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Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours

Jardin du sens de l'humusNos amis de Sens de l’humus nous informe:
Formation à l’Agriculture Naturelle sur deux jours
destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.

Samedi 08  et dimanche 09 février 2020
Maison des murs à pêches
89, rue Pierre de Montreuil – 93100 Montreuil

L’agriculture naturelle, mise au point par le Japonais Masanobu Fukuoka dans les années 1970, auteur de « la révolution d’un seul brin de paille » est une agriculture basée sur trois principes:
– un sol jamais travaillé et toujours couvert,
– sans engrais ni compost,
– sans pesticide, biologique ou de synthèse.

L’utilisation de couverts végétaux semés entre chaque culture permet d’héberger et de nourrir la vie du sol, qui à son tour alimentera les plantes destinées à la consommation humaine. C’est également ce qui permet l’autonomie en carbone sur une ferme ou un jardin, donc de ne pas déshabiller Paul pour habiller Jacques, de pouvoir se passer d’intrants, de laisser le tracteur au garage, de ne plus éradiquer tous les insectes ou champignons dit « nuisibles », et enfin de cultiver des plantes saines et nutritives. L’agriculture depuis 10000 ans, qu’elle soit bio ou conventionnelle, est cause de pollution, de désertification et de la disparition des espèces. Cultiver en respectant les lois du vivant est un préalable à toute agriculture qui se veut durable.

Formation proposée par Yann Lopez, maraîcher en Haute Vienne.
La ferme des Jardins Sauvages est en agriculture naturelle depuis 2014, et fournie 30 paniers de légumes hebdomadaires. Le maraîchage est certifié AB, n’utilise aucun hybride F1, et propose plus de 60 légumes différents pour 300 variétés.

Le but de cette formation est de rendre le jardinier amateur autonome dans sa conception d’un potager naturel et dans sa pratique. Mais aussi de porter un regard nouveau sur notre rapport à la nature et à l’alimentation.

Site internet de la ferme: https://lesjardinssauvages.jimdofree.com/

Attention, le nombre de places est limité.
Il est impératif de suivre les deux jours de formation.
L’intégralité de la formation à lieu en salle chauffée.
Tarif : 80 euros pour les deux jours.
L’isncritption et le paiement dans sa globalité sont obligatoire via le site HelloAsso

Horaires : de 9h00 à 17h00 (prévoir de terminer à 18h00 au cas où).

Attention la formation démarre à 9h00 pétante ! Merci de venir en avance, des collations (thé, café, gâteaux…) vous seront offertes.
Le repas du midi aura lieu en mode partagé (auberge espagnole). Merci d’amener vos spécialités culinaires et vos couverts (verres, tasses, couteaux, fourchettes, assiettes…)
Le dimanche soir lors de la clôture de la formation nous organiserons un petit pot de l’amitié.

La formation aura lieu à la Maison des murs à pêches au 89, rue Pierre de Montreuil à Montreuil (93100)

Formation : création d’une mare ou d’un bassin naturaliste

Toutes les informations sur le site de sens de l’humus.

Ici

mare

Vendredi 20 Décembre

Petit marché de Noël au jardin Pouplierjpo-decc81cembre-2019

Formation à l’Agriculture Naturelle

Nos amis de Sens de l’Humus nous informe d’une nouvelle session de formation sur deux jours destinée aux jardiniers amateurs ou avertis, et aux maraîchers curieux.  Samedi 21 décembre et dimanche 22 décembre 2019.

ici les informations 

sens de l humus travail

Chantier Ecole : Merci à eux !

De la bonne volonté, de la passion et de la solidarité… voilà ce qu’il nous faut ici aux Murs à Pêches !

Merci à Christian, Dacian, Djamal, Emanuel, Jérémie, Jonathan, Mamadou et Salem d’avoir restauré notre patrimoine commun

Dahlia au Sens de L’Humus

IMGP2939Photo prise le 29 octobre 2015

Inertie

Courriel de Frédéric Géral à l’antenne de quartier et aux élus le 10 mars 2015
Bonjour,
Je suis très content de voir qu’une photo de la parcelle de Dahlias du Jardin Pouplier a été utilisée pour annoncer la réunion du Conseil de Quartier. C’est un symbole fort du quartier (Signac-Murs à Pêches) qui est mis en valeur et c’est très bien, mais…….
affiche conseil quartier 2015
Il se trouve que j’ai une autre photo de la parcelle de dahlias, beaucoup moins jolie celle-là (voir ci-dessous et en pièce jointe). Un mur s’est effondré, il y un peu plus d’une quinzaine de jours du fait de sa fragilité et de la négligence du voisin (entreprise Herry partenaire de la mairie) qui a entreposé des centaines de kilos de bois contre le mur (sur des parcelles de la Ville).
photofred
Je le répète pour une xième fois, si nous ne faisons rien pour entretenir le patrimoine, à la fin du mandat, il n’y en aura plus rien ou presque, ou ça restera à l’état anecdotique. En quatre endroits cette année les murs se sont effondrés sur notre jardin et l’hiver n’est pas fini. Nous n’avons aucune aide ni aucun soutien de la Ville pour des parcelles qui normalement lui appartiennent et qu’elle devrait nous aider à entretenir, tout au moins pour le bâti.
Pour le reste, entretien du jardin et de ses 4 000 m², Jardin Solidaire pour un accueil d’une bonne 50aine de personnes en difficulté sociale et psychologique à l’année, compostage collectif sur Montreuil et le territoire d’Est Ensemble, valorisation de la biodiversité cultivée et sauvage, formations, atelier d’Education à l’environnement dans les écoles, centre de loisirs…, etc. etc. on se débrouille avec de très faibles moyens et des salaires de misère comme beaucoup d’associations…
Mais il n’y a pas que notre jardin qui se dégrade, non content d’avoir un garage de plus de 22 000 mètres carrés qui va encore et toujours grignoter sur ce maigre territoire patrimonial mité, nous arrivons désormais à une réelle situation d’abandon. L’état de la chaussée de la rue St Antoine depuis des années et des années en est un signe criant !
Nous avons une casse automobile sauvage depuis au moins deux ans devant le jardin sans qu’il ne se passe rien.
Les élus ont vu, les services sont au courant, mais ça reste en l’état. C’est une parcelle privé, on ne peut rien faire (même si le tout déborde sur le trottoir).
Je suis désolé mais s’il y avait une casse automobile sur un terrain privé jouxtant la place de la mairie, ça ne tiendrait pas longtemps, aussi privé soit-il.
Au Murs à Pêches il  y a deux poids deux mesures, ici, c’est le non-droit qui prime. Les populations des gens du voyage sont livrées à elles-mêmes et rien n’évolue. Qu’attend-t-on ? De pouvoir les chasser avec l’arrivée du tram et l’installation de l’éco-quartier, c’est ça la politique sociale d’une mairie de « gauche » ?
L’élu à la sécurité est bien venu faire une visite l’année dernière suite à un incident dont a été victime ma collègue, mais que s’est-il passé depuis ? Et la déambulation du maire qui n’a pas eu le temps ni de voir, ni de traverser en totalité cette rue Saint-Antoine si fortement dégradée et abandonnée.
Que voulons-nous, que voulez-vous de ce territoire qui pourrait être l’emblème de la Ville, qui pourrait être un lieu majeur d’activité économiques et associatives alternatives à l’image de la brasserie « La Montreuilloise » ou du fournil éphémère qu’on pourrait tout à fait installer aux Murs à Pêches mais qui risque de partir de Montreuil parce qu’il ne trouve pas de lieu pour maintenir une activité qui pourtant se développe pleinement.
Un lieu qui pourrait être un endroit phare de Montreuil en matière d’activités et de tourisme écologique.
Un des hauts lieux d’Ile-de-France pour le XXIème siècle, comme le disait (j’espère ne pas déformer son propos) une ethnologue qui a fait très récemment une étude sur la population de la ville (notamment en matière de sentiment d’insécurité).
Mais ce lieu, il n’y a même pas de panneau indicateur pour en signaler son existence. C’est dire s’il représente de l’intérêt pour la ville !!!
Et pourtant ses habitants y tiennent, ils y sont attachés, enfin, ceux qui le connaissent, parce qu’hormis le festival et les quelques articles qu’on peut lire sur le journal municipal, on peut pas dire qu’il soit fortement médiatisé.
Et c’est une perte réelle pour Montreuil de pas être capable de valoriser un tel endroit à haut pouvoir symbolique et historique !!
Ce territoire est en train de pourrir et de se dégrader à petit feu.
Il est plus que temps de réagir. Merci de vous en occuper et de vous en préoccuper !
Quant à nous (et je pense sincèrement ne pas être le seul responsable associatif à pouvoir dire ça – d’autres se sont battus avant nous et continuent à le faire) nous ne resterons pas là, sans agir, pour en constater l’effondrement.
Bien cordialement
Frédéric Géral – coordinateur de l’association « Le Sens de l’Humus »
Courriel d’Aurélien Rol-Tanguy à l’antenne de quartier et aux élus le 17 mars 2015
Bonjour à tous,
Juste un petit courriel pour dire merci à Fred pour ce très beau texte qui résume magnifiquement hélas, le combat, les inquiétudes et les interrogations que partagent de nombreuses personnes impliquées dans les murs à pêches. Je ne vais pas être long car je crois que tout est dit.
En ce qui me concerne cette implication n’est plus tout à fait la même depuis que je suis parti vivre à Bordeaux, même si je reviens régulièrement sur place. Mais, après avoir fondé et présidé l’association Lez’Arts dans les Murs, je suis maintenant redevenu un simple adhérent. Je continue d’aider à ma juste mesure ceux qui continuent de travailler sur place en donnant des conseils ou en aidant à la rédaction de documents. Je travaille aujourd’hui au service urbanisme de la Ville de Bordeaux. Une Ville qui porte un discours engagé sur le patrimoine qu’il soit historique, industriel ou vernaculaire. Un discours qui lui a permis d’obtenir l’inscription d’une partie considérable de son territoire au patrimoine mondial de l’humanité et qui est partie intégrante de son projet urbain et de tous ses projets de territoire et/ou de développement. Avec le succès que l’on connaît.
Si tout ceci n’est ni reproductible en l’état ni tout à fait comparable, il est aujourd’hui grand temps que la Ville de Montreuil prenne conscience qu’il n’y aura pas de politique urbaine ou de projet urbain digne de ce nom pour Montreuil, tant que les Murs à Pêches n’y figureront pas et tant qu’ils seront maintenus dans cette situation. Les murs tombent et si cela continue, il n’y aura ici, dans un futur pas si lointain, plus que des tas de gravats. Dans quelques jours, cela fera un an que notre nouvelle municipalité a été élue. Je me permets de dire « notre » car n’ayant pas fait les démarches nécessaires, je continue de voter sur Montreuil et j’ai, comme beaucoup de Montreuillois, placé beaucoup d’espoir dans cette liste d’union de la gauche.
Les acteurs et les habitants du site ne peuvent plus attendre ce préalable qui s’impose à la collectivité : les réunir au plus vite avec tous les acteurs institutionnels concernés pour faire un point sur la ou les situations et voir comment nous pouvons enfin, mettre en place des moyens plus que nécessaires. Il est juste inimaginable que dans un tel contexte, la ou les collectivités concernées (commune, département, région et services décentralisés de l’état) continuent de ne pas allouer un vrai budget à la préservation et la valorisation des murs à pêches. La réduction des dotations de l’état et le contexte économique des collectivités ne sauraient en aucun cas expliquer ou justifier que ce soit le cas encore une fois cette année ou pour un mandat de plus.
Aujourd’hui, nous sommes tous confrontés à la réalité décrite par Fred : assumer l’agonie et la disparition progressive d’un patrimoine architectural, naturel, paysager et vernaculaire sous nos yeux. Il appartiendra à ceux qui prennent des décisions au nom de la collectivité et des citoyens depuis que les qualités exceptionnelles de ce site sont reconnues, d’en assumer la responsabilité.
J’espère, j’ai foi que Monsieur le maire, nos élus et les représentants de notre administration locale sauront se saisir de cette problématique qui revêt chaque jour un peu plus, un caractère d’urgence.
Et pour Fred et tous ceux qui luttent sur le terrain :
j’espère, j’ai foi, qu’au grand jamais, ne nous viendra la honte d’abandonner ce combat…
Pour les Murs à Pêches, pour Montreuil, pour toutes celles et ceux qui y vivent et qui partagent ces espaces et surtout… Pour nos enfants !
Bien à vous,
Aurélien Rol-Tanguy
Paysagiste DPLG
Membre fondateur et ancien président de l’association Lez’Arts dans les Murs
Aurélien Rol-Tanguy au centre en vert lors d'un chantier

Aurélien Rol-Tanguy au centre, en vert lors d’un chantier de restauration d’un mur à pêches