Archive for the 'Développement soutenable' Category



Les actions du collectif Quatorze

  • Les Ateliers Cohésion d’Équipe
    Le collectif Quatorze, en partenariat avec la Koncepterie organise des activités de team-building via la création d’un catalogue d’actions à destination des entreprises locales. Celles-ci pourront contribuer à enrichir le projet de développement urbain des murs à pêches tout en créant du lien avec leur quartier, grâce aux interventions menées autour des murs (défrichage, concertation, réhabilitation, co-construction…) Participez à ce projet en tant qu’association ou en tant qu’entreprise ! Plus d’informations : contact@quatorze.cc

 

  • L’opération WeCo Phoenix dans les murs à Pêches
    La méthode WeCo, contraction de « Week end de Construction », est importée d’Amérique latine par le collectif Quatorze. Le principe est simple : un chantier bénévole sur quelques jours pour construire avec les habitants des bidons villes. L’idée n’est pas uniquement de rendre salubre un habitat précaire, c’est de créer du lien avec les bénéficiaires en amont et pendant l’opération, et de les former pour qu’ils sortent de la précarité de façon définitive.

Soudées pour le bien commun, quinze associations écrivent aux candidats.

Lettre ouverte aux candidat-e-s aux législatives dans la circonscription de Montreuil – Bagnolet

Madame, Monsieur,

Vous avez décidé de vous présenter devant les citoyens des villes de Montreuil et Bagnolet pour les représenter. Ces deux villes partagent une histoire, un patrimoine commun : celui des murs à pêches … Un modèle d’agriculture urbaine qui se développera et perdurera du XVIIIe au XXe siècle. Nos communes ont la chance de disposer, grâce à la lucidité des cultivateurs, à la fois de terrains où ce patrimoine est encore visible, mais aussi de collections historiques et de documents qui nous permettent de faire vivre une agriculture urbaine du XXIe siècle.

Depuis la disparition de la production, les associations ont pris le relais des cultivateurs pour faire vivre les parcelles abandonnées. Elles y ont restauré les murs, remis en culture les terres et ont développé des activités nouvelles à l’ambition d’éducation populaire : spectacle vivant, arts visuels, architecture, urbanisme, écologie, alimentation … C’est ainsi que se sont déployées, ici comme ailleurs, de nouvelles formes d’agriculture aux dimensions multiples. En témoignent les exemples de jardins d’insertion, familiaux, partagés, pédagogiques, mais aussi productifs, qui se sont développés en réinvestissant des terres abandonnées. Nos villes ne peuvent se passer de ces espaces d’expression et d’émancipation où les citoyens jardinent la ville et réinventent notre rapport à l’alimentation, à la nature et aux autres.

Nous observons depuis vingt ans que ce patrimoine est d’abord pensé par le politique comme une réserve foncière, afin de répondre au besoin de logements, d’équipements publics, d’infrastructures de transport. De plus, la contraction des financements, tant au niveau des collectivités territoriales que de l’Etat, condamne toute action publique d’ampleur pour ce patrimoine.

Pour ces raisons, les associations revendiquent depuis toujours la création d’une structure de gestion du site (GIP ou EPCC)* qui permette de mobiliser sur un socle de finances publiques des financements privés complémentaires : partenariat, mécénat, concession, prestations …

En tant qu’associations nous ne pouvons qu’apporter notre bonne volonté bénévole, nos compétences, nos collections historiques aussi. Mais hélas, cet engagement citoyen est vain s’il ne trouve pas de prolongement dans l’action publique. Il est urgent d’agir en responsabilité. Le politique ne peut pas avoir comme seule ambition de répondre aux besoins de logement, d’emploi ou de sécurité de nos concitoyens. Il est tout aussi essentiel de permettre à chacun de participer à la vie culturelle, sociale et économique du territoire.

Le site dit des Murs à Pêches ne peut continuer à être morcelé. Il doit garder l’intégrité de son territoire, indispensable au développement d’un projet qui doit désormais se matérialiser dans une structure de gestion, afin que son développement et son avenir ne dépendent plus exclusivement d’enjeux politiques locaux.

Nous voudrions connaître vos engagements pour le site des Murs à pêches, ainsi que sur l’appel à projet en cours « Inventons la métropole », qui morcelle une fois de plus ce patrimoine unique, dont la surface actuelle et la cohérence sont pourtant un gage de sa valeur. Les associations de la Fédération des Murs à Pêches et celles qui se joignent à ce courrier sont ouvertes à une rencontre.

Montreuil, le 1er mai 2017
Associations de la fédération :
Ecodrom, La Graffiterie, Le Fer à coudre, Le Sens de l’humus, Lez Arts dans les murs, Murs à Pêches, Oxymore, Racines en ville, RecupCrea, Société Régionale d’Horticulture de Montreuil, Théâtre de la girandole, TIGe.

Autres associations signataires :
Jardin de la Lune, Montreuil environnement, Rêve de Terre.


*Groupement d’Intérêt Public, Établissement Public de Coopération Culturelle

 

Télécharger le fichier : Lettre aux candidats aux législatives 2017

Bessac, magicien !

Montreuilloises, Montreuillois, le grand magicien, illusionniste Patrice B, aidé de ses assistants, fît apparaître une « maison » en septembre 2016. Bientôt, dans un futur proche, ce grand prestidigitateur fera disparaitre cette même maison dite « des murs à pêches ». Très fort !

Et comme les grands magiciens ne révèlent jamais leurs secrets, nous le faisons pour vous. Ce « symbole du retour de la puissance publique sur le site des murs à pêches » se volatilisera précisément parce que les terrains seront vendus à des promoteurs. À qui ? Au choix, Bouygues, Amétis ou REI habitat, aussi connus pour leurs fantastiques tours de magie rue Danton !

Montreuil : vers une écolonomie ?

Nous vous présentons un film documentaire de Béatrice TURPIN pour Alternatiba, traitant des initiatives à Montreuil. Qu’est-ce qui motive l’écologie ? Un tour de toutes les alternatives : l’Apedec, la monnaie la Pêche, Vélo école, la Fabrique, la Collecterie, Le tardigrade, Écodrom, le Rucher École, le groupe scolaire à énergie neutre Stéphane Hessel et les Zéfirottes, Montreuil en transition. Saviez-vous que le service propreté de la ville de Montreuil ne retire plus les mauvaises herbes qui poussent entre les fissures des trottoirs ?

Les jeunes de l’I.M.Pro en chantier aux Murs à Pêches !

Tous les lundi matins pendant trois mois, les jeunes de l’Institut Médical Professionnel Suzanne Brunel de Vitry sur Seine et leur encadrant viennent donner un coup de main dans la parcelle de l’association des Murs à Pêches. Au programme : fabrication et montage d’une porte pour faciliter l’accès à la deuxième partie du terrain, déraciner et récolter les pierres du mur mitoyen à la parcelle des jardins partagés, en vue de sa reconstruction.

Joseph, Dominique, et Martha  bénévoles de l’association sont présents pour accompagner, transmettre leur savoir et s’assurer que personne ne manque de travail.

Chaque session se termine par un repas convivial bien mérité à l’épicerie solidaire, rue saint Antoine !

Des élus pas très sérieux qui arrangent des promoteurs immobiliers!

Le 9 février dernier, Monsieur Patrice Bessac et ses acolytes publiaient sur le site de la Ville de Montreuil une Déclaration au sujet de La Reconversion de l’Usine EIF (A lire ici). L’occasion pour MAP de relever dans ce texte un ensemble de termes et d’arguments qui sont au cœur du désaccord.

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On pouvait notamment y lire : « La ville de Montreuil, la Métropole du Grand Paris (…), souhaitent participer d’une manière ou d’une autre à la valorisation de ce site remarquable ». C’est précisément ce « d’une manière ou d’une autre » qui pose problème. Sans vergogne, nos chers élus avouent ici leur déplorable tendance au suivisme. Faute de vision d’ensemble et d’objectifs à long terme, ils se contentent d’attraper les trains en marche et peu importe où cela doit nous mener.

A grand renfort de « philosophie », les signataires annoncent l’avènement d’un projet « innovant » et « ambitieux ». La vacuité effarante de tels propos occulte cependant la réalité des faits : des financeurs privés (qui sont des promoteurs immobiliers, oui vous avez bien lu, des promoteurs immobiliers !), des intérêts qui le sont tout autant, des logements, des bâtiments, des équipements… Elle nous permet au passage de clarifier notre position : la nature n’a pas attendu l’homme pour être innovante et, elle, tout comme nous, se passerait volontiers de projets parasites.

EIF reconverti, une « vitrine » pour les Murs à pêches nous dit-on. Une de plus… à rajouter aux cortèges funèbres d’infrastructures qui grignotent peu à peu un espace naturel précieux. Chaque mandature s’obstine à penser a l’envers en fabriquant sa propre devanture avant même d’avoir fait le moindre effort d’imagination. Chacun y va de sa vitrine miracle, cachant en vérité une arrière boutique ou règne l’incapacité totale et chronique à concevoir une stratégie globale et respectueuse du site.

C’est ensuite du « passé » et du « futur » dont il est question. Là encore, les leçons à tirer divergent, tout comme les caps a suivre. L’équipe en place n’aura pas mis longtemps à jeter l’éponge, prétextant que « les interventions de la municipalité sont insuffisantes »  (alors même qu’un budget pluriannuel dédié a la préservation du site sommeille dans les caisses de la ville). L’avenir des Murs à Pêches nécessiterait, apprend-on, une « ambition métropolitaine » dont on ne connaît aujourd’hui pas grand chose, si ce n’est un garage à tramways en devenir et un appel à projet énigmatique.

Face à cette cuisine administrative fade et sans lendemain, nous opposons un tableau concret et chatoyant. L’espace urbain a besoin d’un sérieux verdissement. Et pour être viable et durable, la métropole doit faire place aux arbres, aux plantes et aux sentiers. D’ou cette sanctuarisation que nous réclamons. Peu couteuses à entretenir, les zones vertes sont les incontournables richesses du futur, les seules sur lesquelles il convient aujourd’hui de miser.

A défaut de pouvoir rassurer et convaincre « les amoureux du site », la Ville de Montreuil les invite une fois de plus à « dialoguer ». La concertation est cependant un leitmotiv municipal auquel nous avons, avec d’autres, cessé de croire… Car nous sommes de ceux qui pensons que rien ne sert de discuter du sort de l’accusé une fois ce dernier condamné à mort.

Le Mage/Joc

Un enjeu crucial

Chers lecteurs.

 A croire que nous ne sommes pas seuls a militer contre
 les courants destructeurs du Grand Paris.
 Voici un article du 13 février, publie dans Libération 
 par Albert Levy, architecte urbaniste.
 On y apprend combien la préservation des espaces verts
 est un enjeu crucial pour l avenir.
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