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Bouygues revient à la charge… NOUS AUSSI !!

Bonjour à toutes et à tous

Nous nous sommes mobilisé.e.s en 2018 pour nous opposer au projet de Bouygues qui souhaitait construire des logements sur le site des Murs à Pêches. La manifestival a été un succès, mais malheureusement le projet n’a pas été abandonné.

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C’est pourquoi nous faisons appel à vous pour une nouvelle action de lutte pour sauver les Murs à Pêches!

Nous vous invitons à une flashmob, samedi 1er février à 14h. Rdv au 89 rue Pierre de Montreuil, 93100 Montreuil.

Pour s’y rendre : 15 minutes à pied du terminus Mairie de Montreuil (métro ligne 9), ou bus 122, arrêt Nouvelle France.

C’est l’hiver, pensez à vous habiller chaudement et à vous munir de chaussures imperméables.

Dans le cadre de cette lutte, nous avons rédigé un Pacte pour l’avenir des Murs à Pêches, que nous vous invitons à consulter sur le site de la fédération : https://federationmursapeches.jimdofree.com/

On vous espère nombreuses et nombreux, on a hâte de vous rencontrer!

La Fédération des Murs à Pêches

Fédération des Murs à Pêches

La fédération des murs à pêches vient de publier sur son site

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En amont des élections municipales des 15 et 22 mars 2020, la Fédération des Murs à Pêches interpelle les candidat.e.s qui se présentent à la mairie de Montreuil et leur propose un pacte pour l’avenir des Murs à Pêches.

Des associations œuvrent depuis 25 ans à la défense, l’entretien et la mise en valeur de ce lieu patrimonial. 15 d’entre elles sont aujourd’hui regroupées en une fédération. Elles gèrent des vergers, des jardins à l’ancienne, des jardins partagés, un théâtre de verdure… Autant d’espaces où se développent des activités pour enfants, jeunes et adultes, familles, retraité.e.s, qui contribuent à rendre ce lieu attractif à travers de nombreux événements et de fréquentes visites.

Le Festival des Murs à Pêches, organisé depuis 19 ans par ces associations, est devenu un des événements majeurs dans la ville de Montreuil et accueille chaque année un public de plus en plus nombreux (plus de 15 000 personnes en 2019).

Nous voulons préserver ce lieu unique en région parisienne et le protéger contre les divers projets d’urbanisation comme celui, dernièrement, de vente de deux hectares de jardins et de friches à Bouygues Immobilier afin de réhabiliter l’ancienne usine EIF et construire 83 logements.

En Ile-de-France, nous assistons à l’accélération de projets immobiliers malgré des centaines de milliers de logements vacants. Cette urbanisation croissante va dans le sens contraire des préconisations du GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat). Celui-ci demande de préserver au maximum les espaces verts et d’en aménager de nouveaux afin de garder des îlots de fraîcheur dans les villes surchauffées, d’arrêter cette croissance exponentielle et cette bétonisation qui s’exercent au détriment du climat.

Nous voulons que vous considériez les Murs à Pêches comme l’espace unique et remarquable qu’il représente. Il peut être transformé en un grand espace commun et partagé, un réservoir de biodiversité en ville pour assurer l’accès à la nature, à la culture et aux loisirs des habitant.e.s. Cet espace est également l’identité de la ville et un signe tangible de son histoire. Il représente donc un élément incontournable pour les Montreuillois.es.

La Fédération n’a cessé d’interpeller la municipalité et les acteurs et actrices de la vie locale quant aux problématiques et au potentiel de développement des Murs à Pêches. Si la ville de Montreuil nous a globalement soutenu.e.s dans nos projets associatifs et n’a jamais cessé de donner des subventions annuelles – même minimes – pour participer à la préservation de ce patrimoine, nous n’acceptons plus que le sujet des Murs à Pêches soit compartimenté : un jour à un sujet de vie associative, un autre au développement économique, ou encore aux questions de nature en ville. Par cette attitude, la municipalité actuelle, qui dit soutenir la préservation des Murs à Pêches, s’est permise de ne jamais répondre à la pétition que nous avions initiée contre le projet EIF, et qui a pourtant été signée par 9 000 habitant.e.s.

à l’heure du réchauffement climatique et des catastrophes auxquelles nous devons nous préparer, nous savons que rien ne sera plus jamais comme avant. Nous avons désormais besoin d’unir nos forces et de penser un projet d’intérêt général global pour ce site qui peut structurer la transition écologique de Montreuil. C’est pourquoi, nous invitons les candidat.e.s aux municipales de Montreuil à se positionner et à défendre les 5 mesures du Pacte pour l’Avenir des Murs à Pêches que propose la Fédération des Murs à Pêches. Nous attendons leurs réponses et les publierons d’ici le 1er mars 2020.

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1] L’ABANDON DU PROJET EIF et l’engagement d’un véritable travail de co-construction, avec les associations de l’usine et les acteurs et actrices du site, d’un autre projet, respectueux du paysage et du caractère public du site.

2] PROTéGER LES SOLS ET LES ESPACES NON BATIS du quartier en modifiant les documents d’urbanisme.

3] RECONNAÎTRE ET INSTITUTIONNALISER LA CO-GESTION AVEC LES ASSOCIATIONS ET LES HABITANT.E.S DU QUARTIER en créant enfin une véritable structure de gouvernance démocratique (GIP, ECCE, Comité, Conseil…) et en dotant les Murs à Pêches d’une STRUCTURE JURIDIQUE apte à concevoir et à gérer un PROJET GLOBAL garant de la pérennité d’un site actuellement soumis aux aléas des politiques locales.

4] S’ENGAGER SUR UNE VÉRITABLE TRANSPARENCE CONCERNANT LA POLLUTION DU SITE EIF ET SUR LES TRAVAUX DE DÉPOLLUTION en mandatant des études d’impacts (avec expertise et contre-expertise) qui associent les habitant.e.s et les associations du quartier dans leurs instances de pilotage et en organisant des réunions d’information publiques régulières.

5] S’ENGAGER DANS UNE DÉMARCHE (juridique, démocratique et urbanistique) INNOVANTE POUR FAIRE DES MURS À PÊCHES LE(S) COMMUN(S) DU MONTREUIL DE DEMAIN ET UN LABORATOIRE à ciel ouvert D’EXPÉRIENCES ÉCOLOGIQUES, CULTURELLES, SOCIALES ET SOLIDAIRES !

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Les Murs à Pêches, cités en conseil de défense écologique! Les propositions et les questions de la Fédération des Murs à Pêches*

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Lors du précédent conseil de défense écologique, Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé la fin du projet EuropaCity et un vaste plan de lutte contre l’artificialisation des terres et la renaturation. Nous la félicitons pour cette initiative. Solidaire de la lutte contre le projet EuropaCity, la Fédération des Murs à Pêches s’associe à la proposition du projet CARMA, une Coopérative pour une ambition Agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir, véritable alternative à l’urbanisation du Triangle de Gonesse.

Dans la suite de cette décision, la ministre indique un vaste plan d’utilisation des friches urbaines, afin de ne plus artificialiser de nouvelles terres ou de renaturer des espaces inaccessibles. Un projet d’un hectare est mentionné dans les Murs à Pêches.

Selon toutes vraisemblances, il s’agit du projet dit EIF, projet qui concerne la cession d’une parcelle publique (appartenant à l’Etat, à la Région Ile De France via l’EPFIF, au Département de Seine Saint-Denis et à la Ville de Montreuil) à un promoteur privé. Ce projet concerne aussi la “dépollution” d’une

parcelle d’un hectare, la requalification d’une ancienne usine, la création d’un jardin partagé, et la construction de bureaux et de logements sur des parcelles du quartier des Murs à Pêches, en limite du site classé paysage par le ministère de l’environnement.

Dans ce cadre, nous demandons des clarifications à la ministre de la Transition écologique et solidaire.

Madame Elisabeth Borne, s’il s’agit du projet EIF, comment pouvez-vous qualifier ce projet d’expérimentation de lutte contre l’artificialisation des terres? Quand nous souhaitons la renaturation de ce site, la filiale de Bouygue qui a remporté l’appel à projet du Grand Paris, propose la construction de logements dans les Murs à Pêches. Qu’en est-il ?

La Seine Saint-Denis, vicitme de pollution industrielle répétée, a fait les frais de mésaventures dans le traitement de ce type de site. Un rapport récent concernant la pollution présente dans les sols existe. Nous devrions l’avoir dans nos mains. Nous apprenons que les résidents de l’usine EIF (principalement des acteurs de l’Economie Sociale et Solidaire) sont fermement invités à quitter prochainement les lieux. Pour quelle raison? Doivent-ils partir à cause des travaux de dépollution qui pourraient être dangereux, et est-ce que cette dépollution ne risque pas de contaminer le quartier entier? Aux dernières nouvelles, la préfecture avait demandé une étude environnementale d’impact avant d’engager des travaux. Qu’en est-il ?

 

Le pire serait que cette stratégie de l’Etat, qui a pour objectif de préserver les sols de l’étalement urbain, soit dévoyée pour financer des projets immobiliers destructeurs, ou pire encore, financer par l’argent public des travaux de dépollution qui devraient être à la charge des acteurs privés concernés. Et il semble malheureusement que le projet EIF entre dans ces deux cas de dévoiement possible !

La Fédération des Murs à Pêches rappelle son désir de construire un projet alternatif qui préserve la pleine terre et fasse la promotion de la nature en ville, au profit de tous!

Nous luttons contre toute artificialisation des terres ainsi que contre la privatisation de notre patrimoine naturel et historique. Nous appelons de nos voeux la dépollution et la renaturation du site, mais cela ne doit pas se faire au prix de la destruction de Murs à Pêches ou d’espaces naturels.

Les Murs à Pêches sont nos Communs à Montreuil, inventons un mode de gestion innovant, qui mette à la même table les associations de défense du site, les habitants du quartier, les usagers du lieu, les collectivités et institutions publiques propriétaires de ce site exceptionnel.

Il est nécessaire que la ministre de la Transition écologique et solidaire constitue un comité de pilotage associant région, département, ville, habitants, usagers et associations, pour la gestion du projet EIF et l’avenir du site classé des murs à pêches.

Contact presse:

Fédération des Murs à Pêches – federationmursapeches@gmail.com

Pascal Mage – 06 98 95 88 57

 

* La fédération des Murs à pêches réunit 15 associations actives sur le site. Son objet principal est de promouvoir, développer et préserver le site dans son intégralité.

 

Pour un aperçu de l’historique de cette lutte, le communiqué de presse de 2018 est consultable ici

Des milliers voix sans échos. Une Mairie sans scrupule… Merci Charlie Hebdo…

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Mauvaise farce!

Le représentant du maire de Montreuil, Monsieur Jean-Charles Nègre aurait déclare au parisien  » Aucune des parcelles des murs ne sera détruite »    (à faire confirmer des fois ou la journaliste aurait compris de travers).

Bien qu’il soit prévu de construire sur des parcelles classées en zone naturelle, des parcelles de pleine terre avec des murs patrimoniaux. Mais nous avons réfléchi il y a peut-être une solution!

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Un bateau ivre aux MAP

Décidément, le navire EIF n’en finit pas de partir à la dérive, semant dans son sillon des rescapés qui préfèrent sauter par dessus bord que de finir dans l’iceberg.

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Dès l’annonce de la candidature de la ville de Montreuil au projet « Inventons la Métropole du Grand Paris », des citoyens se sont mobilisés pour dénoncer, au delà d’une erreur historique, la cession aux promoteurs immobiliers d’un espace public patrimonial.

Il se trouve que l’avenir leur a donné raison car, à mesure que passent les mois, chacun découvre combien le projet est vide de sens et sans intérêt autre que de bétonner. Certains élus ont beau s’escrimer à maquiller le tout de solidarité, d’agriculture urbaine ou de concertation, rien n’y fait : plus ils parlent, moins on y croit.

Ce sont d’abord les associations locales, travaillant dans les parcelles, qui, priées de participer à l’aventure, on fuit les unes après les autres.

A présent, c’est au tour de la majorité municipale de se tâter sur la question. Lors du Conseil du 28 juin dernier, les élus Insoumis, soulignant combien il était important de construire les résistances à l’échelle locale, ont affirmé la nécessité d’une « réorientation de l’action municipale » (voir ici). Au second rang des changements de cap attendus figurait « la révision complète du projet engagé sur le site EIF au cœur des Murs à Pêches ». Le même jour, les Verts, quant à eux, ont dénoncé un manque de concertation évident et un refus total d’urbanisation des parcelles aujourd’hui non bâties. Enfin, nous avons rencontré d’autres élus de la majorité qui, embarrassés, parlent d’un projet passé en douce sans que la question ait été approfondie en Conseil municipal. Tous semblent donc vouloir trouver une solution alternative.

Mais là où l’on reste coi, c’est quand l’on apprend, de source quasi certaine, que deux des trois lauréats, faute d’emprise locale, ont décidé de ne plus travailler le dossier. En effet, AMETIS et REI semblent avoir jeté l’ancre et abaisser les voiles; se laissant ainsi dériver jusqu’à la date du dépôt des dossiers ? Reste donc en lice, le plus pesant des mandataires, le tout puissant Bouygues et son « exotique », mais non moins antithétique, « Oasis des Murs à Pêches ». Ça promet !

Face à ces désertions de masse, on s’attend désormais à ce que l’usine elle-même prenne ses jambes à son cou…

Plus sérieusement, on entend déjà d’ici les partisans prononcer leur ultime argument : « Sans ce projet, EIF et ses abords seront vendus par la région aux pires des promoteurs pour la pire des spéculations ». D’abord, n’est ce pas déjà le cas ? Ensuite, permettez-nous de nous en assurer auprès des principaux intéressés… Nous imaginons mal, puisqu’il s’agit d’eux, la Région et le Département sacrifier le peu de patrimoine « made in 93 » encore existant. Leur rôle étant davantage de donner aux MAP un retentissement culturel et patrimonial à l’échelle internationale.

Les citoyens avaient raison, mais la n’est pas l’important. L’essentiel, encore une fois, réside dans la protection de cet écrin de verdure que sont les Murs à pêches, dans la prise en compte de leurs spécificités… A territoire hors-norme, traitement hors-norme. Dans cette optique, chacun trouvera toujours en nous de précieux alliés… prêts à retourner à la table des concertations pour trinquer à la longue vie de ce territoire exceptionnel. Qu’on se le dise haut et fort : la Fédération des MAP a bien des solutions à apporter à l’État, à la région, au département et à la Ville. Quant au Grand Paris, on vous laisse lire l’article du Canard, ci-dessous.

EIF, « porte de sortie » des Murs à Pêches ?

Ramassis d’inepties, désinformation, propagande honteuse… nous sommes restés bouches bées à la lecture de la lettre ouverte de la municipalité publiée le premier juin Lettre ouverte de JC-Negre.

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Est-ce la candidature du Maire adjoint chargé de l’urbanisme et de l’espace public ou la mise en lumière de la magouille EIF qui fait dérailler la municipalité ?

Peu importent les querelles électorales, ce qui compte ici ce sont les faits. La lettre du premier juin contient des mensonges énormes et des contradictions évidentes.

  • La municipalité se plaint de la loi NOTRe et se vend au Grand Paris. Mieux vaut pour rester vivant ne pas dîner chez l’assassin…
  • Incompétence ? Maquillage ? Le classement « patrimoine » des parcelles concernées n’était nullement indiqué dans le cahier des charges appel-a-projets-eif-ilovepdf-compressed. Bien au contraire, en qualifiant la zone « d’abord des murs à pêches », il s’agissait de dissimuler la vente d’un patrimoine protégé. C’était sans compter la vigilance du Conseil de Quartier, des associations, du Député et du Préfet.
  • A grand renfort de marketing, le courrier masque l’essentiel : une opération de promotion immobilière… dont les trois retenus, connus pour leur philanthropie, (Bouygues immobilier, REI…) ont annoncé la couleur lors de la seule réunion publique. Il s’agit aussi de privatiser un espace public classé. Quelle belle ouverture !
  • Qu’on se le dise une bonne fois pour toute : rénover une usine, ce n’est pas mettre en valeur les Murs à pêches.
  • Nous rappelons que le Conseil de quartier et 15 associations ont dénoncé ce projet de margoulins. De même, aucune association locale liée à l’horticulture, au patrimoine ou à la culture ne souhaite être associée à cette opération. A la table des concertations, les représentants des promoteurs et de la Ville doivent se sentir bien seuls.