Le 11 et 12 février, en continuité avec son engagement en faveur du réemploi et de la conservation des savoir-faire artisanaux, les Murs à pêches ont eu l’opportunité d’accueillir un chantier expérimental sur le réemploi d’anciens enduits en plâtre.
Ce chantier a eu lieu dans le cadre d’un projet de recherche mené par Léa Pilloy et a mobilisé de nombreux acteurs, notamment les étudiant.e.s en spécialisation plâtrier du patrimoine du lycée Jean Monnet, Vincent Farion, membre de l’association du Musée du Plâtre e tout encadré par Bruno Caze des Pierres de Montreuil.
Comme souvent, tout commence par une visite des lieux pour que les étudiant.e.s et bénévoles puissent se familiariser avec les Murs à pêches, son histoire, sa flore, et dans le cas présent, ses murs et leur plâtre.

Le chantier a commencé par un piquetage de l’ancien enduit effectué à la massette afin de préparer le mur au nouvel enduit et de récupérer au mieux l’ancien plâtre pour le réutiliser.

L’étape suivante fut le concassage. Afin de préserver les méthodes traditionnelles, celui-ci s’est fait manuellement avec des masses en bois, ce qui permet également de minimiser les coûts mais pas l’effort. La parcelle des orvet a mis a disposition son aire de broyage pour l’occasion. Pour être de nouveau utilisable, le plâtre doit être réduit puis tamisé pour ne garder que les plus petits grains, moins de 2 mm. C’est cette poudre qui sera ajoutée à du plâtre neuf.


Le but de ce chantier expérimental étant d’expérimenter sur les différentes formulations de plâtre, 4 panneaux de coffrage différents ont été réalisés, chacun accueillant une teneur en ancien plâtre différente : le premier enduit contient 50 % d’ancien plâtre des murs à pêches, le deuxième 40 %, le troisième 20 % et finalement 15 %. En tout, ce sont près de 9 kg de plâtre ancien concassé et tamisé qui ont été intégrés dans ces nouveaux enduits.



La pluie qui a accompagné le chantier jusqu’ici laisse place au soleil qui vient célébrer la fin des finitions.
Il ne reste plus qu’à observer l’évolution de ces différents enduits au fil du temps, pour espérer ouvrir la voie à de nouvelles pratiques de réemploi du plâtre.
signée la passagère des Murs à pêches