Archive pour décembre 2020

Communiqué de la fédération des murs à pêches

18/12/2020

Occupation du site EIF par Garde la Pêche: une continuation des luttes menées par la Fédération

Depuis septembre 2020, les bâtiments de l’ancienne usine EIF au 97 rue Pierre de Montreuil sont occupés par l’association Garde la Pêche. Cette action militante s’inscrit dans la continuation de la lutte menée dès 2018 par la Fédération des Murs à Pêches pour empêcher que l’avenir de ce site ne soit confisqué aux habitants par un promoteur immobilier (en l’occurrence Urbanera, filiale de Bouygues immobilier). Ce combat est aujourd’hui gagné, le maire de Montreuil ayant annoncé lui-même l’abandon de ce projet à l’occasion de la visite de Stéphane Bern (voir ci-dessous l’article “les Murs à Pêches au loto: plus qu’un jeu?”). 

Néanmoins, l’avenir de cet ancien lieu industriel reste très incertain. En effet, des tonnes de solvants sont présents dans les sols, faisant d’EIF un endroit extrêmement pollué. La municipalité prévoit d’entamer des travaux de dépollution, et nous reconnaissons et remercions en cela son engagement au service des murs à pêches. Malheureusement, les garanties assurant la protection de la santé des riverain.es et de l’environnement manquent, comme ne cesse de le rappeler l’association Restes Ensemble depuis mai 2020.

La présence de Garde la Pêche rouvre ce débat public indispensable sur les opérations de dépollution de ce site et son avenir en lien avec celui des Murs à Pêches.

En effet cette ancienne usine représente un espace de possibles qui pourrait être un atout formidable pour la valorisation des Murs à Pêches : ateliers, lieu ouvert pour les initiatives associatives locales, laboratoire d’expérimentations sociales et environnementales, comme par exemple la question de l’alimentation, portée comme une urgence et une priorité par la municipalité.

Tous ces espoirs peuvent se concrétiser si EIF reste un lieu public accessible à toutes et tous et indépendant des promoteurs immobiliers. 

En ce sens, l’action de Garde la Pêche apparaît cohérente avec les valeurs défendues par la Fédération et offre des possibilités pour les mettre en place concrètement, pour notamment (comme le rappellent nos statuts):

– Proposer et conduire des projets communs à l’ensemble des associations ou une partie d’entre elles

– Organiser des évènements communs

– Mettre en œuvre des moyens communs 

– Participer à un suivi du site et à sa gestion courante 

– Favoriser le dialogue avec les différents acteurs et actrices concerné·es par le site et d’œuvrer pour l’entretien des bonnes relations entre les différent·es usager·es ou occupant·es du quartier 

– Etre l’un des interlocuteurs des pouvoirs publics pour les questions concernant le site

– Argumenter auprès des différents interlocuteurs éventuels pour que soit mise en place la structure juridique apte à concevoir et gérer un projet global sur le site des murs à pêches garant de la pérennité d’un site actuellement soumis aux aléas des politiques locales.

Nous espérons que ce lieu pourra être dépollué le mieux possible et que le temps nécessaire sera pris pour cela. Nous souhaitons que la Fédération, ses membres, ses partenaires, et les habitant.es des quartiers concernés, puissent être associés concrètement aux réflexions et décisions concernant l’aménagement des abords du tramway, et notamment de l’espace EIF. Nous concluons en rappelant une nouvelle fois notre désir de dialogue et de travail collaboratif avec les différentes instances territoriales (la ville de Montreuil, Est Ensemble, le département de Seine Saint Denis et la Région Ile de France), pour construire en Commun l’avenir des Murs à Pêches. 

La lutte paie : mine de rien, les écologistes remportent de nombreuses victoires

Visite du potager du Roi

Mardi 20 octobre 2020 le groupe du chantier de la deuxième quinzaine d’octobre des Pierres de Montreuil a été visiter le Potager du Roi à Versailles. Dès l’arrivée à la gare de Versailles Rive Gauche, Elysée, Aiker, Olivier, Mamadou, Amara, Gaye, Djamila, Mahamadou, Adde, Gnolie, sont impressionné.e.s par la ville, l’ancienneté des bâtiments que nous croisons jusqu’au 10 avenue du Maréchal Joffre, entrée du Potager du Roi, ornée de deux vasques en pierre remplies de fruits sculptés.


David, un des jardiniers, qui y travaille depuis 20 ans, nous accueille et nous raconte comment le Potager du Roi a été construit entre 1678 et 1683 par Jean-Baptiste La Quintinie, dont la statue en pied en bronze, trône au centre de la terrasse qui surplombe les carrés potagers.


A la demande de Louis XIV, l’emplacement du « marais puant » est choisi pour sa proximité avec le palais de Versailles, alors en plein agrandissement, malgré les fortes réticences de La Quintinie qui aurait préféré un espace plus éloigné mais demandant moins d’aménagements.


Ce potager royal doit fournir en fruits et légumes la table du roi et sa cour et pourvoir aux innombrables et fantasques exigences royales. Nous apercevons à droite du bassin d’arrosage, un portail doré, c’est la Grille du roi qui permettait à Louis XIV de venir au potager en descendant les « Cent marches » situées le long de l’Orangerie, dont La Quintinie était aussi responsable.

Nous enlevons momentanément nos masques pour un petit exercice d’identification sensorielle qui nous fait plonger dans les aromatiques, leurs utilisations, les moyens de les identifier : sauge ananas, cerfeuil, mélisse, absinthe, citronnelle. Entre seize poiriers « Robines » centenaires, contre-palissés ; courent au sol des courges en tous genres : galeuses d’Eysines, trompes d’Albanga, giraumons turbans, cucurbitacées originaires d’Amérique du Sud, acclimatés en Europe dès la découverte des Amériques.

Friand d’asperges, le roi en voulait dès février, ne pouvant attendre avril, date saisonnière de récolte. Les jardiniers, répandaient du fumier frais en provenance des écuries royales à proximité, qu’ils changeaient chaque jour, pour augmenter artificiellement la température de la terre et assurer une récolte ainsi avancée de deux mois.

En jouant des diverses expositions, en utilisant des châssis vitrés et des cloches, La Quintinie met au point des techniques élaborées pour obtenir des récoltes à contre-saison. Ses résultats extraordinaires font la renommée du Potager de Versailles.

« La chaleur, tant dans la terre que dans l’air ne peut régulièrement venir que des rayons du soleil. J’ose dire pourtant que j’ai été assez heureux pour l’imiter en petit à l’égard de quelques petits fruits : j’en ai fait mûrir cinq et six semaines devant le temps, par exemple des fraises à la fin mars, des précoces, et des pois en avril, des figues en juin, des asperges et des laitues pommées en décembre, janvier. » dit La Quintinie dans son Instruction pour les jardins fruitiers et potagers, publié en 1690.

Les figuiers, originaires du bassin méditerranéen et plus particulièrement de Palestine, sont considérés à l’heure actuelle comme le plus ancien fruit domestiqué. Sa culture remonterait à 9 400 av. J.-C. L’Oranger, ramené de Chine, à l’époque des Grandes explorations du XVIème siècle, (Vasco de Gama arrive en Chine en 1513) est très prisé en Europe dès sa découverte.

La création de l’orangerie et de la figuerie permettaient d’offrir des figues et des oranges au roi qui les adorait, dès la mi-juin, et ce pendant six mois. La culture en bac des orangers et figuiers a longtemps été un symbole de pouvoir pour les élites qui leur dédiaient des bâtiments spécialisés.

Le prunier d’Asie Mineure a été introduit en Europe à l’époque des Croisades. Le poirier sauvage est connu depuis le néolithique en Europe et en Asie Mineure et produit de petits fruits. C’est sa culture par greffage qui a permit le développement de variétés domestiques plus grosses. Un botaniste grec, Théophraste, au IV siècle avant notre ère, indique les deux techniques de greffage en fente et en écusson. Pline, l’encyclopédiste romain décrit 35 variétés. L’introduction du poirier en France a été faite à l’époque de l’expansion de l’Empire romain. A l’époque médiévale, la poire était peu savoureuse et consommée cuite. Des variétés donnant des fruits de meilleure qualité apparaissent à la Renaissance. Sous le règne de Louis XIV, plus de 500 variétés de poiriers sont connus.

Si l’étymologie laisse pense que le pêcher est originaire de Perse, il serait en réalité arrivé de Chine par la Route de la Soie, puis de Perse à la Grèce au IVème siècle avant notre ère. Les Romains ont commencé à le cultiver au Ier siècle avant notre ère et l’appelait « malum persicum », pomme de Perse. L’archéologie a révélé à Saintes, en Charente, des noyaux de pêches dans des vestiges gallo-romains. S’il est cultivé depuis la moyen-âge en France, c’est le développement de la technique de l’espalier qui va permettre l’expansion de sa culture. Louis XIV était un très grand amateur de pêches et de poires.

La technique de la culture en espalier des arbres fruitiers, aussi appelé palissage, associée au greffage, a largement favorisé l’acclimatation de ces variétés en France et le développement de variétés de très grande qualité.

A Versailles, les poiriers, pêchers, pruniers ont pu pousser à la chaleur et à l’abri des vents dominants grâce à la présence de ces très nombreux murs à palisser, bâtis en meulière, la pierre locale. Dans le plan de La Quintinie, publié en 1690, on remarque « onze petits jardins tout enclos de murailles » et notamment des « jardins biais ». Le climat étant devenu plus humide, certains des murs de ces clos, ont été détruits ultérieurement et sont invisibles aujourd’hui.

Outre les problématiques de chaleur, l’un des enjeu du palissage est de faciliter techniquement la culture et la récolte. Les poiriers francs, dits aussi « arbres de plein vent », obtenus par semis de pépins peuvent atteindre 20 mètres de haut, bien trop hauts pour être taillés et récoltés, et les fruits s’abîment en tombant. C’est une des raisons pour lesquelles les poiriers cultivés sont palissés mais aussi greffés sur des cognassiers pour obtenir des arbres plus petits.

Si Louis XIV n’aimait pas les pommes, sa culture s’est néanmoins développée après son règne au Potager du Roi. Les pommiers sont greffés sur des portes-greffes nanifiants adaptés au sol. Les bourrelets sont des sortes de cicatrices du greffage, visibles au pied des pommiers. Des pommiers pollinisateurs sont plantés tous les 5 pieds quand le pollen de certaines variétés est de mauvaise qualité.

Des auvents pour protéger de l’eau, en verre, étaient placés sur des supports métalliques en haut des murs à palisser. La préciosité et la rareté du verre au XVIIème siècle – pensons au symbole de la Galerie des Glaces pourvues de 17 fenêtres, à une époque où la plupart des habitations en sont dépourvues – montre la valeur accordée à ces arbres.

Nous admirons des poiriers en pyramide, en palmette, en éventail, en cordons, en cordons opposés, en cordon vertical à la Becaletto. Au XVIIème siècle, l’art de la taille se développe au-delà des contraintes thermiques, solaires, de facilité de production, dans une pure ambition esthétique.

Certains murs montent jusqu’à à 5m50 et sont légèrement inclinés pour favoriser l’ensoleillement. Aujourd’hui, d’absurdes contraintes administratives, rendent impossibles le travail en hauteur et limitent le palissage à 3 m sur ces murs.

Nous admirons le mur récemment enduit par Les Pierres de Montreuil. D’étranges bouteilles en plastique fichées dans le mur, attirent l’attention du groupe. Elles seraient liées au coulinage intérieur de plâtre pour assurer la densité et la solidité du mur.

L’abbé janséniste Jean-Roger Schabol, fervent chantre du Montreuil horticole, soutient dès les années 1760 que « l’invention » des murs à palisser est liée à une tradition locale ancienne. C’est à Corbeil que les premières pêches auraient été cultivées en Île-de-France. La situation géographique de Montreuil, la nature géologique de son sol et la présence de carrières à ciel ouvert vont permettre
l’érection rapide des murs. Ce qui est unique à Montreuil, c’est l’intensité de la pratique et son extension rapide sur le territoire. On attribue un rôle clé à un montreuillois, Nicolas Pépin, membre éminent d’une longue dynastie de cultivateurs, qui a un temps travaillé avec La Quintinie avant qu’une brouille ne les éloigne.

La première trace écrite des jardins de Montreuil est, d’après Antoine Jacobson, directeur du Potager du Roi, dans un texte de 1706. Ce texte confirme la source aristocratique du principe du clos « à la Montreuil ». Le premier plan de Montreuil faisant figurer des murs à pêches date de 1730.

Nous voyons à Versailles, les variétés qui ont fait la renommées de Montreuil : Téton venus, Grosse mignonne et nous découvrons attendri.e.s, la forme « Vincent », en cordons opposés avec un cercle central.


Au Potager du Roi de Versailles, les apprenti-e-s-maçons des Pierres de Montreuil perçoivent l’ancienneté de la pratique du palissage des arbres fruitiers, sa renommée, et la préciosité de fruits dont on oublie trop souvent, l’histoire et les nombreux talents et savoir-faire que leur production nécessite.

Le plâtre, c’est quoi en fait? Visite de la carrière de Gypse de Le Pin en Seine et Marne

Vendredi 16 Octobre 2020, la Fondation Placoplatre a accueilli avec beaucoup d’attention, les participants du chantier Pierres de Montreuil du mois d’octobre 2020, pour nous faire visiter la carrière de gypse de Le Pin en Seine et Marne.

Maud, Sofiane, Mahamadou C., Amine, Peter, Ibrahima et Mahamadou B. qui mettent en oeuvre du plâtre quotidiennement depuis deux semaines pour le remontage de murs historiquement dédiés à l’arboriculture à Montreuil, ont découvert que le plâtre n’est autre que du gypse, réduit en poudre et cuit à 150-200 C°. « Que » ?! Si la phrase est vite écrite, le procédé est autrement plus long et complexe. En effet, une carrière est un projet profondément ancré dans le temps. Le précieux gypse est un sédiment datant de l’époque où l’Île-de-France était une mer saumâtre, il y a environ 40 millions d’années.

Ensuite, avant de pouvoir commencer à exploiter un gisement, il y a un long travail préalable. Après avoir acquis les terrains où le gypse a été localisé, ce qui nécessite de longues négociations avec des personnes privées ou des communes, il y a une longue phase d’étude d’impact environnementale. Le déboisement, les émissions de poussière, les nuisances pour la faune. Tout est analysé avec l’aide de spécialistes, (spécialistes des chauve-souris, des batraciens, des rapaces…) avec pour mot d’ordre « Éviter Réduire Compenser ». Nous avons pu voir des « barrières anti-crapauds » en périphérie de carrière, en caoutchouc, sur lesquels ces derniers glissent. Des mares sont également créées en périphérie pour compenser la perte d’espace, pour les espèces concernées, suscitée par l’exploitation.

Des missions d’archéologie préventive sont également menées avant le début du terrassement. En effet, le gypse se trouve sous plusieurs mètres de marnes, terres grises sur la photo, des gisements d’argile et de calcaire, inintéressants pour l’exploitation du gypse mais qui vont permettre de combler une carrière en fin d’exploitation à proximité. Les merlons paysagés sont des buttes de terre arborées visant à masquer la vue de la carrière, au demeurant un spectacle impressionnant.

Ici, cette nouvelle carrière à ciel ouvert est située sur une ancienne carrière souterraine, exploitée dans les années 1980, avec un système d’excavation dit en « chambres et piliers » que l’on devine sur la photographie. Après le terrassement, le gisement de gypse est visible : c’est tout ce qui est blanc. On a ici une carrière à ciel ouvert, exploitée par des engins haut de 5 mètres, qui à l’aide d’un gros crochet arrière, cassent la banc de gypse. Les conducteurs d’engins doivent apprendre à manier leurs machines en hauteur sur les gisements de gypse. Pas d’utilisation d’explosifs ici du fait de la fragilité du sous-sol préalablement exploité.

À Le Pin et Villevaudé, il y a deux zones à ciel ouvert une en fin d’exploitation et une en début d’exploitation où il y aurait trente ans de gypse en perspective. Le gypse qui y est extrait est dédié à la production de plaques de plâtre de l’usine Vaujours servant à l’isolation d’environ 200 000 logements neufs chaque année.

La carrière souterraine voisine dite de Bernouille est dédiée à la production de plâtre pour le bâtiment, comme celui que nous utilisons sur le chantier.

Le gypse extrait de ces carrières passe d’abord dans un concasseur pour être réduit en petits morceaux puis est emmené dans l’usine par un convoyeur à bande où il sera cuit. Il faut 20 minutes au gypse pour parcourir la distance de 5 km entre le concasseur et le bout du tapis du convoyeur. Ce sont 400 tonnes de gypse qui sortent de la carrière chaque heure. Les carrières fonctionnent quatre jours par semaine. La maintenance du convoyeur a lieu les mercredis. L’usine de traitement du gypse fonctionne quant à elle 7 jours sur 7. Le gypse n’étant pas une ressource infinie, les procédés de recyclage du plâtre font aujourd’hui partie des préoccupations contemporaines : 50 000 tonnes par an de plâtre issu des chantier de démolition sont recyclés par les usines de Placoplatre.

Placoplâtre est la plus grosse usine de fabrication de plâtre en Europe avec 400 personnes qui y travaillent en comptant tous les corps de métiers associés.

Les paysagistes y jouent un rôle important pour penser, concevoir et mettre en œuvre la restauration d’un site naturel après la fin de l’exploitation de la carrière. Les zones excavées sont progressivement remplies et replantées d’arbres pour la restitution de zone forestière ou d’espaces verts.

Découverte des Archives photographiques du Musée d’Histoire Vivante Sortie culturelle avec le groupe d’apprentis maçons du chantier Pierres de Montreuil

© Musée de l’Histoire Vivante

La jeudi 15 octobre, au Musée d’Histoire Vivante de Montreuil, Hélène Aury nous a accueilli avec des plans anciens de la périphérie de Paris montrant le recul progressif des barrières d’octroi de Paris qui au cours du 18ème et du 19ème siècle grignotent Charonne avant d’arriver à la Porte de Montreuil.

Les cartes postales du début du 20ème siècle de la Porte de Montreuil, avec ses omnibus à étage attelés de deux chevaux, montrent qu’il faut payer pour entrer à la capitale et que Paris peut fermer ses grilles à tout moment. Aux Halles de Paris, une vue nous montre le « Carré Montreuil ».

Les vues de la rue de Paris, de la Croix de Chavaux, de l’usine Chapal, nous montrent les sorties d’usines avec des filles et des garçons de 10-12 ans, déjà au travail. A l’usine des Bébés Jumeaux, à Robespierre, on fabriquait des poupées avec des têtes en porcelaines moulées dans des moules en plâtres.

Des vues de la rue de Rosny, de la rue Danton, du boulevard de la Boissière, nous ont fait progressivement gravir la colline pour arriver au « Clos des Pêchers », comme ces cartes postales le mentionnent souvent.

Les cartes postales montrant ces murs sont nombreuses et montrent la notoriété de ce patrimoine. Il faudrait lire en détail les messages manuscrits au verso pour savoir si les expéditeurs choisissaient ces cartes à dessein.

Les carrières de plâtres, les fabriques de plâtre et les fours à plâtre sont à l’honneur sur ces images, parfois recolorisées manuellement, introduisant la dimension historique de notre visite à la carrière de plâtre de Le Pin demain.

Les participants au chantier organisé du 5 au 30 octobre à Fruits Défendus par les Pierres de Montreuil ont entraperçu la profondeur historique de la pratique à laquelle ils s’initient, tout en en percevant les prolongements actuels lors d’une visite des différentes associations du site.

© Musée de l’Histoire Vivante
© Musée de l’Histoire Vivante
© Musée de l’Histoire Vivante

© Musée de l’Histoire Vivante

© Musée de l’Histoire Vivante

Reste ensemble communique.

Chères toutes, chers tous,
Malgré le confinement, le combat pour une dépollution démocratique sans risque continueVoici un retour sur les dernières avancées :

 Le Maire de Montreuil vient officiellement de solliciter le

Laboratoire Central de la Préfecture de Police (LCPP)pour demander que, « compte tenu de la gravité de la pollution », une campagne de prélèvement supplémentaire soit menée dans les habitations voisines, ceci « avant, pendant et après travaux ».
Pourquoi de telles études sont exigées ?Elles sont indispensables à une meilleure connaissance de l’impact de la pollution sur les habitations et doivent aussi permettre un meilleur encadrement des travaux de dépollution à venir. 

Nous saluons donc cette sollicitation du LCPP par le Maire de Montreuil. C’est une avancée, mais rien n’est pour autant gagné !Le Préfet a pris soin de préciser que la réalisation de ces études se fera « sous réserve de l’accord du laboratoire central sur leur bien fondé ».

  Rappelons que cette sollicitation du LCPP fait suite au refus de l’Agence Régionale de la Santé (ARS) !En effet, sollicitée dès juillet par la Mairie de Montreuil, l’ARS a répondu (après 3 mois !) que selon elle « rien ne permet de conclure à la nécessité d’une telle campagne ».
Sur quoi se base l’ARS pour tirer de telles conclusions ? Et bien exclusivement sur les études SUEZ/Bouygues ! Et c’est bien là le problème.Ces études ont été réalisées dans le cadre d’un projet immobilier et non d’une enquête de santé publique. Elles ont pour objectif principal et assumé d’étudier la comptabilité du site EIF avec les usages prévus par le projet immobilier, et non d’étudier l’impact de la pollution sur les populations avoisinantes, ni les risques sanitaires qui en découlent. Si ce sujet est abordé, ce n’est que très marginalement (un seul point de relevé pour la zone habitées, quand il y en a plusieurs dizaines sur le site EIF!). C’est in fine pour cela que la Maire de Montreuil et le Député Alexis Corbière, suite à nos multiples sollicitations, exigent officiellement ces études complémentaires. C’est qu’ils ont bien compris que le site EIF et ses alentours posent une question de santé publique et environnementale, et pas simplement d’aménagement urbain. 

Il apparait choquant que l’ARS base exclusivement ses conclusions sur ces études SUEZ, qui ne sont pas fausses mais tout simplement pas à la mesure de l’enjeu de santé publique et environnemental qui se pose à l’échelle d’un quartier. Il serait pourtant de la responsabilité de l’ARS de faire le nécessaire pour que l’impact de cette pollution sur les populations et la nature soit mieux connues, de manière précise, mesurée, et non selon une simple modélisation comme c’est aujourd’hui le cas. Sans cela, comment imaginer que demain soit menée une dépollution efficace et sans risque pour notre santé ?

Restes Ensemble vient d’écrire à l’ARS pour demander un éclaircissement  argumentée sur sa position.

  Nous restons plus que jamais mobilisé(e)s pour défendre notre droit à une dépollution gérée de manière démocratique et plaçant la question de santé publique et d’environnement avant tout.Une fois de plus l’action concertée des riverains se révèle indispensable à la bonne gestion de la res publique.

Petit marché de Noel ce samedi

L’arbre palissé, son mur, patrimoine universel?

Ici une vidéo remarquablement instructif, bon visionnage.


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