouvrant la voie à de possibles coopérations pour renforcer la protection du site.
Sauvons une des dernières maisons d’horticulteur des Murs à pêches de Montreuil
Fruits défendus est une association située dans le site des « Murs à pêches » de Montreuil où elle développe depuis 2018 un projet de ferme urbaine. Sur le terrain, il y a une maison, certes vétuste, mais qui constitue un témoignage rare de ce que pouvait être l’habitat des horticulteurs du Haut-Montreuil au début du siècle dernier. Elle s’appuie sur un mur à pêches et un magnifique pin semble vouloir la protéger. Car oui, elle est menacée !
La Ville de Montreuil souhaite procéder prochainement à sa démolition car elle estime qu’elle est dangereuse et menace de s’effondrer.
Or, cette décision s’appuie sur les conclusions d’inhabitabilité de la maison formulées par son Service d’Hygiène et de Santé en 2019 afin de reloger les squatteurs qui l’occupaient à l’époque…
Insalubre certes, mais dangereuse, vraiment ? Un diagnostic réalisé la même année par un architecte DPLG, établit au contraire une première liste de travaux nécessaires pour la conservation et l’habitabilité de la maison. C’est pourquoi, nous envisagions d’engager sa rénovation afin d’y organiser nos réunions, ranger nos outils et autres matériels régulièrement volés, entreposer nos légumes et nos fruits, et même installer un poulailler.
La démolition est imminente mais nous avons obtenu début avril un délai supplémentaire de la part de la Ville afin de constituer un dossier solide. Nous avons déjà contacté un archéologue du Conseil départemental de Seine-Saint-Denis et des architectes de l’Université de Munich qui confirment l’intérêt patrimonial de cette petite maison. Pour compléter ce dossier et le premier diagnostic réalisé en 2019, nous devons mandater un bureau d’études structure.
Nous avons donc besoin de votre soutien financier pour faire réaliser une étude structurelle d’un montant de 960 €.
Alors nous comptons sur vous pour sauver ce patrimoine vernaculaire des MAP !
Une série de photos aériennes ont été collectées sur le site : https://remonterletemps.ign.fr pour permettre une étude approfondie de l’évolution de la parcelle occupée aujourd’hui par l’association d’Un Peu Plus Pré et l’école alternative l’Espace L’Art à Palabres.
A l’aide d’un repérage systématique, et à force de tâtonnement, un puits a pu être retrouvé.
En 1926, on peut observer une tâche sombre au centre de la parcelle laissant supposer la présence d’un puits.
La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1926
En 1936, ce point s’est déplacé au sur le devant de la parcelle :
La parcelle d’un Peu Plus Pré en 1936
En 1951, le cercle noir est toujours visible et confirme la tâche observée en 1936 :
La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1951
En 1962, une maison s’est construite sur la parcelle. Un ouvrage cylindrique occupe en lieu et place la tâche noire observée sur les deux photos précédentes. On peut supposer que la margelle du puits a été confortée ou qu’une toiture a été mise en place au dessus de la potence du puits.
La parcelle d’Un Peu Plus Pré en 1962
Le repérage théorique étant fait, il fallait maintenant passer à la pratique, à savoir la recherche de l’ouvrage sur le terrain. Après deux heures de combat avec les ronces et un débroussaillage intensif, les premières maçonneries du puits apparaissent. Partiellement détruit, un demi cylindre émerge de la terre.
La maçonnerie émerge
Dans les années 1990, lors de la destruction de la maison construite dans les années 1960, un fossé anti-caravane a été creusé dans l’axe de ce puits. Le puits repéré, il ne reste plus qu’à creuser.
Des blocs de calcaire, des tessons de tuiles, bouts de ferraille en tout genre et blocs de béton sont sortis au seau. Petit à petit, un chaperon de béton ferraillé se dessine, planté à la vertical dans les gravats du puits.
Blocs de calcaire
Reste de chaperon béton
Pour améliorer le confort de travail, la partie manquante du puits va être remaçonnée permettant ainsi de sécuriser la margelle haute du puits et de sceller les pierres qui pourraient se détacher.
Une potence, une poulie et des seaux vont pouvoir être installés pour faciliter le curage du puits.
Restauration de la partie manquante du puits
Jusqu’à maintenant le déblais/remblais créé à l’entrée du jardin par le fossé anti-caravane et le roncier y prenant place, constituaient un dispositif écran assurant un filtre à l’entrée de la parcelle, une sorte de rideau d’intimité donnant une impression de friche mystérieuse lorsque l’on passe devant rue Saint-Just. La passerelle, les marches, le taillis de ronce marquent le seuil de l’entrée du jardin, une rupture entre la rue et le cocon.
La découverte et la mise au jour du puits a chamboulé tout ce dispositif. Comment réorganiser l’espace ? Le puits marque un lieu, un usage. Dès lors, il est le point de départ d’un nouveau recoin, d’une nouvelle placette. Oh bonheur ! Le vidage de ce trou nous offre des matériaux en échange du soin que nous lui apportons. Il semble que ce dernier ait été comblé avec les gravas du mur détruit sur la rue Saint-Just. Calcaire et béton…. Cette ressource à portée de sceau s’impose à elle comme une des matières premières pour envisager le modelage et la mise en valeur de la topographie. Comme toujours, on réutilise sur place tout ce que la parcelle peut nous offrir.
C’est ainsi que les futurs massifs plantés, les bordures, les murets et les murs se dessinent un peu plus chaque jour de manière empirique. Paysage de l’économie, paysage du réemploi se créant autour d’un outil indispensable au jardin et au jardinier : la ressource en eau.
L’eau affleurant à 2.80m, il est temps d’installer une pompe et de continuer le curage les pieds dans l’eau. Pour l’instant le creusement s’est arrêté à environ 4.50, ce qui veut dire qu’il y a environ 1.70m d’eau dans le fond du puits. Le fond n’a pas été atteint, mais ce n’est que partie remise…
Extraction du chapeau béton
Paysage de murets en gravats posés à sec
Les futures terrasses plantées
Curage du puits
Après avoir débouché et remis en état et en eau le puits sur la parcelle de l’association Murs à Pêches, Fabien s’attèle maintenant à faire de même pour celui présent sur le terrain qu’il entretient.
La céramiste qui a réalisé la fresque à Montreuil s’appelait Anne Marie Fontaine . Elle était céramiste à Sèvres Elle a créé cette œuvre en 1937 et est morte en 1938 à 38 ans ..
A l’autre bout de la ligne, à Pont de Sèvres, une céramique est également visible, moins poétique (et très abimée, c’est dommage ) elle a été conçue par Henri Rapin en 1934. Nous devons cela à la manufacture de Sèvres où il y actuellement une exposition. https://www.sevrescitecer
Impasse Gobetue la fresque retraçant l’évolution des formes fruitières à Montreuil depuis le XVIIème siècle est achevée. Les noms des formes seront fixés prochainement.
Ouvertures des parcelles. Déambulez dans les différents jardins, vous serez surpris par leurs diversités et beautés, souvent les jardiniers seront là pour échanger avec vous. Vous pourrez vous asseoir, discuter, regarder, lire, apprécier.
Programme de l’association des Murs à Pêches (Au fond de l’impasse Gobétue)
Samedi et Dimanche de 11h à 18h.
Visites commentées 11h et 17h
Exposition Passé, Présent, et Futur.
Visite libre des jardins
Mais également
Ouverture les après-midi des jardins de Vivre les Murs, du Sens de l’humus, du Jardin de la Lune, du Verger de Patrick et Geneviève, impasse Gobetue
l’association Tige propose à 15h visite land art dont le thème est le gypse.
Murama
Exposition en réalité augmentée dans les Murs à Pêches de Lolita Bourdet
Et la programmation de la fédération des murs à pêches, avec mille propositions.
Roger est un des très rares producteur de fleurs dans les Murs à Pêches.
Comme chaque année à la Toussaint il propose à la vente une collection impressionnante de chrysanthèmes et aussi des pensées, sauge décorative, …
Exemple de prix : un pot 5€, une jardinière 10€.
Ouvert de 8h à 18h tous les jours y compris samedi et dimanche jusqu’à la Toussaint au 96 rue St Antoine (du côté de la rue de la Nouvelle France, derrière la piscine).
Il y a aussi impasse gobétue les jardins de la lune, racine en ville, vivre les murs, sens de l’humus, la fabuleux verger de patrick Fontaine et le verger patrimoniale de l’association murs à pêches, (samedi et dimanche)
Le musée des murs à pêches au jardin école , dimanche après-midi