Les Murs à pêches font partie intégrante du patrimoine de Montreuil et portent en eux des traditions centenaires. Dans une démarche d’échange et de transmission, l’association ABAJAD, qui accompagne des personnes exilées dans l’apprentissage du français, est venue participer à la reconstruction d’un muret sur la parcelle.
Comme sur tout bon chantier de reconstruction, tout a commencé par la démolition des parties trop abîmées par l’usure du temps afin de remettre le mur dans le bon axe. Il a ensuite fallu installer des « chaises » : dans le jargon, c’est ainsi qu’on désigne les piquets et les planches servant de repères pour fixer les ficelles et s’assurer que les nouveaux murs seront bien droits. Comme toujours aux Murs à pêches, elles ont été construites à partir de matériaux récupérés.

Le plâtre a également, dans la mesure du possible, été réutilisé à partir des mêmes Murs à pêches. Après avoir été cuit puis concassé, il devient une poudre blanche qui, mélangée à de l’eau, peut de nouveau servir à fixer les pierres de silex trouvées sur la parcelle. Chaque pierre ajoutée à l’édifice doit être droite, alignée et s’emboîter le mieux possible avec les autres.

Après cette journée, ce fut au tour des bénévoles d’avancer autant que possible afin de préparer le terrain pour les prochaines intervenantes sur ce mur : les étudiantes en deuxième année de DN MADE Design d’espace éco-social au lycée Claude-Nicolas Ledoux.

Peu à peu, les murs ont gagné en hauteur, jusqu’à nécessiter l’installation d’échafaudages. Après plusieurs jours de travail sous la pluie, l’étape culminante fut la mise en place du gabarit destiné à former le demi-cercle au-dessus de la porte, permettant ainsi aux deux murs de se rejoindre et de retrouver un peu plus leur allure d’antan.

En parallèle, le linteau de la porte d’entrée de la parcelle MAP a été remplacé par deux nouvelles planches flambant neuves.

Après une semaine de travail, les résultat sont impressionnants.

