The Conversation est un média généraliste et grand public qui s’appuie sur un modèle éditorial unique de collaboration entre chercheurs et journalistes. C’est le premier média mondial d’expertise, avec des articles basés sur la recherche.
The Conversation pose la question : « comment dépolluer les friches industrielles ? » et donne l’exemple de la « dépollution » des sols par les plantes. Ces deux articles sont stimulants et nous incitent à préciser la situation actuelle des Murs à Pêches.
Nous savons que rien n’est simple, les cas cités ne sont pas forcément transposables aux Murs à Pêches. Mais nous avons toujours décidé d’agir sur ces questions. Encore aujourd’hui, nous cherchons à améliorer la prise en charge, et nous sommes de plus en plus nombreux dans ce travail.
Il existe aux Murs à Pêches au moins quatre types de pollution :
– Industrielle, liée à des activités de teinturerie démarrées au XIXᵉ siècle. sur le site L’EIF, l’association Reste Ensemble, membre de la Fédération des Murs à Pêches, mène ce combat en fer de lance ;
– Dépôts divers et variés, parfois de produits toxiques. Cela est devenu informel mais persistant. Les riverains et les associations s’en plaignent. Néanmoins, un gros travail avait été fait sous le mandat de Voynet pour faire arrêter ces pratiques commerciales officielles, sous la pression des habitants de l’est du site ;
–Pollutions liées aux pratiques de réparation automobile. Il serait intéressant que la collectivité ouvre une plateforme technique solidaire pour centraliser des pratiques aujourd’hui éparpillées. Cela permettrait de concilier une activité nécessaire sur un territoire défavorisé avec une politique innovante.
– Des terres horticoles, pour laquelle un suivi sérieux est mis en place par la municipalité sur les jardins qui le souhaitent. Nous agissons directement sur ces pollutions par différents procédés et nous surveillons et évaluons.
Nous sommes friands de vos retours et propositions et vous souhaitons une bonne lecture.
La France trahit ses engagements et met en danger la santé de ses citoyennes et citoyens ! Le silence est rompu : c’est l’heure d’agir.
Nous, citoyennes et citoyens, exigeons que la France mette fin à l’empoisonnement silencieux de ses habitantes et habitants – et de son environnement. Les pesticides de synthèse — insecticides, herbicides, fongicides — sont omniprésents : dans l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, les sols qui nourrissent notre alimentation, et aussi dans nos corps. Chaque année, plus de 65 000 tonnes de substances actives sont répandues sur notre territoire, malgré leur danger avéré.
L’INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale), l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité pour la prévention des risques professionnels), la Mutualité Sociale Agricole et de nombreuses études épidémiologiques ont démontré les liens probables ou avérés entre l’exposition aux pesticides et des pathologies graves : maladie de Parkinson, cancers de la prostate, leucémies infantiles, tumeurs cérébrales, troubles de la fertilité, troubles cognitifs, malformations congénitales. Ce sont d’abord les agriculteurs, les femmes enceintes, les enfants et les riverains qui payent ce lourd tribut.
Aujourd’hui, les scientifiques et les médecins qualifient le cancer « d’épidémie » car ses causes sont structurelles, liées aux produits phytosanitaires, et son incidence augmente dans toutes les catégories de la population de manière très préoccupante. Le cancer est désormais la première cause de mortalité par maladie chez les enfants ; six cancers sont en nette progression chez les jeunes de 15 à 39 ans ; la France détient la plus forte incidence de cancer du sein au monde.
Les pesticides n’empoisonnent pas que les humains; ils détruisent méthodiquement le Vivant. En Europe, 80 % des insectes ont disparu en quelques décennies. En France, les oiseaux des champs ont chuté de 36 % entre 1989 et 2021, et un tiers des colonies d’abeilles disparaît chaque année. Le lien avec l’usage des néonicotinoïdes est scientifiquement établi. Pourtant, la France continue d’autoriser ces substances, malgré les alertes répétées et les dégâts grandissants constatés.
Pire encore, la France trahit ses engagements internationaux. En 2021, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a adopté la résolution 48/13, reconnaissant pour la première fois qu’un environnement propre, sain et durable est un droit humain fondamental. L’année suivante, en 2022, l’Assemblée générale des Nations Unies a réaffirmé ce droit universel, soulignant que chaque être humain doit pouvoir jouir d’un air pur, d’une eau saine, d’une terre fertile et d’un climat stable. La France a cosigné ces résolutions, s’engageant publiquement à protéger la santé de ses citoyennes et citoyen, et à garantir un environnement sain pour les générations présentes et futures.
Ces engagements sont jusqu’à maintenant restés lettres mortes. Alors que la Science alerte depuis des décennies sur les effets dévastateurs des pesticides sur la santé et l’environnement, la France persiste à privilégier ce modèle agricole toxique. En refusant d’appliquer pleinement le principe de précaution inscrit dans ces textes internationaux, la France fragilise la confiance dans ses institutions et met en péril la Santé Publique. Ce décalage entre engagements pris et actions menées est d’autant plus inacceptable que la France est l’un des pays européens les plus consommateurs de pesticides. En continuant à fermer les yeux sur ces contradictions, elle cautionne un système défaillant qui sacrifie la santé de ses citoyennes et citoyens au profit d’intérêts économiques à court terme.
Nous demandons que la France traduise enfin ses engagements internationaux en actes concrets : en interdisant définitivement les pesticides reconnus dangereux, en planifiant une bifurcation vers une agriculture respectueuse de la santé et de l’environnement, et en garantissant à tous ses habitantes et habitants le droit fondamental à un environnement sain, conformément aux résolutions qu’elle a ratifiées et aux attentes de la population.
Il est temps d’agir. Agir avec courage. La Science est catégorique, les preuves sont solides et unanimes : le doute n’est plus permis. Les citoyennes et citoyens sont mobilisés. La France ne peut plus se permettre de trahir ses engagements, de mettre en péril la santé de ses citoyennes et citoyens, la survie de son environnement. C’est une question de justice sociale, de santé publique, de respect des droits humains.
C’est une urgence.
Sortons des pesticides de synthèse, maintenant ! Il en va de notre responsabilité, de notre vie, de notre avenir commun et de celui de nos enfants.
✍ En signant cette pétition, vous défendez la science, la démocratie, la santé et le Vivant
Merci à Catherine Venica de Racines en ville et Christophe Bichon du Sens de l’humus
La plateforme des pétitions de l’Assemblée nationale permet aux citoyens d’adresser des pétitions à l’Assemblée nationale et de signer des pétitions déjà déposées.
Chaque pétition est attribuée à l’une des huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale, en fonction de la thématique qu’elle aborde. Les pétitions ayant recueilli au moins 100 000 signatures sont mises en ligne sur le site de l’Assemblée nationale pour plus de visibilité.
Après attribution de la pétition à une commission, les députés de la commission désignent un député-rapporteur qui propose ensuite soit d’examiner le texte au cours d’un débat faisant l’objet d’un rapport parlementaire, soit de classer la pétition.
La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale peut également décider d’organiser un débat en séance publique sur une pétition ayant recueilli au moins 500 000 signatures, issues d’au moins 30 départements ou collectivités d’outre-mer.
Rockcorps revient pour une troisième après -midi mercredi 18 juin
Pour quatre heures de bénévolat vous avez une place de concert offert à l’accor arena mercredi 9 juillet avec les black eyed peas, Adele Castillon et Guy2Bezbar!
Vous contribuerez grandement à Fruits Défendus, au programme: rangement, signalétique, chemin pavé, préparation de zones de potager… et en plus, dans une super ambiance !
Retour sur la journée du 18 mai, avec 60 bénévoles!
Une super vidéo avec Adele Castillon qui a participé :
Après des semaines de manifestations et de grèves, elles ont forcé le gouvernement à abandonner son projet de construction d’une immense prison sur leurs terres, dans la région de Napo.
Avec des habitant e s, associativ e s, membres des conseils de quartier, élu e s, fonctionnaires de la ville.
S’est déroulé ce lundi à la maison des Murs à Pêches un travail fécond, sur les thèmes : Animations et événements – restaurer, aménager et préserver le site (patrimoine, biodiversité, pollutions) et la gestion quotidienne. Continuons !